Mauvais démarrage pour l'EURCHF

Mauvais démarrage pour l'EURCHF

L'hebdo devises du 20 janvier 2020

Le point macro

La semaine passée a été marquée encore une fois par une faible volatilité, sauf pour la paire EURCHF. Cette dernière s’est effondrée, atteignant un point bas depuis avril 2017 à 1,0733. La chute du taux de change n’est pas liée à la faiblesse de l’euro mais reflète un renforcement du franc suisse liée à la décision des Etats-Unis de placer la Suisse sur la liste des pays manipulant leur devise. Selon le Trésor américain, la Confédération remplit deux des trois conditions pour figurer sur cette liste : avoir un excédent des comptes courants global représentant plus de 2% du PIB et avoir un excédent commercial avec les Etats-Unis de plus de 20 milliards de dollars. La hausse du franc suisse traduit à la fois l’effet de surprise, puisque cette décision était inattendue, et aussi le fait que les opérateurs anticipent que la Banque Nationale Suisse (BNS) sera désormais moins en mesure d’intervenir sur le taux de change.

A court terme, nous pensons que la BNS n’a pas encore épuisé toutes ses cartouches. Tant que nous sommes face à une hausse légère du franc suisse, elle garde des possibilités d’action. Il est d’ailleurs probable que la banque centrale soit intervenue au cours des derniers jours pour freiner l’appréciation du CHF, mais nous serons en mesure de le savoir seulement lorsque le montant des dépôts à vue auprès de la BNS sera communiqué pour cette période dans quelques semaines.

En revanche, l’euro a gagné un peu de terrain face à la livre sterling (+0,11% sur la semaine écoulée) car le marché anticipe désormais une baisse des taux par la Banque d’Angleterre. Suite à des commentaires de plusieurs membres du comité de politique monétaire allant dans ce sens et à la publication des chiffres de l’inflation, les anticipations de baisse des taux pour la réunion du 30 janvier prochain ont bondi en l’espace de quelques jours de 44% à 63%.
Enfin, l’euro est resté dans son range face au dollar (baisse de 0,25% sur la semaine écoulée). L’accord commercial de phase 1 entre les Etats-Unis et la Chine a eu peu d’impact sur le marché. Les opérateurs ne semblent pas dupes des implications. Les deux pays ont signé une trêve qui va leur permettre de se focaliser sur la relance domestique mais la guerre commerciale subsiste. Selon les estimations du Peterson Institute for International Economics (PIIE), même après cet accord, le tarif douanier moyen appliqué par les Etats-Unis sur les importations en provenance de Chine reste élevé, à 19,3% contre un point haut à 21% et surtout un niveau de seulement 3% avant le déclenchement de la guerre commerciale.


Le point technique

La volatilité sur le marché des changes est toujours proche de ses points bas. La volatilité implicite à trois mois pour les principales paires de devises continue d’évoluer à la baisse et se situe actuellement à un plus bas historique de 5%. Pour la première fois, la volatilité implicite à un an sur la paire USDJPY, qui est pourtant réputée pour ses fortes fluctuations, a atteint le niveau de 6,25%. Le même schéma se produit sur l’ensemble des paires, notamment l’EURUSD. La seule exception fut l’EURCHF la semaine dernière du fait de la décision américaine mentionnée plus haut.

Dans ce contexte d’atonie des échanges sur les principales monnaies, nous ne nous attendons pas à des mouvements significatifs sur la paire EURUSD lors des prochains jours. La cassure lors de la séance de vendredi de la moyenne mobile à 50 jours constitue un nouveau signal baissier en direction des 1,10 mais, avant cela, il faudra franchir les deux supports à 1,1069 et à 1,1016.

La paire EURCHF devrait encore être très volatile, comme lors de la semaine passée. Elle évolue sous ses principales moyennes mobiles en direction de la zone des 1,07. Il faudra être très prudent car cette paire est soumise aux interventions de la Banque Nationale Suisse. On ne peut donc pas exclure une intensification de ses interventions afin que le cours de l’EURCHF renoue avec le niveau des 1,08, qui correspond à la borne basse de fluctuation des six derniers mois.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10161,10691,11891,1258
EUR/GBP 0,84130,84630,85550,8597
EUR/CHF 1,06641,07421,08601,0900
EUR/CAD 1,43351,44211,45551,4594
EUR/JPY 119,59120,68122,93124,60

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Les annonces à suivre

Les principaux points d’attention cette semaine concerneront l’Europe. Après une très mauvaise performance de l’économie allemande en 2019, avec une croissance estimée à seulement 0,6%, soit le plus mauvais niveau depuis 2013, les premiers indicateurs pour le mois de janvier seront de première importance. Il s’agira de l’indice ZEW lundi et de l’indice IFO vendredi.

Enfin, la BCE se réunit sous l’égide de sa nouvelle présidence ce jeudi. Cette réunion devrait se dérouler dans un climat plus détendu puisque l’inflation montre enfin des signes de vie. En effet, les anticipations d’inflation à cinq ans sont en nette hausse, à 1,36%, contre un niveau de 1,1% il y a deux mois de cela. Nous sommes encore loin de la cible officielle de 2% mais le risque de désancrage des anticipations d’inflation, qui conditionne la mise en place de nouvelles mesures, est écarté. La BCE va ainsi pouvoir se concentrer en toute quiétude sur la revue stratégique dont elle dévoilera les paramètres ce jeudi. Il devrait être question de l’inflation et de son calcul et également d’inclure le changement climatique dans le mandat de l’institution.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
21/0111:00Indice ZEW du sentiment économique (Janvier)Hausse attendue à 14,5 vs 10,7 précédemment.
22/0116:00Décision de politique monétaire et conférence de presse à partir de 17h15Maintien du taux d’intérêt inchangé à 1,75%.
23/0113:45Décision de politique monétaire et conférence de presse à partir de 17h15Aucun changement à prévoir au niveau de la politique monétaire. En revanche, Christine Lagarde doit dévoiler les détails de la revue stratégique qu’elle souhaite engager.
24/0109:30PMI manufacturier (Janvier)Rebond attendu à44,5 contre 43,7 précédemment
10:00IFO climat des affaires (Janvier)Nouvelle baisse prévue à 95,5 contre 96,3 le mois précédent.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Mauvaise passe pour l'Euro

Mauvaise passe pour l'Euro

L'hebdo devises du 13 janvier 2020

Le point macro

L’EUR/USD entame l’année sur une note négative avec une baisse de près de 1% depuis le 1er janvier et de 0,5% sur la semaine dernière. La concomitance entre la résurgence du risque géopolitique au Moyen Orient et de mauvais indicateurs de part et d’autre de l’Atlantique ont pénalisé la monnaie unique. En Allemagne, la récession du secteur industriel vient d’atteindre son sixième trimestre consécutif. Aux Etats-Unis, l’emploi américain a déçu. Les créations d’emplois en décembre sont ressorties nettement sous le consensus, à 145K, contre 153K prévu par les économistes. Dans le détail, la croissance des salaires est à son plus bas niveau depuis 17 mois tandis que le secteur manufacturier a de nouveau détruit des emplois en décembre après un mois de novembre en positif. Ces chiffres confirment le ralentissement à l’œuvre de l’économie américaine qui devrait se poursuivre sur toute l’année 2020.

Face aux tensions géopolitiques, le franc suisse a servi de valeur refuge avec une appréciation de 0,30% face à l’euro lors de la semaine dernière. Ce mouvement de hausse est assez typique, mais il est important de noter que la baisse de l’euro face au franc suisse avait débuté dès décembre et peut s’expliquer par une liquidité plus faible sur le marché des changes en fin d’année. Comme souvent dans ce genre de situation, les regards se sont tournés vers la Banque Nationale Suisse (BNS). Si on regarde la publication des dépôts à vue hebdomadaires auprès de la BNS au 1er janvier, on observe une très forte hausse de ces dépôts, ce qui signifie qu’elle est intervenue sur le marché, ce qu’elle n’avait pas fait, ou dans des proportions minimes, depuis l’été dernier. Elle a, semble-t-il, voulu défendre le seuil symbolique de 1,08 franc par euro et ainsi limiter l’appréciation de la devise helvétique. Même si la banque centrale a une marge de manœuvre relativement limitée, cette intervention rappelle qu’elle se tient prête à racheter des euros à tout moment si elle juge le niveau du CHF trop fort. De notre point de vue, l’appréciation du franc ne devrait pas se poursuivre à moyen terme du fait d’une atténuation des tensions géopolitiques et surtout d’un léger mieux au niveau de l’économie européenne, ce qui devrait profiter à l’EUR/CHF.

L’euro a également continué de perdre du terrain face à la livre sterling (-0,50% sur la semaine dernière). Bien que les spéculations continuent dans les salles de marché sur le fait que les discussions commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni ont de fortes chances de ne pas aboutir dans le délai imparti, la confirmation de la date de sortie du pays de l’UE à fin janvier continue d’apporter du soutien à la monnaie britannique. De plus, pour la première fois depuis plusieurs années, la Banque d’Angleterre vient de sortir de son silence et indique une évolution prochaine de sa politique de taux d’intérêt. Le gouverneur Mark Carney, qui va bientôt quitter son poste, a indiqué que l’institution étudie la possibilité de soutenir davantage la croissance britannique. En cas de baisse des taux, une inflexion baissière de la livre sterling est probable.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, l’euro est engagé dans un mouvement baissier face à ses principales contreparties (GBP, CHF, CAD et USD). Une cassure de la zone des 1,11, qui correspond au niveau de la moyenne mobile à 50 jours, constituerait un nouveau signal baissier pour la paire EUR/USD, après le franchissement à la baisse de la moyenne mobile à 200 jours, située à 1,1160, il y a seulement quelques jours. Cela ouvrait la voie à un retour vers les 1,10.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09461,10601,12241,1289
EUR/GBP 0,84040,84670,85750,8620
EUR/CHF 1,07781,08001,08951,0942
EUR/CAD 1,43341,44211,46251,4741
EUR/JPY 118,76119,69122,02123,43

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Les annonces à suivre

Cette semaine, l’attention se tournera vers la Chine et les Etats-Unis qui doivent signer l’accord commercial de Phase 1 le 15 janvier. Les Etats-Unis ont suspendu les tarifs douaniers qui devaient entrer en vigueur en décembre et, en vertu de l’accord, certains tarifs seront abaissés. En outre, la Chine a accepté d’acheter davantage de produits agricoles et manufacturés américains. Le président Trump a déclaré que les achats chinois augmenteraient à 50 milliards de dollars par an. Cependant, Pékin n’a jamais confirmé de tels chiffres et est toujours resté vague sur les engagements pris. Les détails de l’accord restent donc très flous car le texte de l’accord n’a pas été rendu public. Par conséquent, tout peut arriver dans deux jours, une bonne surprise comme une mauvaise surprise. Dans tous les cas, cette signature constitue un premier pas positif avant que ne commencent les négociations portant sur la Phase 2.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
14/0114:30Inflation sous-jacente (Décembre)Stabilité attendue à 0,2% sur un mois.
15/01À définir
Signature de l’accord commercial de phase 1L’attention se portera sur les détails de l’accord puisque peu d’informations ont filtré et sur le champ des négociations à prévoir pour la phase 2.
16/0113:30Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la BCEFaible intérêt étant donné que l’attention se concentre surtout le lancement de la revue stratégique afin de redéfinir le mandat de la BCE. Celle-ci ne devrait débuter que dans les semaines à venir.
14:30Ventes au détail (Décembre)Rebond attendu à 0,4% contre 0,1% précédemment.
17/0103:00PIB au quatrième trimestreStabilité prévue à 6% sur un an.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le risque géopolitique ouvre le bal

Le risque géopolitique ouvre le bal

L'hebdo devises du 06 janvier 2020

Le point macro

Comme ce fut le cas en 2017 et en 2018, l’année s’est terminée par un rallye de Noël pour l’EUR/USD qui a permis à la paire de sortir de son creux du 24 décembre situé à 1,1068 pour atteindre un point haut à 1,1239 le 31 décembre. Cette hausse, dont nous vous avions parlée dans notre dernier Hebdo Devises, reflète surtout des mouvements techniques à l’œuvre, sur fond d’optimisme ambiant, qu’on a aussi pu observer sur d’autres marchés, notamment les actions.
L’optimisme a toutefois été de courte durée. L’année 2020 commence sur une note plutôt négative du fait du regain de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran après la mort dans un raid d’un général iranien en visite en Irak.

Les intervenants du marché des changes craignent que le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran ne remplace la guerre commerciale sino-américaine comme principal risque géopolitique en ce début d’année. La trêve entre Washington et Pékin devrait être célébrée officiellement mi-janvier lors de la signature de l’accord commercial de phase 1 entre les deux pays. En revanche, tout porte à croire que les relations irano-américaines vont continuer à se dégrader à court terme puisque Téhéran a annoncé des représailles. Le scénario noir, mais qui reste à ce jour à faible probabilité, consiste en un blocage du détroit d’Ormuz qui permet la circulation de près de 30% du trafic pétrolier mondial. Un tel scénario serait très nettement négatif pour les devises à risque, comme l’euro.
Dans l’immédiat, les premiers gagnants du mouvement d’aversion au risque sur le marché des changes sont les valeurs refuge (yen et franc suisse) et les monnaies matières premières (comme le dollar canadien).

Lors de la séance de vendredi, l’euro a perdu plus de 0,50% face au yen japonais. Le niveau qu’il faudra surveiller sur la paire dans les prochains jours sera celui des 120. Nous pourrions assister à une cassure en cas de nouvelle escalade, ce qui ouvrirait la voie à une baisse de l’EUR/JPY vers les 119.

L’EURCHF est également entré dans la zone critique des 1,0800-1,0850 qui est la borne basse du range tolérée par la Banque Nationale Suisse. Cette dernière devrait défendre le seuil comme elle l’a fait il y a quelques mois de cela en accentuant ses rachats d’euros sur le marché des devises. Nous n’anticipons pas de cassure des 1,0800 à ce stade.

Enfin, l’euro a aussi affiché des pertes importantes depuis le début de l’année face au dollar canadien (-0,40%) en lien avec l’appréciation du prix du baril de pétrole qui a été accentuée lors de la séance de vendredi par les récents évènements en Irak.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, les signaux baissiers s’accumulent pour la paire EUR/USD. Au cours des deux dernières séances, la paire a cassé la moyenne mobile à 100 heures située à 1,1180 et surtout la moyenne mobile à 200 jours située à 1,1161 lors de la séance de vendredi. Le seuil psychologique à 1,11 et la moyenne mobile à 100 jours à 1,1061 sont désormais des objectifs potentiels intéressants à la baisse.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10611,11011,12201,1264
EUR/GBP 0,84590,85000,85870,8633
EUR/CHF 1,07941,08401,09131,0932
EUR/CAD 1,44001,44251,46531,4684
EUR/JPY 119,10120,00122,93123,44

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Les annonces à suivre

Outre la crise ouverte entre Washington et Téhéran qui risque de perturber les monnaies en ce début de semaine, nous aurons aussi quelques indicateurs économiques à surveiller.

La statistique qui sera la plus importante concernera les chiffres de l’emploi américain. L’enquête ADP, qui sera publiée ce mercredi, donnera un premier aperçu de l’état du marché du travail outre-Atlantique mais, en raison de choix méthodologiques différents, on sait qu’elle est peut corrélée au rapport sur l’emploi américain (aussi appelé rapport NFP) qui sera communiqué vendredi. C’est surtout ce rapport qui est susceptible de faire bouger le dollar et ses principales contreparties en fin de semaine.

Si la forte hausse attendue des créations d’emplois en décembre est confirmée, cela validerait le scénario de statu quo sur le taux directeur mis en avant par la Réserve Fédérale américaine en fin d’année 2019.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
06/0110:30PMI composite et PMI Services (Décembre)Le consensus table sur une légère amélioration mais les deux indices devraient encore rester en territoire de contraction.
07/0116:00ISM non-manufacturier (Décembre)Forte amélioration en décembre prévue à 54,4, ce qui devrait confirmer que les services restent à l’abri des conséquences de la guerre commerciale.
08/0114:15Enquête ADP (Décembre)Les économistes prévoient un bond à 165K contre 67K en novembre.
09/0114:30Rapport sur l’emploi américain (Décembre)Il s’agit de la vraie annonce sur le marché de l’emploi qui sera à suivre cette semaine. Les créations d’emplois sont attendues en hausse à 160K et le taux de chômage stable à 3,5% de la population active.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Rallye de Noël à venir pour l’euro/dollar ?

Rallye de Noël à venir pour l’euro/dollar ?

L'hebdo devises du 23 décembre 2019

Le point macro

L’euro/dollar a confirmé sa tendance baissière la semaine dernière (-0,75%) dans un marché qui a renoué avec une volatilité en baisse. Sur les cinq dernières séances, la borne d’évolution de l’euro face au dollar a été de seulement 80 points. La tendance de fond du marché des changes, qui risque d’être dominante encore l’an prochain, est la persistance d’une faible volatilité.

Le repli de l’euro sur les dernières séances s’explique par le regain d’aversion au risque en lien avec le Brexit, et par le décalage de performance économique évident entre les deux côtés de l’Atlantique. Le marché a été pris de revers par la proposition de loi du Premier ministre britannique Boris Johnson visant à limiter la période de transition, pendant laquelle Londres va négocier avec Bruxelles un nouvel accord commercial, à un an. Tous les experts juridiques sont unanimes, il faudra plus d’un an pour faire aboutir ce processus. De fait, le risque de no-deal Brexit a ressurgi alors que personne ne l’attendait, ce qui a d’abord pénalisé la livre sterling (qui a perdu tous ses gains post-élections législatives) et, par ricochet l’euro.

Cependant, la lame de fond qui explique la baisse de l’euro cette semaine, mais également depuis le début de l’année (-3,30% face au dollar) est liée au différentiel de performance économique entre la zone euro et les Etats-Unis. L’indicateur américain le plus récent, à savoir l’estimation du PIB au troisième trimestre, confirme la résilience de l’économie américaine. Le PIB est ressorti en progression de 2,1% en rythme annuel. Le seul bémol qu’on peut noter c’est que cette résilience est surtout dépendante des dépenses de consommation, alors que l’investissement des entreprises est à la traîne. A l’inverse, la croissance en zone euro devrait être à peine de 1% cette année, avec un quatrième trimestre qui s’annonce médiocre. Nous anticipons une croissance proche de zéro. Ce décalage de croissance va probablement continuer de peser sur la dynamique de l’euro en 2020 et constitue un des principaux arguments pour réitérer notre biais baissier sur la paire euro/dollar.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, le terrain de jeu pour l’euro/dollar est toujours baissier à moyen terme mais nous n’excluons pas qu’un rallye de Noël puisse survenir entre Noël et le jour de l’an.

Concrètement, on observe souvent la dernière semaine de décembre un regain d’appétit au risque qui conduit à une hausse des indices boursiers et à une progression temporaire de l’euro face au dollar. Ce fut le cas en 2017 et en 2018. Si ce mouvement venait à se produire en 2019, l’euro/dollar a un champ de progression potentiel assez important entre le niveau auquel il a terminé vendredi dernier, autour des 1,1070, et la prochaine résistance qui se situe à 1,1196.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09761,10481,11961,1272
EUR/GBP 0,81380,82380,86100,8845
EUR/CHF 1,07121,08371,10151,1088
EUR/CAD 1,44181,45441,47161,4797
EUR/JPY 118,75120,16122,86124,06

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Les annonces à suivre

En termes d’indicateurs économiques, les principales annonces sont déjà derrière nous. Toutefois, l’indice d’activité nationale de la Fed de Chicago, qui sera publié cet après-midi à 14h30, sera d’intérêt. Il s’agit d’un indicateur large qui permet de jauger la situation économique aux Etats-Unis. Il regroupe 85 indicateurs au niveau fédéral (de la production industrielle, aux ventes de détail en passant par les commandes de biens durables et l’emploi). L’indicateur calculé est centré sur 0. Une valeur inférieure à -0,7 suggère historiquement un risque de récession. Lors de la dernière mise à jour, il était ressorti à -0,3 ce qui va dans le sens d’un ralentissement à l’œuvre au quatrième trimestre, qui pourrait se prolonger en 2020 selon nous.

Nous vous retrouvons le lundi 6 janvier 2020 afin de vous dévoiler nos perspectives pour les mois à venir. Nous vous remercions pour votre fidélité et vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
23/1214:30Indice d’activité de nationale de la Fed de Chicago (Novembre)Il s’agit de l’indicateur le plus large sur l’économie américaine qui permet d’avoir un bon aperçu de l’activité au niveau national. Il devrait confirmer un ralentissement en cours de la croissance.
24/1214:30Commandes de biens durables (Novembre)Les commandes de biens durables sont annoncées en net rebond en novembre, à 1,9%, en lien probablement avec le Black Friday et le Cyber Monday.
16:00Indice de la Fed de Richmond (Décembre)Un des premiers indicateurs d’activité au niveau régional pour le mois de décembre.
27/1210:00Bulletin économique de la BCECette publication s’adresse plutôt aux analystes et permet de juger de l’évolution du panorama économique en zone euro et des attentes de la BCE.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’appétit au risque revient sur le marché des changes

L’appétit au risque revient sur le marché des changes

L'hebdo devises du 16 décembre 2019

Le point macro

L’appétit au risque a fait son grand retour sur le marché des devises la semaine dernière à la faveur d’un contexte particulièrement favorable. Quatre bonnes nouvelles ont incité les investisseurs à se détourner du dollar et du yen afin de se tourner vers l’euro et la livre sterling.

  1. La large victoire du Parti Conservateur aux élections législatives britanniques lève l’incertitude à propos du processus de Brexit. Dans la foulée, la livre sterling a gagné près de 1,70% face à l’euro sur la seule séance de vendredi dernier. Des prises de bénéfices ont eu lieu en fin de journée limitant la hausse.
  2. Les Etats-Unis et la Chine sont parvenus à un accord commercial portant sur la phase 1 des négociations. Les détails ne sont pas encore connus, mais la perspective d’un report de la hausse des tarifs douaniers a été saluée unanimement comme une bonne nouvelle.
  3. La banque centrale américaine (Fed) a réaffirmé son intention de soutenir les marchés financiers en fournissant de la liquidité en décembre et en janvier.
  4. Les indicateurs avancés de l’OCDE, qui permettent de repérer des points de retournement du cycle 9 à 12 mois en avance, indiquent une stabilisation de la croissance mondiale. Le spectre d’une récession, qui avait agité le marché des changes cet été et favorisé le dollar américain, s’éloigne un peu plus.

Au niveau des banques centrales, il n’y a eu aucune annonce majeure. La Banque Nationale Suisse (BNS) a maintenu comme prévu son taux inchangé. Contrairement aux précédentes interventions, la BNS n’a pas pointé du doigt la force du franc suisse. Nous nous attendons à ce que la paire EURCHF continue d’évoluer dans son range de long terme compris entre 1,09 et 1,1150 du fait d’une moindre pression acheteuse du marché à l’égard de la monnaie helvétique.

Le grand oral de Christine Lagarde, présidente de la BCE, s’est bien déroulé mais n’a abouti à aucune annonce de politique monétaire majeure. Il était intéressant de noter que la nouvelle présidente a pesé chaque mot lors de son intervention afin d’éviter trop de volatilité sur l’euro. A l’inverse, on se souvient que chaque conférence de presse de son prédécesseur était habituellement marquée par d’importantes fluctuations du taux de change de la monnaie unique.


Le point technique

La hausse de l’euro a été bloquée par la résistance située à 1,1195-1,1200. En l’absence de nouveaux catalyseurs cette semaine, nous n’anticipons pas de franchissement durable de cette zone. Le marché a déjà pleinement intégré dans les prix les récentes bonnes nouvelles. Par conséquent, la paire devrait continuer d’évoluer entre les 1,0950 et les 1,1195 dans les jours à venir.
En ce qui concerne la livre sterling, les investisseurs ont pris leurs bénéfices en fin de semaine dernière après le fort rallye lié aux élections législatives. A court terme, l’orientation haussière demeure pour la monnaie britannique avec une cible pour l’EURGBP à 0,83.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09501,10001,12001,1217
EUR/GBP 0,81410,83050,85270,8633
EUR/CHF 1,08571,09051,10161,1081
EUR/CAD 1,45101,45851,47461,4834
EUR/JPY 119,37119,75121,40122,40

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Les annonces à suivre

La semaine qui s’amorce devrait être beaucoup plus calme que la précédente. Le principal enjeu sera de savoir si l’économie allemande, qui a flirté à deux reprises avec la récession depuis 2018, est en phase de stabilisation. C’est ce que permettront de savoir l’indice PMI manufacturier et l’indice IFO pour le mois de décembre.

Enfin, la Banque d’Angleterre devrait opter pour un positionnement neutre malgré l’éclaircie sur le front du Brexit. Le taux directeur est attendu inchangé à 0,75%, et aucun mouvement au niveau des taux n’est prévu par le marché dans les prochains mois.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
16/1209:30Indice PMI manufacturier (Décembre)Rebond attendu à 44,5 contre 44,1 précédemment.
18/1210:00Indice IFO du climat des affaires (Décembre)Hausse attendue à 95,5 contre 95,0 précédemment.
19/1213:00Réunion de la banque centraleMaintien des taux inchangés à 0,75%.
20/1214:30PIB au troisième trimestreDernière estimation avec une hausse attendue à 2,1% par rapport au trimestre précédent.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le clap de fin des banques centrales

Le clap de fin des banques centrales

L'hebdo devises du 09 décembre 2019

Le point macro

La volatilité était un peu plus présente la semaine passée sur le marché des changes, mais les grandes bornes restent intactes sur les principales paires. L’EURUSD a tenté une nouvelle fois une échappée au-dessus des 1,11, qui fut de courte durée (avec un point haut hebdomadaire à 1,1115). La paire fini la semaine en territoire positif (+0,26%), mais le dollar reste soutenu à la fois par les incertitudes sur la suite des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et aussi par un excellent chiffre de l’emploi américain en novembre (plus forte hausse des créations d’emplois en dix mois) qui a rassuré le marché sur la trajectoire de l’économie américaine. Il est probable que ce bon indicateur serve d’ailleurs d’excuse à la banque centrale américaine pour faire une pause cette semaine dans sa politique de baisse des taux.

A l’inverse, les inquiétudes concernant l’économie européenne, notamment l’Allemagne, n’ont pas été estompées par les récentes statistiques. Le plongeon de 1,7% de la production industrielle allemande en octobre rappelle que la première économie européenne subit encore les contre-coups du ralentissement chinois et de sa trop forte dépendance au secteur automobile (qui représente environ 14% du PIB). Même si les statistiques allemandes sont réputées pour leur forte volatilité, il y a assez peu de doutes sur la poursuite du ralentissement allemand et sur le fait que la croissance pourrait être proche de zéro au quatrième trimestre de cette année. Notre plus forte conviction pour l’année 2020 est que l’euro va être durablement pénalisé par la faiblesse économique de l’Allemagne, ce qui conforte notre vision baissière pour l’EURUSD en direction des 1,08 à moyen terme.

La performance la plus notable de la semaine passée fut la forte progression de la livre sterling. La monnaie britannique a atteint un point haut de deux ans face à l’euro suite à des sondages confirmant la victoire quasi-certaine du Parti Conservateur lors du scrutin prévu le 12 décembre. Le parti du Premier ministre sortant a une avance de près de 10 points face au Parti travailliste. Le fait que l’incertitude liée au processus de Brexit soit levée avec la victoire attendue des Conservateurs sert de catalyseur à un repositionnement à l’achat des investisseurs. Toutefois, le marché n’a pas encore intégré que les négociations avec l’Europe vont être longues concernant la signature d’un nouvel accord commercial, c’est pourquoi nous anticipons une correction sur la livre sterling au premier trimestre 2020. D’ici là, la monnaie britannique devrait conforter sa progression face à l’euro et au dollar.


Le point technique

Le panorama technique a un peu évolué sur l’EURUSD au cours des dernières séances. La paire est désormais au-dessus de sa moyenne mobile à 100 jours, mais aucune dynamique haussière durable n’est en vue. Pour cela, il faudrait un franchissement clair de la borne des 1,11 et une échappée au-dessus de la moyenne mobile à 200 jours située à 1,1160. Nous ne sommes clairement pas face à ce scénario. Le différentiel économique entre les deux bords de l’Atlantique ainsi que la thématique commerciale vont dans le sens du maintien d’une tendance de fond baissière, d’abord en direction des 1,10.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09081,09891,10621,1113
EUR/GBP 0,83000,83640,85720,8621
EUR/CHF 1,08861,09001,10401,1061
EUR/CAD 1,45441,45861,47161,4801
EUR/JPY 119,27119,97121,07121,47

Pour des conseils personnalisés sur les tendances et couvertures de change, contactez notre salle de marché :

+33 (0)1 48 09 09 83


Les annonces à suivre

La thématique commerciale sera le fil conducteur de la semaine. Ces derniers jours, le président américain Donald Trump a soufflé le chaud et le froid concernant la mise en oeuvre de nouveaux droits de douane américains portant sur près de 156 milliards de dollars de produits chinois. Nous croyons qu’un report de dernière minute, avant la date butoir du 15 décembre, est fortement possible mais, si ce n’était pas le cas, il faudrait s’attendre à un repli en mode panique sur les valeurs refuge, à la fois le dollar américain mais surtout le yen japonais qui sert depuis plusieurs mois de baromètre de l’évolution des négociations sino-américaines.

Ajoutons enfin que les principales banques centrales vont effectuer leur dernière réunion de politique monétaire de l’année cette semaine. Il s’agira de la Réserve Fédérale américaine, de la Banque Centrale Européenne et de la Banque Nationale Suisse. Dans les trois cas, nous anticipons le maintien de taux inchangés. La Réserve Fédérale devrait annoncer une pause, qui se justifie au regard des récents indicateurs portant sur l’emploi, mais devrait réaffirmer qu’elle est disposée à intervenir de nouveau si nécessaire. Du côté de la Banque Centrale Européenne, Christine Lagarde devrait une nouvelle fois décevoir en optant pour la prudence. Lors de ses dernières interventions, elle n’a pas souhaité s’exprimer sur la suite à donner à la politique monétaire européenne. Encore une fois, le marché devrait rester sur sa faim.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
10/1211:00Indice ZEW du sentiment économique (Décembre)Le consensus est plutôt optimiste avec une hausse attendue à 0,3 contre -2,1 le mois précédent.
11/1220:00Réunion de politique monétaire suivie par la conférence de presse de J. Powell à partir de 20h30.La très forte progression des créations d’emplois aux Etats-Unis (à un point haut depuis 10 mois) devrait conforter la banque centrale dans sa décision de faire une pause dans la baisse des taux. 
12/1200:00Scrutin législatifLes derniers sondages laissent peu de doutes sur l’issue de la campagne : le Parti Conservateur devrait ressortir grand vainqueur du scrutin.
10:00Réunion de politique monétaireMaintien des taux inchangés.
13:45Réunion de politique monétaire suivie par la conférence de presse de C. Lagarde à partir de 14h30.La politique monétaire de la BCE est sur pilotage automatique pour le moment. Le principal intérêt de cette conférence de presse concernera la mise à jour des prévisions économiques de la BCE.
15/1200:00Date butoir avant la mise en place de nouveaux droits de douane américains à l’égard de la Chine.Le montant prévu concerne 156 milliards de dollars de produits chinois.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Un marché des changes anormal

Un marché des changes anormal

L'hebdo devises du 02 décembre 2019

Le point macro

L’expansion du bilan de la Réserve Fédérale américaine, qui est similaire en amplitude au QE3 (troisième cycle de rachats d’actifs, aussi appelé programme d’assouplissement quantitatif), et les baisses de taux décidées par plus de 80% des banques centrales au niveau mondial sur l’année 2019 ont complètement anesthésié le marché des changes. La volatilité est à des points bas historiques.

Sur l’EUR/USD, qui est pourtant la paire la plus échangée et la plus susceptible de connaître des évolutions de fortes amplitudes, il n’y a tout simplement plus de volatilité. Lors de la séance de lundi dernier, la borne d’évolution en intraday de la paire était la plus étroite depuis vingt ans, de l’ordre de seulement 20 pips. La volatilité implicite dans les prochains mois, dont nous avons régulièrement parlé dans ces lignes, est aussi en chute libre. Sur un horizon de trois mois, la volatilité implicite pour l’EUR/USD a atteint la semaine dernière son plus bas niveau jamais enregistré à 4,27% contre un niveau de 7,16% en début d’année. Sur un horizon plus lointain, d’un an, c’est exactement la même tendance. La volatilité implicite s’est effondrée de deux points de pourcentage par rapport au début d’année, évoluant désormais autour de 5,50%.

Les annonces économiques n’ont qu’un impact très marginal sur les cours. Ainsi, la surprise liée à une inflation supérieure au consensus en zone euro (à 1% contre 0,7% précédemment) n’a abouti qu’à une hausse de 4 pips de l’EUR/USD lors de la séance de vendredi dernier.

Ce phénomène n’est pas circonscrit à l’EUR/USD, puisqu’on observe exactement la même évolution pour les paires en JPY, en CHF, en CAD et même en GBP. Par le passé, nous avons déjà connu des périodes de très faible volatilité sur le marché des devises. Cependant, il était rare qu’elles soient si prolongées et concernent quasiment toutes les monnaies majeures. De notre point de vue, cette faible volatilité, qui est durable, reflète directement l’interventionnisme exacerbé des banques centrales qui injectent à tout-va de la liquidité sur les marchés financiers, aboutissant à une situation d’atonie.

Le risque lié à ce phénomène c’est que le marché ne soit pas préparé à un rebond de la volatilité qui pourrait surgir du jour au lendemain, par exemple en cas de récession ou de dérapage des négociations sino-américaines. Plus que jamais, il convient d’être très vigilant à l’égard de cette situation qui est anormale et implique une sous-estimation manifeste du risque par les intervenants de marché.


Le point technique

Pour la semaine qui s’annonce, nous anticipons le maintien d’un marché des changes en situation de range pour les principales paires de devises, en dépit du retour des cambistes américains après les célébrations de Thanksgiving.
L’EUR/USD est susceptible de rester ancré dans son range de long terme situé entre les 1,0850 et les 1,1150, avec maintien d’un biais baissier.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08781,09601,10721,1126
EUR/GBP 0,84030,84870,86200,8655
EUR/CHF 1,08111,08941,10251,1060
EUR/CAD 1,45111,45821,47481,4843
EUR/JPY 119,01119,38121,05122,08

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Les annonces à suivre

Enfin, trois thématiques vont ponctuer la semaine :

  • Les négociations sino-américaines qui pourraient entrer dans une nouvelle phase de tension du fait de la prise de position officielle des Etats-Unis en faveur des manifestants à Hong Kong. Nous nous attendons à ce que Pékin réagisse assez fermement, ce qui repousse de nouveau à plus tard la signature d’un protocole d’accord commercial.
  • Les indicateurs du secteur manufacturier qui ponctueront la semaine devraient confirmer un léger rebond, notamment aux Etats-Unis, ce qui éloigne le spectre d’une récession américaine.
  • Enfin, le focus majeur concernera l’emploi américain vendredi. Le consensus table sur un net rebond à 183 000 créations d’emplois, qui sont notamment attribuables à la fin de la grève chez General Motors. Même si les principaux fondamentaux du marché du travail américain restent bien orientés, certains signes de fragilité apparaissent au niveau des services et des plans d’embauche, ce qui devrait inciter la Réserve Fédérale à abaisser ses taux ce mois-ci et en mars prochain.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
02/1209:55PMI manufacturier (Novembre)Confirmation attendue de la précédente estimation à 43,8.
02/1210:30PMI manufacturier (Novembre)Estimation attendue à 43,8. 
02/1216:00ISM manufacturier (Novembre)Consensus à 49,4 vs 48,3 précédemment.
04/1214:15Rapport sur l’emploi ADP (Novembre)Consensus à 138k vs 125k le mois précédent.
04/1216:00Décision de politique monétaireLe consensus attend largement un statu quo à 1,75%.
06/1214:30Rapport sur l’emploi américain (Novembre)Fort rebond prévu par le consensus des créations d’emplois à 183k et maintien du taux de chômage inchangé à 3,6% de la population active.
06/1214:30Evolution de l’emploi (Novembre)Chiffre positif attendu à 15900 créations d’emplois.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le grand statu quo

Le grand statu quo

L'hebdo devises du 25 novembre 2019

Le point macro

C’est le grand statu quo sur les devises. Sur la semaine écoulée, l’EUR/USD a évolué dans une borne de seulement 90 points, mais la palme d’or revient incontestablement à l’EUR/CHF qui a quasiment stagné dans un range de 17 points. Une telle stabilité du marché des changes est surprenante puisque l’environnement économique reste dégradé et les facteurs de risque sont loin d’avoir disparu, qu’il s’agisse d’un déraillement des négociations sino-américaines ou d’un ralentissement plus fort qu’anticipé de l’économie mondiale.

Les quelques bonnes annonces économiques qui ont ponctué la semaine n’en étaient pas vraiment. La hausse du PMI manufacturier allemand en novembre à un point haut de cinq mois ne doit pas faire oublier que le secteur est encore très fragilisé par la contraction des exportations du pays vers la Chine. Sur une base annuelle, les exportations sont en repli de plus de 8% en octobre, soit des niveaux similaires à ceux de 2015 lorsque l’économie chinoise avait connu une grave crise du fait de la triple dévaluation du yuan.

En outre, même si la Banque Centrale Européenne s’évertue à rappeler qu’elle possède encore des munitions pour soutenir la croissance, le discours de sa nouvelle présidente, Christine Lagarde, n’a pas convaincu. Elle s’est surtout affairée à appeler les Etats européens à user de la relance budgétaire pour favoriser l’investissement, comme l’a fait à de maintes reprises par le passé son prédécesseur, Mario Draghi. Comme nous l’anticipions lundi dernier, son premier vrai discours de politique monétaire ne devrait avoir lieu que le 12 décembre prochain, à l’occasion de la réunion de la BCE, et de la mise à jour des prévisions économiques de l’institut pour les trois années à venir.


Le point technique

En soi, l’environnement de marché a assez peu changé pour les paires en euro par rapport à la semaine dernière. La paire EURUSD reste bloquée entre sa moyenne mobile à 50 jours et celle à 200 jours. Ajoutons à cela une volatilité implicite à un mois qui reste proche de ses points bas historiques. Cela signifie que les intervenants de marché n’anticipent pas de brusques mouvements sur les taux de change d’ici à la fin de l’année. La volatilité implicite à six mois est même tombée à un point bas historique pour la paire, à seulement 5% lors de la séance de vendredi dernier.

Seule la paire EURGBP pourrait continuer de connaître des mouvements de plus forte amplitude, en raison de l’approche des élections législatives au Royaume-Uni dans trois semaines. Le sentiment à l’égard de la monnaie britannique a radicalement changé en l’espace de quelques semaines. Le marché est désormais acheteur, ce qui explique la chute de près de 4% de l’euro face à la livre sterling depuis début octobre. Nous pensons que le mouvement de baisse devrait se poursuivre à court terme, au moins jusqu’aux élections, et à condition que l’avance du Parti Conservateur dans les sondages ne soit pas remise en question.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09651,10091,10771,1101
EUR/GBP 0,84980,85320,86130,8660
EUR/CHF 1,07971,08671,10051,1072
EUR/CAD 1,45151,45661,46871,4773
EUR/JPY 118,65119,44120,83121,43

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Les annonces à suivre

Le principal moteur cette semaine sera la baisse attendue des volumes échangés à partir de jeudi du fait de l’absence des opérateurs américains à cause de Thanksgiving. La fin de semaine devrait donc être plutôt calme.

Parmi les indicateurs que nous surveillerons, il y aura l’indice IFO du climat des affaires ce matin qui devrait confirmer le rebond de l’économie allemande. Cependant, à l’instar du rebond de l’indice PMI manufacturier vendredi dernier, l’impact sur l’EUR/USD devrait être faible.

Notons également la confirmation attendue de la solide performance de l’économie américaine au troisième trimestre, avec une croissance du PIB qui devrait atteindre 1,9%.

Chaque jour apportera certainement encore son lot de nouvelles ou de rumeurs concernant les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Nous remarquons que le marché des devises est de moins en moins réceptif. Le dossier commercial est devenu un risque de long terme qui est déjà en grande partie intégré dans les cours.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
25/1110:00IFO climat des affaires (Novembre)Rebond attendu par le consensus à 95,0 vs 94,6 précédemment.
26/1116:00Confiance des consommateurs (Novembre)Hausse attendue à 126,8 contre 125,9 précédemment.
27/1114:30PIB trimestriel (T3)Confirmation de la précédente estimation à 1,9%.
29/1109:55Evolution du nombre de chômeurs (Novembre)Cette statistique a habituellement un faible impact sur les changes. Toutefois, seule une dégradation du marché de l’emploi outre-Rhin pourrait inciter Berlin à envisager des mesures de relance, d’où l’intérêt de suite cet indicateur.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Pause

Pause

L'hebdo devises du 18 novembre 2019

Le point macro

S’il fallait résumer d’un seul mot la semaine qui s’est écoulée sur le marché des changes, nous utiliserions le terme « stabilité ». Les volumes échangés restent faibles sur les principales paires de devises et l’amplitude d’évolution est encore restreinte. Pour l’EURUSD, le range sur les cinq dernières séances est de seulement 60 pips. C’est le même scénario qui prévaut pour la paire EURGBP qui, pourtant, pourrait être plus volatile du fait de la perspective des élections anticipées au Royaume-Uni. Le range était de 100 pips.

L’atonie du marché des devises s’explique par la combinaison de deux facteurs : peu d’indicateurs économiques de premier plan et, lorsqu’il y en a, ils sont en ligne avec le consensus, et l’absence de risque politique. Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine continuent, sans annonce majeure. Officiellement, l’enjeu du moment est de trouver un lieu pour la signature de l’accord courant décembre.

En ce qui concerne les statistiques économiques, l’Allemagne a évité de justesse la récession technique au troisième trimestre, grâce à une demande intérieure soutenue. Le PIB est ressorti en hausse de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Aux Etats-Unis, le président de la Réserve Fédérale, Jerome Powell, a réitéré sa confiance dans l’orientation de l’économie américaine, soutenant que l’expansion économique reste le scénario de base. Malgré les risques baissiers pesant sur les Etats-Unis, en lien avec la contraction du secteur manufacturier, la bonne tenue du secteur des services permet d’être optimiste pour les prochains mois et de rejeter le scénario d’une récession.

Ce sont finalement plus des facteurs techniques qui ont influencé les cours ces dernières séances. La chute du taux de rendement à 10 ans de l’obligation souveraine des Etats-Unis, qui a atteint un point bas à 1,80%, a favorisé une dépréciation du dollar américain qui s’est répercutée sur la paire EURUSD. C’est ce qui explique le rebond limité de l’euro en fin de semaine dernière.


Le point technique

Nous sommes face à un marché qui est essentiellement dépendant de facteurs techniques. Au regard du mince agenda économique cette semaine, ce sera surtout l’analyse technique qui va être le moteur principal d’évolution des monnaies.
De notre point de vue, l’orientation baissière de l’euro est toujours d’actualité à moyen terme. L’euro a rebondi faiblement la semaine dernière après avoir atteint un point bas de cinq mois à 1,0988. La faiblesse du rebond témoigne de l’incertitude des cambistes. Une nouvelle attaque du niveau des 1,0988 est probable. En cas de cassure, les vendeurs auraient la main avec comme premier support les 1,0955. Nous restons dans un marché à faible volatilité.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09551,09881,11251,1230
EUR/GBP 0,84760,85490,86600,8695
EUR/CHF 1,08501,08791,10251,1060
EUR/CAD 1,44551,45151,46651,4754
EUR/JPY 118,29119,45121,08121,77

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Les annonces à suivre

Economiquement, la semaine qui débute sera calme, à l’image de la semaine qui s’est terminée. La BCE et la Fed vont communiquer le compte-rendu respectif de leur dernière réunion. Il n’y a aucune surprise à attendre. Pour la Fed, l’économie américaine, même si elle montre des signes de ralentissement, continue d’être solide. Pour la BCE, le panorama économique est plus compliqué du fait du net ralentissement allemand mais aucun ajustement au niveau de la politique monétaire n’est attendu avant, au mieux, janvier 2020. Avant son départ, Mario Draghi s’est assuré de mettre la politique monétaire de la BCE sur pilotage automatique pour les mois à venir afin de garantir à son successeur, Christine Lagarde, une entrée en fonction dans les meilleures conditions possibles.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
20/1120:00Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed.Il devrait s’agir d’une simple confirmation des propos tenus par J. Powell la semaine dernière indiquant que l’expansion économique reste le scénario de base pour les Etats-Unis.
21/1113:30Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la BCE.Aucune surprise à prévoir puisque la politique monétaire de la BCE est arrêtée pour au moins jusqu’à la fin d’année.
22/1109:30PMI manufacturier (Novembre)Le consensus table sur une légère appréciation à 43, toujours en territoire de contraction.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’euro/dollar confirme son orientation baissière

L’euro/dollar confirme son orientation baissière

L'hebdo devises du 11 novembre 2019

Le point macro

Comme nous l’avons souligné récemment, la volatilité est anormalement basse sur les principales paires de devises, notamment l’euro/dollar. Si on se base sur la volatilité implicite à un mois, c’est-à-dire les prévisions des cambistes concernant l’évolution de la volatilité, il est clair que le marché des changes ne devrait pas connaître de remous majeurs. Sur la semaine écoulée, l’euro/dollar a évolué dans une borne de 130 pips, mais reste bien ancré dans le range que nous avons défini, entre 1,09 et 1,1150. Le biais baissier a été confirmé puisque la paire a perdu près de 1,30% sur la semaine dernière.
L’euro n’a pas profité des signaux positifs sur le front de la guerre commerciale. Même si à ce stade beaucoup d’incertitudes subsistent, un accord commercial intermédiaire entre le président Trump et son homologue chinois Xi pourrait être signé dans le courant du mois de décembre. Dans le cadre des négociations actuelles, l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs douaniers américains à l’égard de la Chine, initialement prévue le 15 décembre prochain, pourrait être repoussée.

L’euro a été également pénalisé par la révision à la baisse des prévisions de croissance pour l’Allemagne. Les conseillers économiques du gouvernement allemand tablent désormais sur une hausse du PIB de 0,9% en 2020 et de seulement 0,5% en 2019. En ce qui concerne l’économie américaine, elle continue d’être bien orientée. Malgré les déboires du secteur manufacturier mondial, en lien avec la guerre commerciale, le secteur des services aux Etats-Unis affiche une santé insolente. L’indice ISM non-manufacturier pour octobre a dépassé les attentes et s’inscrit à 54,7. Sachant que l’ISM non-manufacturier est en général un bon indicateur de la tendance du PIB, la croissance américaine devrait ressortir encore très solide cette année.

Preuve que les signaux de tension se sont atténuées ces dernières semaines, les interventions de la Banque Nationale Suisse sur le marché des changes ont quasiment été stoppées. Là aussi, la paire reste dans son range compris entre 1,09 et 1,11 et affiche une volatilité anémique sur la semaine écoulée, de l’ordre de seulement 42 pips.


Le point technique

L’euro/dollar n’a pas réussi à s’échapper du niveau de 1,1170, qui correspond à son point haut atteint le 3 novembre, et a enfoncé au cours de la semaine dernière un premier support majeur, à 1,1080. Il s’agit d’un signal majeur pour une extension de la baisse en direction des 1,0996. Les vendeurs ont la main. Toutefois, à ce stade, une sortie du range n’est pas d’actualité, à moins que le chiffre du PIB allemand qui sera publié le 14 novembre, au matin, ne soit une très mauvaise surprise.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08981,09961,11491,1217
EUR/GBP 0,85690,85990,86560,8683
EUR/CHF 1,09521,09791,10461,1086
EUR/CAD 1,43511,45121,47781,4883
EUR/JPY 119,66120,22121,41122,03

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Les annonces à suivre

L’enjeu est de savoir si l’économie allemande, après avoir connu une contraction de son activité au deuxième trimestre, est entrée en récession technique au troisième trimestre. Pour cela, il faut deux trimestres consécutifs de contraction du PIB. En se basant sur les dernières statistiques portant sur les exportations, l’Allemagne pourrait éviter de justesse la récession. En effet, en septembre, les exportations ont connu un net rebond, de 1,5% par rapport au mois précédent et, surtout, le chiffre du mois d’août a été revu à la hausse avec une baisse de seulement 0,9% contre -1,8% en estimation initiale. Les exportations allemandes, qui sont essentielles pour la dynamique de croissance du pays, sont donc en meilleur état qu’initialement prévu et ne devraient pas jouer un rôle négatif dans l’évolution de la croissance au troisième trimestre.

Enfin, l’autre marqueur de la semaine pour le marché des devises sera l’intervention du président de la Fed le 13 novembre à 17h. Après les récents bons chiffres américains, il pourrait confirmer une pause dans la politique de baisse de taux jusqu’à la fin de l’année. Elle sera conditionnée à une évolution positive du dossier commercial sino-américain.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
12/1111:00Indice ZEW du sentiment économique (Novembre)Légère amélioration attendue à -13 vs -22,8 précédemment.
13/1117:00Discours de J. PowellLe chef de la banque centrale américaine pourrait donner quelques indices à propos de l’évolution de la politique monétaire.
14/1108:00Publication du PIB au troisième trimestreC’est l’annonce économique à ne pas manquer. A priori, l’Allemagne devrait éviter de justesse d’entrer en récession mais on ne peut pas exclure une mauvaise surprise ayant un effet négatif sur l’EUR.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.