Pire début d'année pour l'Euro depuis 2015

Pire début d'année pour l'Euro depuis 2015

L'hebdo devises du 24 février 2020

Le point macro

L’euro affiche son plus mauvais début d’année face au dollar américain depuis 2015. Sur la semaine dernière, la monnaie unique a encore creusé ses pertes (-0,2%), soit une baisse de près de 3,6% depuis janvier. La chute de l’euro est généralisée depuis début 2020 face aux principales paires de devises et s’explique essentiellement par deux facteurs : le retour du risque politique en Europe concernant la succession de la chancelière allemande (on parle de hausse de la prime de risque) et surtout les anticipations que la zone euro figure parmi les zones économiques les plus fortement impactées par le ralentissement chinois résultant de l’épidémie de coronavirus. Ces craintes ne sont pas encore corroborées par les statistiques.

Les PMI flash pour février en Allemagne et en France sont ressortis meilleurs que prévu. Le PMI manufacturier allemand a atteint un point haut de 13 mois à 47,8 tandis que le PMI composite français s’est inscrit à 52,6 avec une forte progression du secteur des services. Il est certainement encore beaucoup trop tôt pour vraiment percevoir les conséquences du coronavirus sur la chaîne de production et d’approvisionnement. Pour l’Europe, ce seront les statistiques qui seront publiées en mars qui devraient vraiment révéler l’ampleur de l’impact économique. A ce stade, les cambistes sont surtout dans un mouvement de surréaction voire de panique, entrainant une baisse excessive de l’euro face aux autres monnaies et particulièrement face aux valeurs refuges.

Face à l’incertitude économique, le dollar reste la monnaie la plus recherchée sur le marché des changes. Le dollar index, qui mesure la valeur de l’USD par rapport à un panier de devises majeures, évolue désormais proche du niveau de 100, une première depuis avril 2017. Le franc suisse a également les faveurs des cambistes. La paire EURCHF a continué de perdre du terrain lors de la semaine dernière, avec un repli de 0,20%, soit une contre-performance de 2,30% depuis le début de l’année. La baisse de l’euro aurait certainement été beaucoup plus conséquente face au CHF ces dernières semaines s’il ne fallait pas compter avec les interventions régulières sur les changes de la Banque Nationale Suisse (BNS). Depuis mi-janvier, cette dernière a massivement racheté des euros pour limiter l’appréciation du CHF mais, contrairement à l’été dernier, ses interventions ne sont pas couronnées de succès. La paire évolue désormais proche du seuil des 1,06 et les pressions à la baisse continuent d’augmenter du fait du contexte international. La BNS n’a certainement pas dit son dernier mot mais il apparait évident qu’elle maitrise de moins en moins le taux de change du CHF.


Le point technique

Les indicateurs techniques confirment que l’euro a fait les frais de ventes massives ce qui, en théorie, peut ouvrir la porte à un rebond technique mais, en l’état actuel des choses, il y a peu de chances qu’il se produise. Le marché des changes est en train de réévaluer à la hausse le coût économique de l’épidémie de coronavirus, ce qui est négatif pour l’euro. La paire EURUSD est en phase de consolidation autour du niveau des 1,08 mais un nouvel excès baissier n’est pas exclu dans les séances à venir vers les 1,0740.

Le même schéma négatif prévaut pour l’EURCHF. Lors de la semaine passée, l’euro a trouvé une zone de soutien éphémère autour des 1,0620 mais elle n’a pas résisté longtemps aux pressions vendeuses. Si la paire chute durablement sous les 1,06, les cambistes auront pour prochain objectif la zone psychologique des 1,05, ce qui compliquerait d’autant plus la tâche de la BNS.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,07401,07861,09171,1002
EUR/GBP 0,81580,82300,84390,8576
EUR/CHF 1,05481,05931,06981,0758
EUR/CAD 1,41951,42741,45081,4664
EUR/JPY 117,90118,40121,00122,32

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Les annonces à suivre

Comme ce fut le cas la semaine passée, la thématique du coronavirus devrait rester le marqueur principal du marché des changes dans les séances à venir. Les statistiques vont être passées en arrière-plan, même si l’indice IFO, attendu ce matin, pourrait donner quelques indications sur les anticipations des investisseurs allemands concernant l’impact du coronavirus. Le consensus table sur un repli limité à 95,1. Il est probable que l’euro réagisse à cette annonce. A moins d’une bonne surprise venue de Chine, les prochaines semaines devraient être rythmées par des statistiques décevantes et un repli continu sur les valeurs refuges.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
24/0210:00Indice IFO du climat des affaires (Février)Baisse attendue à 95,1 sous l’effet des inquiétudes concernant le coronavirus.
25/0216:00Confiance des consommateurs du Conference Board (Février)L’indice devrait encore continuer d’augmenter à 132,4 sous l’effet d’un marché de l’emploi bien orienté et de la bonne tenue de la bourse.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L'euro s'effondre

L'euro s'effondre

L'hebdo devises du 17 février 2020

Le point macro

Série noire pour l’euro. La monnaie unique a affiché des pertes importantes face à ses principales contreparties lors de la semaine dernière. L’euro a atteint un point bas depuis juin 2016 face au franc suisse et un plus bas depuis 2017 face au dollar américain. Tous les paramètres étaient au rouge pour l’euro. L’accroissement du risque politique en Europe ainsi que les inquiétudes concernant l’impact économique du coronavirus sur le Vieux-Continent ont poussé les cambistes se positionner vendeur sur l’EUR.

A la surprise générale, le risque politique est venu d’Allemagne. La successeur désignée de la chancelière Angela Merkel, surnommée AKK, a décidé de jeter l’éponge, ce qui ouvre la porte à une longue compétition au sein du parti au pouvoir, la CDU, pour trouver un remplaçant. Alors que l’Allemagne a été au cours des dernières années un facteur de stabilité en Europe, elle est en passe de devenir un facteur d’instabilité et d’incertitudes du fait des récents déboires économiques et du retrait prochain d’Angela Merkel.

A cela, il faut aussi ajouter les inquiétudes renouvelées de la part des cambistes concernant l’impact économique du coronavirus. Même s’il est encore trop tôt pour mesurer avec exactitude les conséquences négatives pour la croissance, les investisseurs considèrent déjà que l’Europe, du fait de sa forte dépendance aux exportations vers la Chine, pourrait être la zone géographique la plus pénalisée par la crise sanitaire actuelle. Alors qu’il y a encore quelques semaines de cela, tout le monde anticipait que la Banque Centrale Européenne (BCE) maintienne sa politique monétaire inchangée tout au long de l’année 2020, le marché anticipe désormais de nouvelles mesures de soutien qui pourraient intervenir dès le mois de mars prochain. Nous ne partageons pas cette vision des choses. Une action dès le mois de mars parait prématurée. A cette occasion, la BCE pourrait revoir ses prévisions de croissance pour 2020 à la baisse, en lien avec le coronavirus, mais elle devrait attendre d’avoir les statistiques de février et de mars, notamment les enquêtes d’opinion auprès des chefs d’entreprises, avant de décider de l’opportunité éventuelle de nouvelles mesures. Si action de la BCE il devait y avoir, celle-ci devrait avoir lieu au plus tôt en avril prochain.

L’euro a également été pénalisé par le rallye de la livre sterling. La monnaie britannique a connu une envolée de près de 2% en variation hebdomadaire suite à la démission du chancelier de l’Echiquier (équivalent du ministre des Finances) et à son remplacement par Rishi Sunak, un ancien de la City apprécié des milieux d’affaires. Le marché a vu dans ce changement politique le signe que le Premier ministre Boris Johnson souhaite reprendre en main le ministère des finances afin de mener une politique budgétaire de relance qui devrait être présentée le 11 mars prochain. Les cambistes considèrent que le Premier ministre britannique va adopter une politique économique « trumpiste » consistant à abaisser la fiscalité et à accentuer les dépenses, notamment dans le domaine des infrastructures, afin de surmonter le risque économique posé par le Brexit. Cette analyse est assez cohérente et fait écho aux informations que nous avons pu glaner auprès des diplomates britanniques à Bruxelles.


Le point technique

Notre objectif à 1,09 sur l’EUR/USD a été atteint la semaine dernière. Du point de vue de l’analyse technique, tous les indicateurs sont unanimes, l’euro a été survendu. Autrement dit, nous n’excluons pas un rebond technique éphémère dans les séances à venir en direction de la zone de résistance des 1,0893-1,09. La tendance de fond reste cependant baissière en direction des 1,07. Comme nous l’avons indiqué lors du déclenchement de la crise du coronavirus, tant que l’incertitude économique perdurera, l’euro continuera de perdre du terrain face aux valeurs refuges (USD, JPY et CHF).

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,06391,06851,10481,1150
EUR/GBP 0,80440,82060,85540,8614
EUR/CHF 1,05681,06301,07301,0762
EUR/CAD 1,41331,42781,46701,4779
EUR/JPY 117,00117,94120,89121,64

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Les annonces à suivre

La semaine qui s’annonce devrait confirmer nos attentes. Les premiers indicateurs allemands pour le mois de février (indice ZEW et PMI manufacturier) sont attendus en baisse du fait des inquiétudes concernant l’impact économique du coronavirus. Tout porte à croire que la récession industrielle en Allemagne devrait continuer sur le premier trimestre 2020. Le sentiment négatif des cambistes à l’égard de l’euro devrait être renforcé par les statistiques européennes prévues cette semaine.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
18/0211:00Indice ZEW du sentiment économique (Février)Baisse attendue à 20,4 sous l’effet des inquiétudes concernant le coronavirus.
19/0220:00Compte-rendu de la dernière réunion du FOMC.Les attentes sont faibles étant donné que la Fed est sur statu quo.
20/0213:30Compte-rendu de la dernière réunion de la BCE.Les discussions devraient essentiellement concerner les paramètres de la revue stratégique avec un impact marginal sur les taux de change.
21/0209:30PMI manufacturier (Février)Baisse attendue à 44,8 contre 45,3 précédemment.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L'euro flanche

L'euro flanche

L'hebdo devises du 10 février 2020

Le point macro

L’euro connait un mauvais démarrage 2020 face aux valeurs refuge. Depuis le 1er janvier, la monnaie unique a perdu 2,30% face au dollar américain, 1,50% face au franc suisse et 1,30% face au yen japonais. Comme nous l’anticipions, la semaine passée a confirmé que le principal baromètre du marché reste l’évolution de la perception du risque en lien avec le coronavirus chinois. Les estimations se succèdent pour essayer d’estimer l’impact économique de la crise sanitaire mais, à ce stade, ces estimations sont considérées comme peu fiables faute d’accès aux données chinoises. En effet, la Chine a annoncé reporter de plusieurs semaines la publication de la plupart de ses statistiques, notamment concernant la balance commerciale.

L’euro a aussi été pénalisé par des chiffres médiocres en Europe. Les commandes industrielles en Allemagne ont affiché leur plus fort repli depuis 2009. En variation annuelle, la contraction est de 8,7% et, en variation mensuelle, elle atteint 2,1%. En outre, la fin d’année 2019 a aussi été marquée par un ralentissement en France, avec un effondrement de la production manufacturière en décembre de -2,6%. Même si l’Europe apparait moins exposée aux aléas du coronavirus que l’Asie, les investisseurs restent sceptiques sur les perspectives de croissance pour le Vieux-Continent en 2020.

A l’inverse, l’économie américaine reste toujours bien orientée, en particulier le marché de l’emploi. L’enquête ADP a confirmé la création de 291 000 emplois en janvier tandis que le rapport NFP, plus surveillé par les cambistes, a affiché un résultat honorable, mais inférieur au consensus, à 225 000 nouveaux postes. L’économie américaine a connu déjà 112 mois consécutifs de hausse de l’emploi. La dynamique toujours positive conforte la stratégie de statu quo de la Réserve Fédérale américaine.

La semaine passée a aussi été marquée par un rééquilibrage de la paire EUR/GBP. La monnaie unique a grimpé de près de 0,80% du fait du retour des inquiétudes à propos des négociations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE à 27. Même si le positionnement des traders reste massivement à l’achat sur le GBP (Rapport Commitment of Traders), le risque politique va certainement aboutir dans les semaines et dans les mois à venir à des regains de tension temporaires sur la paire qui pourraient profiter à l’euro. La principale zone de risque que nous avons identifiée se situe sur la période juin/juillet 2020 qui correspond à la date limite imposée à Londres pour demander une extension de la période de transition.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, les dernières séances confirment sans conteste notre biais baissier sur l’EUR/USD. La paire a connu cinq semaines de baisse sur les six dernières semaines. La cassure des moyennes mobiles à 50 jours et à 200 jours ainsi que le maintien élevé de l’aversion au risque ont conduit à des mouvements de vente massive. Notre prochain objectif se situe désormais à 1,09. La baisse conséquente de l’euro pourrait de nouveau conduire le président Trump à s’attaquer à la BCE et à accuser l’Europe de manipuler sa monnaie. Il faudra donc rester vigilant dans les séances à venir concernant toute prise de parole intempestive du locataire de la Maison Blanche.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09001,09401,11311,1166
EUR/GBP 0,83250,83630,85260,8626
EUR/CHF 1,05521,06251,07301,0770
EUR/CAD 1,42041,44111,47561,4825
EUR/JPY 119,50119,87120,52120,80

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Les annonces à suivre

L’agenda économique de cette semaine est particulièrement peu étoffé.. Les réunions des banques centrales sont désormais derrière nous tout comme les statistiques majeures, notamment l’emploi américain. Le seul chiffre à surveiller du coin de l’oeil concernera le PIB allemand au quatrième trimestre qui sera publié le 14 février. Son impact sur le marché des changes devrait être très faible. L’Allemagne a pour particularité de publier son estimation de croissance annuelle, avant son estimation de croissance pour le quatrième trimestre. Nous savons déjà que l’économie allemande a connu une année 2019 médiocre (+0,6%) donc le PIB au quatrième trimestre sera un non-évènement.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
13/0214:30IPC core (Janvier)Hausse attendue à 0,2% en variation mensuelle.
14/0208:00PIB (T4)Consensus à 0,1%.
14:30Ventes au détail (Janvier)Hausse à 0,3% en variation mensuelle.

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Les monnaies refuge ont la cote

Les monnaies refuge ont la cote

L'hebdo devises du 03 février 2020

Le point macro

Sur le mois écoulé, l’euro a affiché une chute généralisée face à ses principales contreparties, en particulier face aux valeurs refuges (dollar américain, yen japonais et franc suisse). L’amplitude de la baisse mensuelle va de près de 1,6% face au dollar et au franc suisse à 0,4% face à la livre sterling. Seul l’EUR/CAD est en territoire positif.

Le marqueur principal en ce début d’année sur le marché des changes est le risque géopolitique qui a pris plusieurs formes : tensions au Moyen-Orient début janvier, puis craintes économiques en lien avec le coronavirus chinois. Tant que la crise sanitaire n’est pas endiguée, nous nous attendons à ce que l’euro continue de s’affaiblir face aux valeurs refuges. Les cambistes sont encore très indécis sur le coût économique final que pourrait avoir le coronavirus mais, si on en juge par l’épidémie de SRAS en 2003, il faut s’attendre à un choc négatif sur la croissance chinoise et la croissance mondiale assez conséquent mais de courte durée, tout au plus un trimestre.
Le coronavirus a complètement éclipsé les bonnes nouvelles qui ont ponctué l’actualité économique ces derniers jours, notamment en zone euro. Les indicateurs du mois de janvier pour l’Allemagne, l’Italie et la France confirment un rebond de la croissance. La consommation et le secteur manufacturier sont ressortis en hausse sur le premier mois de l’année en Italie. En outre, on observe de plus en plus de signaux positifs outre-Rhin avec une amélioration du sentiment économique à la fois au niveau des consommateurs et des chefs d’entreprise dans le secteur manufacturier.

Au niveau des banques centrales, tout était conforme à nos attentes. La Réserve Fédérale américaine a maintenu sa politique monétaire inchangée, soulignant la nécessité de surveiller de près les conséquences du coronavirus. En fonction de l’évaluation économique de la crise sanitaire, nous pourrions assister à une baisse de taux aux Etats-Unis de 25 points de base au mois de mars. Enfin, la Banque d’Angleterre a également maintenu son taux directeur stable à 0,75%, en révisant légèrement à la baisse ses attentes en termes de croissance. Cette décision a été prise à une large majorité au sein du comité de politique monétaire. La politique monétaire britannique est en mode pilotage automatique au moins jusqu’à mars prochain, lorsque le nouveau gouverneur de la Banque d’Angleterre prendra ses fonctions.


Le point technique

Au regard des facteurs graphiques, la tendance est toujours à la baisse sur la paire EUR/USD. Pour l’instant, la monnaie unique est dans un jeu d’équilibriste entre son support situé à 1,0990 et sa résistance à 1,1089. Des mauvaises nouvelles sur le front du coronavirus pourraient conduire à un test du support. En cas de cassure, le signal baissier serait majeur et nous pourrions envisager une extension de la baisse en direction des 1,0955.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09551,09901,10891,1153
EUR/GBP 0,82940,83630,85280,8623
EUR/CHF 1,05571,06451,07631,0819
EUR/CAD 1,43601,44281,46841,4846
EUR/JPY 119,13119,80121,75123,04

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Les annonces à suivre

La semaine qui débute sur le marché des devises sera certainement très semblable à celle qui vient de se terminer. Les échanges sur les devises seront rythmés par l’évolution de la perception du risque en lien avec les informations à propos du coronavirus. Selon le programme présenté par les autorités chinoises, l’activité économique devrait très progressivement reprendre son cours normal à partir de cette semaine. Toutefois, certains grands centres industriels et financiers risquent d’être fermés plus longtemps que prévu. Ainsi, la ville de Suzhou, qui est un centre manufacturier majeur, ne devrait sortir de la quarantaine que le 8 février prochain. Pendant ce lapse de temps, tout porte à croire que les monnaies refuges vont continuer d’être celles affichant les meilleures performances sur le marché.

Le coronavirus risque de placer en arrière-plan les chiffres américains, notamment le rapport sur l’emploi pour janvier qui sera communiqué ce vendredi. Le consensus table sur des créations d’emplois en progression à 156k mais, comme on l’a compris lors de la conférence de presse de J. Powell mercredi dernier, le baromètre que suivra la Réserve Fédérale américaine dans les deux prochains mois n’est pas l’emploi américain mais le contexte international, sous-entendu l’effet économique de la crise sanitaire.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
03/0215:00ISM manufacturier (Janvier)Léger rebond attendu à 48 mais l’indice reste nettement en contraction.
05/0214:15Enquête ADP (Janvier)Recul des créations d’emplois à 155k.
16:00ISM non manufacturier (Janvier)Confirmation de la bonne orientation du secteur des services avec un indice attendu en hausse à 55,1.
07/0214:30Rapport NFP (Janvier)Le taux de change est attendu inchangé à 3,5% avec des créations d’emplois en progression à 156k.

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La BNS échoue à stabiliser le Franc Suisse

La BNS échoue à stabiliser le Franc Suisse

L'hebdo devises du 27 janvier 2020

Le point macro

L’EUR/CHF a poursuivi sa dépréciation la semaine passée malgré les interventions de la Banque Nationale Suisse (BNS). La paire a perdu près de 0,10% et continue d’être sous le seuil symbolique des 1,08. Il semble que la BNS n’ait pas réussi à endiguer la flambée du franc malgré les rachats d’euros effectués sur le marché au cours de quinze derniers jours. En se basant sur les dépôts à vue auprès de la BNS, les montants rachetés sont du même ordre de grandeur que ceux ayant eu lieu au cours de l’été 2019. Il est probable que les interventions de la banque centrale vont s’intensifier dans les prochains jours afin d’éviter un franchissement du seuil des 1,07.

L’euro a également perdu du terrain face au dollar (-0,4% sur les cinq dernières séances) en raison d’inquiétudes concernant les retombées économiques du coronavirus chinois. La réunion de la BCE était un non-évènement. Sa présidente, Christine Lagarde, a ouvert un chantier d’un an qui va permettre de revoir la stratégie de la banque centrale, ses instruments et son mandat. La conclusion qu’on doit en tirer à ce stade c’est que la BCE va maintenir sa politique monétaire inchangée pendant une grande partie de l’année 2020. Les bons indicateurs économiques publiés en fin de semaine dernière n’ont pas apporté de soutien à l’euro malgré le rebond constaté du secteur des services et du secteur manufacturier en Allemagne.

Enfin, l’EUR/CAD a fini la semaine sur une note stable. La réunion de la Banque du Canada (BoC) a surpris plus d’un observateur. La banque centrale a maintenu son taux directeur inchangé mais a adopté un discours plus négatif sur les perspectives de croissance, ce qui pourrait ouvrir la porte à une prochaine baisse des taux. La prévision de croissance pour le quatrième trimestre 2019 a été revue à la baisse drastiquement de 1,3% à 0,3%. Elle a également mis en avant que certains facteurs pourraient nuire à l’activité en 2020, notamment la baisse de l’investissement des entreprises et la hausse du taux d’épargne qui semble indiquer que les ménages canadiens sont en train de constituer une épargne de précaution. En ce qui concerne les exportations, elles devraient soutenir à la marge l’activité. La BoC est, à ce jour, l’une des seules banques centrales des pays développés à ne pas avoir baissé ses taux depuis l’inflexion amorcée début 2019.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, la tendance baissière sur l’EUR/USD est réaffirmée. La paire a cassé les deux zones de support situées à 1,11 et à 1,1070 et devrait continuer sur sa lancée. Le momentum est clairement à une extension de la baisse avec un prochain test des 1,0980.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09431,09801,11461,1203
EUR/GBP 0,83160,84260,85850,8645
EUR/CHF 1,06631,06981,08001,0868
EUR/CAD 1,44131,44521,45561,4621
EUR/JPY 119,00119,66122,81123,48

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Les annonces à suivre

Cette semaine, l’attention se portera sur l’Allemagne et sur le Royaume-Uni. Les opérateurs de marché essaieront d’avoir confirmation du rebond de l’économie allemande en ce début d’année avec la publication de l’indice IFO du climat des affaires qui est annoncé en nette progression à 97,1 contre 96,3 précédemment. Un bon chiffre viendrait confirmer le scénario d’un rebond global en zone euro.

En outre, c’est la première fois depuis plusieurs années que la réunion de la Banque d’Angleterre soulèvera un intérêt de la part du marché. Les opérateurs sont très divisés sur l’opportunité d’une baisse des taux dès la réunion de cette semaine. 51,3% des personnes interrogées s’attendent à une baisse des taux de l’ordre de 25 points de base tandis que 48,7% prévoient le maintien des taux inchangés. Nous pensons que le Comité de politique monétaire sera aussi divisé que les opérateurs de marché et que la décision finale sur les taux se jouera à une ou deux voix. De notre point de vue, les récentes statistiques britanniques plaident plutôt en faveur du statu quo. Les indicateurs PMI qui ont été publiés vendredi dernier sont ressortis en net rebond avec un indicateur PMI services à 52,9, un PMI manufacturier à 49,8 et un PMI composite à 52,4. Dans les trois cas, les chiffres sont supérieurs à ceux attendus par le consensus. En se basant sur ces données, la Banque d’Angleterre n’est pas dans l’urgence d’assouplir sa politique monétaire afin de faire face à l’incertitude du Brexit.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
27/0110:00IFO climat des affaires (Janvier)Hausse attendue à 97,1 contre 96,3 précédemment.
28/0116:00Confiance des consommateurs du Conference Board (Janvier)Progression à 127,2 contre 126,5 précédemment.
29/0120:00Réunion de politique monétaire suivie par la conférence de presse de J. Powell à partir de 20:30Aucun changement à prévoir au niveau de la politique monétaire.
30/0113:00Réunion de politique monétaireLe marché est très divisé sur l’opportunité d’une baisse des taux.
14:30PIB trimestriel (T4)Dernière lecture attendue à 2,1%.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Mauvais démarrage pour l'EURCHF

Mauvais démarrage pour l'EURCHF

L'hebdo devises du 20 janvier 2020

Le point macro

La semaine passée a été marquée encore une fois par une faible volatilité, sauf pour la paire EURCHF. Cette dernière s’est effondrée, atteignant un point bas depuis avril 2017 à 1,0733. La chute du taux de change n’est pas liée à la faiblesse de l’euro mais reflète un renforcement du franc suisse liée à la décision des Etats-Unis de placer la Suisse sur la liste des pays manipulant leur devise. Selon le Trésor américain, la Confédération remplit deux des trois conditions pour figurer sur cette liste : avoir un excédent des comptes courants global représentant plus de 2% du PIB et avoir un excédent commercial avec les Etats-Unis de plus de 20 milliards de dollars. La hausse du franc suisse traduit à la fois l’effet de surprise, puisque cette décision était inattendue, et aussi le fait que les opérateurs anticipent que la Banque Nationale Suisse (BNS) sera désormais moins en mesure d’intervenir sur le taux de change.

A court terme, nous pensons que la BNS n’a pas encore épuisé toutes ses cartouches. Tant que nous sommes face à une hausse légère du franc suisse, elle garde des possibilités d’action. Il est d’ailleurs probable que la banque centrale soit intervenue au cours des derniers jours pour freiner l’appréciation du CHF, mais nous serons en mesure de le savoir seulement lorsque le montant des dépôts à vue auprès de la BNS sera communiqué pour cette période dans quelques semaines.

En revanche, l’euro a gagné un peu de terrain face à la livre sterling (+0,11% sur la semaine écoulée) car le marché anticipe désormais une baisse des taux par la Banque d’Angleterre. Suite à des commentaires de plusieurs membres du comité de politique monétaire allant dans ce sens et à la publication des chiffres de l’inflation, les anticipations de baisse des taux pour la réunion du 30 janvier prochain ont bondi en l’espace de quelques jours de 44% à 63%.
Enfin, l’euro est resté dans son range face au dollar (baisse de 0,25% sur la semaine écoulée). L’accord commercial de phase 1 entre les Etats-Unis et la Chine a eu peu d’impact sur le marché. Les opérateurs ne semblent pas dupes des implications. Les deux pays ont signé une trêve qui va leur permettre de se focaliser sur la relance domestique mais la guerre commerciale subsiste. Selon les estimations du Peterson Institute for International Economics (PIIE), même après cet accord, le tarif douanier moyen appliqué par les Etats-Unis sur les importations en provenance de Chine reste élevé, à 19,3% contre un point haut à 21% et surtout un niveau de seulement 3% avant le déclenchement de la guerre commerciale.


Le point technique

La volatilité sur le marché des changes est toujours proche de ses points bas. La volatilité implicite à trois mois pour les principales paires de devises continue d’évoluer à la baisse et se situe actuellement à un plus bas historique de 5%. Pour la première fois, la volatilité implicite à un an sur la paire USDJPY, qui est pourtant réputée pour ses fortes fluctuations, a atteint le niveau de 6,25%. Le même schéma se produit sur l’ensemble des paires, notamment l’EURUSD. La seule exception fut l’EURCHF la semaine dernière du fait de la décision américaine mentionnée plus haut.

Dans ce contexte d’atonie des échanges sur les principales monnaies, nous ne nous attendons pas à des mouvements significatifs sur la paire EURUSD lors des prochains jours. La cassure lors de la séance de vendredi de la moyenne mobile à 50 jours constitue un nouveau signal baissier en direction des 1,10 mais, avant cela, il faudra franchir les deux supports à 1,1069 et à 1,1016.

La paire EURCHF devrait encore être très volatile, comme lors de la semaine passée. Elle évolue sous ses principales moyennes mobiles en direction de la zone des 1,07. Il faudra être très prudent car cette paire est soumise aux interventions de la Banque Nationale Suisse. On ne peut donc pas exclure une intensification de ses interventions afin que le cours de l’EURCHF renoue avec le niveau des 1,08, qui correspond à la borne basse de fluctuation des six derniers mois.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10161,10691,11891,1258
EUR/GBP 0,84130,84630,85550,8597
EUR/CHF 1,06641,07421,08601,0900
EUR/CAD 1,43351,44211,45551,4594
EUR/JPY 119,59120,68122,93124,60

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Les annonces à suivre

Les principaux points d’attention cette semaine concerneront l’Europe. Après une très mauvaise performance de l’économie allemande en 2019, avec une croissance estimée à seulement 0,6%, soit le plus mauvais niveau depuis 2013, les premiers indicateurs pour le mois de janvier seront de première importance. Il s’agira de l’indice ZEW lundi et de l’indice IFO vendredi.

Enfin, la BCE se réunit sous l’égide de sa nouvelle présidence ce jeudi. Cette réunion devrait se dérouler dans un climat plus détendu puisque l’inflation montre enfin des signes de vie. En effet, les anticipations d’inflation à cinq ans sont en nette hausse, à 1,36%, contre un niveau de 1,1% il y a deux mois de cela. Nous sommes encore loin de la cible officielle de 2% mais le risque de désancrage des anticipations d’inflation, qui conditionne la mise en place de nouvelles mesures, est écarté. La BCE va ainsi pouvoir se concentrer en toute quiétude sur la revue stratégique dont elle dévoilera les paramètres ce jeudi. Il devrait être question de l’inflation et de son calcul et également d’inclure le changement climatique dans le mandat de l’institution.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
21/0111:00Indice ZEW du sentiment économique (Janvier)Hausse attendue à 14,5 vs 10,7 précédemment.
22/0116:00Décision de politique monétaire et conférence de presse à partir de 17h15Maintien du taux d’intérêt inchangé à 1,75%.
23/0113:45Décision de politique monétaire et conférence de presse à partir de 17h15Aucun changement à prévoir au niveau de la politique monétaire. En revanche, Christine Lagarde doit dévoiler les détails de la revue stratégique qu’elle souhaite engager.
24/0109:30PMI manufacturier (Janvier)Rebond attendu à44,5 contre 43,7 précédemment
10:00IFO climat des affaires (Janvier)Nouvelle baisse prévue à 95,5 contre 96,3 le mois précédent.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Mauvaise passe pour l'Euro

Mauvaise passe pour l'Euro

L'hebdo devises du 13 janvier 2020

Le point macro

L’EUR/USD entame l’année sur une note négative avec une baisse de près de 1% depuis le 1er janvier et de 0,5% sur la semaine dernière. La concomitance entre la résurgence du risque géopolitique au Moyen Orient et de mauvais indicateurs de part et d’autre de l’Atlantique ont pénalisé la monnaie unique. En Allemagne, la récession du secteur industriel vient d’atteindre son sixième trimestre consécutif. Aux Etats-Unis, l’emploi américain a déçu. Les créations d’emplois en décembre sont ressorties nettement sous le consensus, à 145K, contre 153K prévu par les économistes. Dans le détail, la croissance des salaires est à son plus bas niveau depuis 17 mois tandis que le secteur manufacturier a de nouveau détruit des emplois en décembre après un mois de novembre en positif. Ces chiffres confirment le ralentissement à l’œuvre de l’économie américaine qui devrait se poursuivre sur toute l’année 2020.

Face aux tensions géopolitiques, le franc suisse a servi de valeur refuge avec une appréciation de 0,30% face à l’euro lors de la semaine dernière. Ce mouvement de hausse est assez typique, mais il est important de noter que la baisse de l’euro face au franc suisse avait débuté dès décembre et peut s’expliquer par une liquidité plus faible sur le marché des changes en fin d’année. Comme souvent dans ce genre de situation, les regards se sont tournés vers la Banque Nationale Suisse (BNS). Si on regarde la publication des dépôts à vue hebdomadaires auprès de la BNS au 1er janvier, on observe une très forte hausse de ces dépôts, ce qui signifie qu’elle est intervenue sur le marché, ce qu’elle n’avait pas fait, ou dans des proportions minimes, depuis l’été dernier. Elle a, semble-t-il, voulu défendre le seuil symbolique de 1,08 franc par euro et ainsi limiter l’appréciation de la devise helvétique. Même si la banque centrale a une marge de manœuvre relativement limitée, cette intervention rappelle qu’elle se tient prête à racheter des euros à tout moment si elle juge le niveau du CHF trop fort. De notre point de vue, l’appréciation du franc ne devrait pas se poursuivre à moyen terme du fait d’une atténuation des tensions géopolitiques et surtout d’un léger mieux au niveau de l’économie européenne, ce qui devrait profiter à l’EUR/CHF.

L’euro a également continué de perdre du terrain face à la livre sterling (-0,50% sur la semaine dernière). Bien que les spéculations continuent dans les salles de marché sur le fait que les discussions commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni ont de fortes chances de ne pas aboutir dans le délai imparti, la confirmation de la date de sortie du pays de l’UE à fin janvier continue d’apporter du soutien à la monnaie britannique. De plus, pour la première fois depuis plusieurs années, la Banque d’Angleterre vient de sortir de son silence et indique une évolution prochaine de sa politique de taux d’intérêt. Le gouverneur Mark Carney, qui va bientôt quitter son poste, a indiqué que l’institution étudie la possibilité de soutenir davantage la croissance britannique. En cas de baisse des taux, une inflexion baissière de la livre sterling est probable.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, l’euro est engagé dans un mouvement baissier face à ses principales contreparties (GBP, CHF, CAD et USD). Une cassure de la zone des 1,11, qui correspond au niveau de la moyenne mobile à 50 jours, constituerait un nouveau signal baissier pour la paire EUR/USD, après le franchissement à la baisse de la moyenne mobile à 200 jours, située à 1,1160, il y a seulement quelques jours. Cela ouvrait la voie à un retour vers les 1,10.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09461,10601,12241,1289
EUR/GBP 0,84040,84670,85750,8620
EUR/CHF 1,07781,08001,08951,0942
EUR/CAD 1,43341,44211,46251,4741
EUR/JPY 118,76119,69122,02123,43

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Les annonces à suivre

Cette semaine, l’attention se tournera vers la Chine et les Etats-Unis qui doivent signer l’accord commercial de Phase 1 le 15 janvier. Les Etats-Unis ont suspendu les tarifs douaniers qui devaient entrer en vigueur en décembre et, en vertu de l’accord, certains tarifs seront abaissés. En outre, la Chine a accepté d’acheter davantage de produits agricoles et manufacturés américains. Le président Trump a déclaré que les achats chinois augmenteraient à 50 milliards de dollars par an. Cependant, Pékin n’a jamais confirmé de tels chiffres et est toujours resté vague sur les engagements pris. Les détails de l’accord restent donc très flous car le texte de l’accord n’a pas été rendu public. Par conséquent, tout peut arriver dans deux jours, une bonne surprise comme une mauvaise surprise. Dans tous les cas, cette signature constitue un premier pas positif avant que ne commencent les négociations portant sur la Phase 2.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
14/0114:30Inflation sous-jacente (Décembre)Stabilité attendue à 0,2% sur un mois.
15/01À définir
Signature de l’accord commercial de phase 1L’attention se portera sur les détails de l’accord puisque peu d’informations ont filtré et sur le champ des négociations à prévoir pour la phase 2.
16/0113:30Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la BCEFaible intérêt étant donné que l’attention se concentre surtout le lancement de la revue stratégique afin de redéfinir le mandat de la BCE. Celle-ci ne devrait débuter que dans les semaines à venir.
14:30Ventes au détail (Décembre)Rebond attendu à 0,4% contre 0,1% précédemment.
17/0103:00PIB au quatrième trimestreStabilité prévue à 6% sur un an.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le risque géopolitique ouvre le bal

Le risque géopolitique ouvre le bal

L'hebdo devises du 06 janvier 2020

Le point macro

Comme ce fut le cas en 2017 et en 2018, l’année s’est terminée par un rallye de Noël pour l’EUR/USD qui a permis à la paire de sortir de son creux du 24 décembre situé à 1,1068 pour atteindre un point haut à 1,1239 le 31 décembre. Cette hausse, dont nous vous avions parlée dans notre dernier Hebdo Devises, reflète surtout des mouvements techniques à l’œuvre, sur fond d’optimisme ambiant, qu’on a aussi pu observer sur d’autres marchés, notamment les actions.
L’optimisme a toutefois été de courte durée. L’année 2020 commence sur une note plutôt négative du fait du regain de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran après la mort dans un raid d’un général iranien en visite en Irak.

Les intervenants du marché des changes craignent que le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran ne remplace la guerre commerciale sino-américaine comme principal risque géopolitique en ce début d’année. La trêve entre Washington et Pékin devrait être célébrée officiellement mi-janvier lors de la signature de l’accord commercial de phase 1 entre les deux pays. En revanche, tout porte à croire que les relations irano-américaines vont continuer à se dégrader à court terme puisque Téhéran a annoncé des représailles. Le scénario noir, mais qui reste à ce jour à faible probabilité, consiste en un blocage du détroit d’Ormuz qui permet la circulation de près de 30% du trafic pétrolier mondial. Un tel scénario serait très nettement négatif pour les devises à risque, comme l’euro.
Dans l’immédiat, les premiers gagnants du mouvement d’aversion au risque sur le marché des changes sont les valeurs refuge (yen et franc suisse) et les monnaies matières premières (comme le dollar canadien).

Lors de la séance de vendredi, l’euro a perdu plus de 0,50% face au yen japonais. Le niveau qu’il faudra surveiller sur la paire dans les prochains jours sera celui des 120. Nous pourrions assister à une cassure en cas de nouvelle escalade, ce qui ouvrirait la voie à une baisse de l’EUR/JPY vers les 119.

L’EURCHF est également entré dans la zone critique des 1,0800-1,0850 qui est la borne basse du range tolérée par la Banque Nationale Suisse. Cette dernière devrait défendre le seuil comme elle l’a fait il y a quelques mois de cela en accentuant ses rachats d’euros sur le marché des devises. Nous n’anticipons pas de cassure des 1,0800 à ce stade.

Enfin, l’euro a aussi affiché des pertes importantes depuis le début de l’année face au dollar canadien (-0,40%) en lien avec l’appréciation du prix du baril de pétrole qui a été accentuée lors de la séance de vendredi par les récents évènements en Irak.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, les signaux baissiers s’accumulent pour la paire EUR/USD. Au cours des deux dernières séances, la paire a cassé la moyenne mobile à 100 heures située à 1,1180 et surtout la moyenne mobile à 200 jours située à 1,1161 lors de la séance de vendredi. Le seuil psychologique à 1,11 et la moyenne mobile à 100 jours à 1,1061 sont désormais des objectifs potentiels intéressants à la baisse.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10611,11011,12201,1264
EUR/GBP 0,84590,85000,85870,8633
EUR/CHF 1,07941,08401,09131,0932
EUR/CAD 1,44001,44251,46531,4684
EUR/JPY 119,10120,00122,93123,44

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Les annonces à suivre

Outre la crise ouverte entre Washington et Téhéran qui risque de perturber les monnaies en ce début de semaine, nous aurons aussi quelques indicateurs économiques à surveiller.

La statistique qui sera la plus importante concernera les chiffres de l’emploi américain. L’enquête ADP, qui sera publiée ce mercredi, donnera un premier aperçu de l’état du marché du travail outre-Atlantique mais, en raison de choix méthodologiques différents, on sait qu’elle est peut corrélée au rapport sur l’emploi américain (aussi appelé rapport NFP) qui sera communiqué vendredi. C’est surtout ce rapport qui est susceptible de faire bouger le dollar et ses principales contreparties en fin de semaine.

Si la forte hausse attendue des créations d’emplois en décembre est confirmée, cela validerait le scénario de statu quo sur le taux directeur mis en avant par la Réserve Fédérale américaine en fin d’année 2019.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
06/0110:30PMI composite et PMI Services (Décembre)Le consensus table sur une légère amélioration mais les deux indices devraient encore rester en territoire de contraction.
07/0116:00ISM non-manufacturier (Décembre)Forte amélioration en décembre prévue à 54,4, ce qui devrait confirmer que les services restent à l’abri des conséquences de la guerre commerciale.
08/0114:15Enquête ADP (Décembre)Les économistes prévoient un bond à 165K contre 67K en novembre.
09/0114:30Rapport sur l’emploi américain (Décembre)Il s’agit de la vraie annonce sur le marché de l’emploi qui sera à suivre cette semaine. Les créations d’emplois sont attendues en hausse à 160K et le taux de chômage stable à 3,5% de la population active.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Rallye de Noël à venir pour l’euro/dollar ?

Rallye de Noël à venir pour l’euro/dollar ?

L'hebdo devises du 23 décembre 2019

Le point macro

L’euro/dollar a confirmé sa tendance baissière la semaine dernière (-0,75%) dans un marché qui a renoué avec une volatilité en baisse. Sur les cinq dernières séances, la borne d’évolution de l’euro face au dollar a été de seulement 80 points. La tendance de fond du marché des changes, qui risque d’être dominante encore l’an prochain, est la persistance d’une faible volatilité.

Le repli de l’euro sur les dernières séances s’explique par le regain d’aversion au risque en lien avec le Brexit, et par le décalage de performance économique évident entre les deux côtés de l’Atlantique. Le marché a été pris de revers par la proposition de loi du Premier ministre britannique Boris Johnson visant à limiter la période de transition, pendant laquelle Londres va négocier avec Bruxelles un nouvel accord commercial, à un an. Tous les experts juridiques sont unanimes, il faudra plus d’un an pour faire aboutir ce processus. De fait, le risque de no-deal Brexit a ressurgi alors que personne ne l’attendait, ce qui a d’abord pénalisé la livre sterling (qui a perdu tous ses gains post-élections législatives) et, par ricochet l’euro.

Cependant, la lame de fond qui explique la baisse de l’euro cette semaine, mais également depuis le début de l’année (-3,30% face au dollar) est liée au différentiel de performance économique entre la zone euro et les Etats-Unis. L’indicateur américain le plus récent, à savoir l’estimation du PIB au troisième trimestre, confirme la résilience de l’économie américaine. Le PIB est ressorti en progression de 2,1% en rythme annuel. Le seul bémol qu’on peut noter c’est que cette résilience est surtout dépendante des dépenses de consommation, alors que l’investissement des entreprises est à la traîne. A l’inverse, la croissance en zone euro devrait être à peine de 1% cette année, avec un quatrième trimestre qui s’annonce médiocre. Nous anticipons une croissance proche de zéro. Ce décalage de croissance va probablement continuer de peser sur la dynamique de l’euro en 2020 et constitue un des principaux arguments pour réitérer notre biais baissier sur la paire euro/dollar.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, le terrain de jeu pour l’euro/dollar est toujours baissier à moyen terme mais nous n’excluons pas qu’un rallye de Noël puisse survenir entre Noël et le jour de l’an.

Concrètement, on observe souvent la dernière semaine de décembre un regain d’appétit au risque qui conduit à une hausse des indices boursiers et à une progression temporaire de l’euro face au dollar. Ce fut le cas en 2017 et en 2018. Si ce mouvement venait à se produire en 2019, l’euro/dollar a un champ de progression potentiel assez important entre le niveau auquel il a terminé vendredi dernier, autour des 1,1070, et la prochaine résistance qui se situe à 1,1196.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09761,10481,11961,1272
EUR/GBP 0,81380,82380,86100,8845
EUR/CHF 1,07121,08371,10151,1088
EUR/CAD 1,44181,45441,47161,4797
EUR/JPY 118,75120,16122,86124,06

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Les annonces à suivre

En termes d’indicateurs économiques, les principales annonces sont déjà derrière nous. Toutefois, l’indice d’activité nationale de la Fed de Chicago, qui sera publié cet après-midi à 14h30, sera d’intérêt. Il s’agit d’un indicateur large qui permet de jauger la situation économique aux Etats-Unis. Il regroupe 85 indicateurs au niveau fédéral (de la production industrielle, aux ventes de détail en passant par les commandes de biens durables et l’emploi). L’indicateur calculé est centré sur 0. Une valeur inférieure à -0,7 suggère historiquement un risque de récession. Lors de la dernière mise à jour, il était ressorti à -0,3 ce qui va dans le sens d’un ralentissement à l’œuvre au quatrième trimestre, qui pourrait se prolonger en 2020 selon nous.

Nous vous retrouvons le lundi 6 janvier 2020 afin de vous dévoiler nos perspectives pour les mois à venir. Nous vous remercions pour votre fidélité et vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
23/1214:30Indice d’activité de nationale de la Fed de Chicago (Novembre)Il s’agit de l’indicateur le plus large sur l’économie américaine qui permet d’avoir un bon aperçu de l’activité au niveau national. Il devrait confirmer un ralentissement en cours de la croissance.
24/1214:30Commandes de biens durables (Novembre)Les commandes de biens durables sont annoncées en net rebond en novembre, à 1,9%, en lien probablement avec le Black Friday et le Cyber Monday.
16:00Indice de la Fed de Richmond (Décembre)Un des premiers indicateurs d’activité au niveau régional pour le mois de décembre.
27/1210:00Bulletin économique de la BCECette publication s’adresse plutôt aux analystes et permet de juger de l’évolution du panorama économique en zone euro et des attentes de la BCE.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’appétit au risque revient sur le marché des changes

L’appétit au risque revient sur le marché des changes

L'hebdo devises du 16 décembre 2019

Le point macro

L’appétit au risque a fait son grand retour sur le marché des devises la semaine dernière à la faveur d’un contexte particulièrement favorable. Quatre bonnes nouvelles ont incité les investisseurs à se détourner du dollar et du yen afin de se tourner vers l’euro et la livre sterling.

  1. La large victoire du Parti Conservateur aux élections législatives britanniques lève l’incertitude à propos du processus de Brexit. Dans la foulée, la livre sterling a gagné près de 1,70% face à l’euro sur la seule séance de vendredi dernier. Des prises de bénéfices ont eu lieu en fin de journée limitant la hausse.
  2. Les Etats-Unis et la Chine sont parvenus à un accord commercial portant sur la phase 1 des négociations. Les détails ne sont pas encore connus, mais la perspective d’un report de la hausse des tarifs douaniers a été saluée unanimement comme une bonne nouvelle.
  3. La banque centrale américaine (Fed) a réaffirmé son intention de soutenir les marchés financiers en fournissant de la liquidité en décembre et en janvier.
  4. Les indicateurs avancés de l’OCDE, qui permettent de repérer des points de retournement du cycle 9 à 12 mois en avance, indiquent une stabilisation de la croissance mondiale. Le spectre d’une récession, qui avait agité le marché des changes cet été et favorisé le dollar américain, s’éloigne un peu plus.

Au niveau des banques centrales, il n’y a eu aucune annonce majeure. La Banque Nationale Suisse (BNS) a maintenu comme prévu son taux inchangé. Contrairement aux précédentes interventions, la BNS n’a pas pointé du doigt la force du franc suisse. Nous nous attendons à ce que la paire EURCHF continue d’évoluer dans son range de long terme compris entre 1,09 et 1,1150 du fait d’une moindre pression acheteuse du marché à l’égard de la monnaie helvétique.

Le grand oral de Christine Lagarde, présidente de la BCE, s’est bien déroulé mais n’a abouti à aucune annonce de politique monétaire majeure. Il était intéressant de noter que la nouvelle présidente a pesé chaque mot lors de son intervention afin d’éviter trop de volatilité sur l’euro. A l’inverse, on se souvient que chaque conférence de presse de son prédécesseur était habituellement marquée par d’importantes fluctuations du taux de change de la monnaie unique.


Le point technique

La hausse de l’euro a été bloquée par la résistance située à 1,1195-1,1200. En l’absence de nouveaux catalyseurs cette semaine, nous n’anticipons pas de franchissement durable de cette zone. Le marché a déjà pleinement intégré dans les prix les récentes bonnes nouvelles. Par conséquent, la paire devrait continuer d’évoluer entre les 1,0950 et les 1,1195 dans les jours à venir.
En ce qui concerne la livre sterling, les investisseurs ont pris leurs bénéfices en fin de semaine dernière après le fort rallye lié aux élections législatives. A court terme, l’orientation haussière demeure pour la monnaie britannique avec une cible pour l’EURGBP à 0,83.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09501,10001,12001,1217
EUR/GBP 0,81410,83050,85270,8633
EUR/CHF 1,08571,09051,10161,1081
EUR/CAD 1,45101,45851,47461,4834
EUR/JPY 119,37119,75121,40122,40

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Les annonces à suivre

La semaine qui s’amorce devrait être beaucoup plus calme que la précédente. Le principal enjeu sera de savoir si l’économie allemande, qui a flirté à deux reprises avec la récession depuis 2018, est en phase de stabilisation. C’est ce que permettront de savoir l’indice PMI manufacturier et l’indice IFO pour le mois de décembre.

Enfin, la Banque d’Angleterre devrait opter pour un positionnement neutre malgré l’éclaircie sur le front du Brexit. Le taux directeur est attendu inchangé à 0,75%, et aucun mouvement au niveau des taux n’est prévu par le marché dans les prochains mois.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
16/1209:30Indice PMI manufacturier (Décembre)Rebond attendu à 44,5 contre 44,1 précédemment.
18/1210:00Indice IFO du climat des affaires (Décembre)Hausse attendue à 95,5 contre 95,0 précédemment.
19/1213:00Réunion de la banque centraleMaintien des taux inchangés à 0,75%.
20/1214:30PIB au troisième trimestreDernière estimation avec une hausse attendue à 2,1% par rapport au trimestre précédent.

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