Pas de surprise sur le marché des changes

Pas de surprise sur le marché des changes

L'hebdo devises du 6 juillet 2020

Le point macro

L’eurodollar a fait quasiment du surplace la semaine passée dans un contexte de retour de la faible volatilité qui est typique à cette période de l’année. Sur le plan sanitaire, la situation continue à se dégrader à un rythme particulièrement rapide outre-Atlantique, à tel point que le Royaume-Uni, fidèle allié de Washington, a décidé d’imposer une quarantaine à tous les voyageurs en provenance des Etats-Unis. A ce jour, quatre Etats américains, parmi les plus importants (Arizona, Californie, Floride, Texas), ont été contraints de refermer leur économie tandis qu’onze autres Etats ont mis le processus de réouverture en mode pause. Selon les données communiquées par le département de médecine de l’Université John Hopkins, les Etats-Unis recensent plus de 2,7 millions de cas d’infections (un record mondial) et 128 700 décès (là encore, un record mondial). Malgré des indicateurs plutôt rassurants publiés la semaine dernière, en particulier au niveau de l’emploi américain, il y a fort à craindre que l’expansion de la pandémie nuise fortement à l’activité économique aux Etats-Unis cet été. Il ne faut donc pas trop s’attarder sur les statistiques économiques du mois de juin qui reflètent une réalité qui n’existe plus. L’économie américaine, en tout cas une grande partie, est de nouveau confinée.

En Europe, la crise sanitaire n’est plus un sujet. A part le Royaume-Uni et la Suède, la pandémie est sous contrôle partout ailleurs sur le Vieux-Continent. L’économie montre des signes évidents de rétablissement grâce à l’action de la BCE qui a permis de maintenir grand ouvert le canal du crédit aux entreprises – ce qui est inhabituel en période de récession. En revanche, la question de la relance de la demande se pose. Il n’est pas certain que l’épargne de précaution accumulée au printemps soit utilisée pour relancer la consommation du fait des craintes pesant sur l’évolution du taux de chômage. Un seul chiffre : selon l’enquête sur la confiance des consommateurs de l’INSEE, 78% des personnes interrogées ont peur d’une forte hausse du taux de chômage en France sur les douze prochains mois – un record depuis juin 2013. Cela prouve une nouvelle fois que les risques baissiers sur la reprise économique sont nombreux et que rien n’est encore gagné. La réalité, c’est qu’il faudra certainement attendre le mois de septembre pour savoir comment la crise va affecter les comportements d’investissement et de consommation et quelle sera l’ampleur des licenciements.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, le champ de bataille pour l’EUR/USD est inchangé par rapport à la semaine dernière. La paire avait évolué dans une borne de fluctuations de seulement 100 pips. Nous nous attendons à ce que la volatilité reste faible dans les séances à venir ce qui pourrait se traduire par une fluctuations dans un range étroit, entre son support situé à 1,1140 et sa première résistance à 1,1320.

On observe également une stabilisation de la paire EUR/CHF depuis un mois au-dessus des 1,06. Les interventions de la Banque Nationale Suisse, bien qu’elles soient en baisse, sont un plein succès. Comme le risque géopolitique reste réduit, un repli vers le franc suisse des opérateurs de marché est exclu.
Enfin, nous maintenons notre biais haussier sur la paire EUR/GBP. On observe depuis peu un rebond des requêtes Google concernant un « hard Brexit » ce qui traduit le retour d’une fébrilité concernant le processus de Brexit. La paire a donc de fortes de chances de renouer avec la zone des 0,92 à court terme.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10651,11401,13201,1425
EUR/GBP 0,88660,89660,91290,9165
EUR/CHF 1,05761,06061,07431,0826
EUR/CAD 1,49551,51321,54211,5485
EUR/JPY 118,39119,34121,16122,05

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Les annonces à suivre

L’agenda économique de la semaine est plutôt réduit. Une nouvelle fois, nous vous mettons en garde concernant une mauvaise interprétation des données économiques. L’indice ISM non manufacturier pour le mois de juin qui sera publié cet après-midi devrait remonter à 48,9 – ce qui induit graphiquement la formation d’un « V ». Ce n’est en rien le signe d’une reprise en « V » de l’économie. Si le consensus dit vrai, cela signifie seulement que la contraction dans le secteur des services est moins prononcée en juin qu’en mai.

Enfin, l’autre sujet qui va animer l’actualité économique au moins jusqu’à la mi-juillet va être le plan de relance européen. Selon Bruxelles, une proposition de compromis qui pourrait satisfaire les pays frugaux (comme les Pays Bas) pourrait être présentée cette semaine dans l’optique d’une adoption par le Conseil européen les 17-18 juillet prochains.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
06/0716:00Indice ISM non manufacturier (juin)Hausse à 48.9 (mais toujours en contraction).
07/0716:00Rapport JOLTS sur les nouvelles offres d’emploi (mai)Consensus à 5,000M.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Stagnation de l’euro

Stagnation de l’euro

L'hebdo devises du 29 juin 2020

Le point macro

La volatilité est restée contenue sur le marché des devises alors que le panorama économique et sanitaire n’a guère changé. Le FMI a mis en garde contre une récession cette année qui pourrait être plus importante que lors de sa précédente estimation remontant à avril. La contraction du PIB est attendue à -8% pour les économies avancées et à -3% pour les pays émergents (avec de grandes variations puisque l’organisation internationale table sur une croissance à +1% en Chine contre une récession à -4,5% en Inde et à -8% en Afrique du Sud). En ce qui concerne la France, la récession pourrait atteindre -12,5% (contre une prévision de Bercy à -11%), soit l’une des pires performances en zone euro en 2020.

Les banques centrales et les Etats ont de nouveau réaffirmé leur soutien à l’économie, ce qui est une constante depuis le début de la crise du coronavirus. La Banque Centrale Européenne (BCE) a dévoilé de nouvelles mesures (appelées repo facility) pour fournir de la liquidité aux banques centrales hors zone euro afin d’éviter que certaines banques ou institutions financières aient des difficultés à se refinancer en euro (notamment en Europe de l’Est et dans les Balkans). De l’autre côté de l’Atlantique, les injections de liquidité se poursuivent et atteignent 2300 milliards de dollars sur trois mois au titre du QE (programme de rachats d’actifs), soit une moyenne d’environ 35 milliards de dollars de rachats d’obligations par jour ouvrable depuis mi-mars.
Ajoutons que la France a aussi étendu son dispositif de chômage partiel et que les Etats-Unis envisagent de nouvelles mesures de soutien, à l’égard des consommateurs, dès le mois de juillet comme l’a indiqué le secrétaire au Trésor Mnuchin lors de la conférence d’investissement en ligne Bloomberg la semaine dernière. Ce soutien massif de la part des gouvernements va se traduire par un bond sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale de l’endettement public, conduisant à ce que les agences de notation sévissent. Ainsi, Fitch a abaissé la note souveraine du Canada de AAA (meilleure note possible) à AA+ avec perspective stable. Cependant, contrairement à la période 2008-2012, les sanctions des agences de notation n’ont aucun impact sur le marché des devises. La paire EUR/CAD n’a même pas réagi.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, il n’y a pas de changement fondamental par rapport à la semaine dernière. L’EUR/USD a évolué dans une borne très restreinte comprise entre 1,1170 (plus bas de lundi dernier) et 1,1260 (plus haut de jeudi dernier), soit une variation hebdomadaire de l’ordre de +0,40%. L’absence de volatilité est également perceptible sur les autres paires du marché des changes. Dans l’immédiat, le marché est en phase de consolidation, ce qui est très clair pour la paire EUR/USD. La zone des 1,1110 est la principale zone à surveiller dans l’optique d’une accélération baissière.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10481,11101,12981,1438
EUR/GBP 0,86910,88510,91120,9173
EUR/CHF 1,04171,05501,07311,0817
EUR/CAD 1,50101,51101,54951,5738
EUR/JPY 117,58118,52121,26123,06

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Les annonces à suivre

L’emploi va être le baromètre principal à surveiller afin de juger de l’impact réel de la crise économique et de percevoir, par la suite, les premiers signes de reprise. Cette semaine, nous aurons notamment les chiffres américains pour le mois de juin, soit après le déconfinement, qui devraient confirmer que le taux de chômage officiel diminue à la faveur d’une reprise d’activité dans les services, l’un des secteurs qui a été le plus touché par la crise. Attention toutefois, ce n’est pas encore le moment pour se réjouir. Le chômage n’est pas prêt de baisser nettement aux Etats-Unis pour deux raisons : le pire est devant nous en termes de faillites d’entreprises et donc de destructions d’emplois et, surtout, près de 50% des entreprises américaines considèrent qu’elles n’auront pas besoin d’autant d’employés qu’avant la crise dans les mois à venir. Un chômage de longue durée n’est pas exclu aux Etats-Unis, similaire à ce que nous connaissons depuis longtemps en France.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
30/0616:00Confiance des consommateurs publiée par le Conference Board (juin)Remontée à 90 contre 86,6 précédemment.
01/0714:15Créations d’emplois non agricoles ADP (juin)Hausse à 3,500k contre -2,760k précédemment.
02/0714:30Rapport sur l’emploi américain NFP (juin)Le taux de chômage est attendu par le consensus en repli à 12,2% contre 13,3% précédemment.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Indécision

Indécision

L'hebdo devises du 22 juin 2020

Le point macro

C’est un inventaire à la Prévert dont on se serait bien passé. Les indicateurs économiques qui tombent sont tous plus mauvais les uns que les autres. Les données du commerce international en Asie concernant le mois de mai n’indiquent pas de reprise en V mais plutôt une reprise en L, c’est-à-dire particulièrement lente des échanges commerciaux. En Europe, la pandémie est désormais quasiment sous contrôle partout, sauf au Royaume-Uni, mais les signes de reprise sont faibles, particulièrement au niveau de la consommation. C’est encore pire aux Etats-Unis où non seulement le COVID continue de se propager à un rythme plus soutenu dans de nombreux Etats mais les statistiques indiquent que l’activité au deuxième trimestre s’est effondrée à un niveau jamais connu. Si on regarde l’évolution de la production industrielle en variation annuelle sur les derniers mois, c’est une catastrophe : -0,18% en février (premiers cas de COVID recensés ce mois-ci), -4,86% en mars, -16,25% en avril et -15,27% en mai. Une telle baisse sur une si longue durée est sans précédent dans les annales économiques des Etats-Unis. Les prochains mois vont être compliqués. C’était clairement le message passé par le président de la Réserve Fédérale la semaine dernière à l’occasion de son audition devant le Congrès. En substance, il a rappelé pour la énième fois qu’il ne croit pas à une reprise en V et a exclu une reprise économique totale tant que la population n’aura pas le sentiment que le virus soit contenu. Dans ce contexte, il a estimé que les salariés du secteur des services vont avoir de très conséquentes difficultés à retourner au travail. En outre, il a souligné que d’importantes incertitudes pèsent sur le timing et la force de la reprise économique. En termes de politique monétaire, il a réaffirmé son engagement à faire tout ce qui est nécessaire pour soutenir l’activité et contenir les tensions de marché, particulièrement via les rachats d’actifs (dette publique mais de plus en plus dette privée des entreprises aussi). Il a en revanche clairement exclu la mise en place de taux négatifs, comme c’est le cas en zone euro, du fait de leur impact négatif sur la rentabilité du secteur bancaire.


Le point technique

L’euro/dollar est entré dans une zone d’incertitude à l’heure où nous écrivons. Graphiquement, le même schéma que sur la période mi-février mi-mars semble se produire. A l’époque, lorsque le virus a pris une ampleur mondiale, le sentiment de marché est devenu très positif à l’égard de l’euro conduisant la paire au-dessus des 1,1400. Ce fut de courte durée puisque la paire a ensuite rapidement reflué vers les 1,08. Nous sommes exactement dans la même configuration de moyen terme. Après avoir atteint la zone des 1,1400 il y a deux semaines, l’euro/dollar est désormais entré dans un mouvement baissier qui pourrait le ramener vers ses points bas annuels. Dans l’immédiat, c’est la zone de support située à 1,1087 qu’il faudra surveiller.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10001,10871,13821,1507
EUR/GBP 0,88010,88880,91020,9253
EUR/CHF 1,02631,05071,08581,0996
EUR/CAD 1,49211,51061,54631,5635
EUR/JPY 114,02117,88123,24125,62

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Les annonces à suivre

Maintenant que les grandes réunions des banques centrales sont derrière nous, au moins jusqu’au mois d’août en ce qui concerne la Banque d’Angleterre (les réunions prévues en juillet devraient toutes aboutir à un statu quo pour les principales zones géographiques), les cambistes ont de fortes chances de se tourner de plus en plus vers les indicateurs économiques afin de mieux appréhender la tournure de la reprise économique. Malheureusement, nous l’avons constaté au cours des dernières semaines, beaucoup ne savent pas bien interpréter les statistiques. De nombreux cambistes ont interprété à tort une forme en V sur un graphique (par exemple pour l’indice PMI manufacturier de la zone euro) comme le signal d’une reprise économique en V. C’est faux. Un V traduit simplement une dégradation à un rythme moins important de l’économie, souvent en lien avec la levée du confinement. C’est évidemment beaucoup mieux qu’une dégradation à un rythme plus rapide, mais cela ne signifie pas qu’il y ait réelle amélioration ou que la reprise soit en train de se produire. Il faudra donc être particulièrement vigilant, notamment à l’occasion de la publication du PMI manufacturier allemand pour le mois de juin demain matin.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
23/0609:30PMI manufacturier (juin)Remontée à 39,2 selon le consensus.
24/0610:00Indice IFO du climat des affaires (juin)Nouvelle baisse attendue à 78,3.

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L’euro tient face au dollar mais recule face aux autres valeurs refuge

L’euro tient face au dollar mais recule face aux autres valeurs refuge

L'hebdo devises du 15 juin 2020

Le point macro

Performance mitigée pour l’euro la semaine dernière qui restait en hausse face au dollar américain mais perdait beaucoup de terrain face aux autres valeurs refuge (-1,6% face au yen japonais et -1,3% face au franc suisse en variation hebdomadaire). Nous avons constaté en fin de semaine une détérioration du sentiment à l’égard des valeurs à risque, ce qui s’est traduit par une baisse des marchés actions mais également de plusieurs monnaies sur le marché des changes. Deux facteurs ont pesé sur l’appétit au risque : la confirmation par la Réserve Fédérale américaine et par plusieurs organisations internationales, dont l’OCDE, qu’il n’y aura pas de reprise en V de l’économie mondiale et la matérialisation d’une nouvelle vague de la pandémie dans plusieurs pays.

De plus en plus d’indications corroborent que les Etats-Unis n’éviteront pas une deuxième vague de la pandémie. Les dernières statistiques publiées confirment l’intuition que de nombreux Etats américains ont assoupli trop tôt les mesures de confinement. En Californie, Floride, Géorgie et au Texas, la moyenne sur sept jours de nouveaux cas atteint de nouveaux records tandis qu’en Arizona et en Oregon les nouveaux cas ont fortement augmenté au cours du dernier mois. Le cas du Texas est particulièrement intéressant car il s’agit d’un des principaux Etats américains à avoir été le premier à lever les mesures de confinement. Jeudi dernier, le Texas a enregistré 2504 nouveaux cas – le nombre journalier le plus élevé depuis le début de la pandémie. Le nombre total de cas dans l’Etat est désormais de 79 757 – ce qui représente presque le nombre de cas officiellement atteint en Chine (85 393 à ce jour).

Ajoutons à cela le fait que tous les indicateurs économiques confirment que la reprise sera particulièrement lente. Comme l’a indiqué la Réserve Fédérale, la récession sera très marquée aux Etats-Unis cette année et le redémarrage poussif en 2021. Les incertitudes sont telles que cela se traduit par d’importantes divergences entre les membres du FOMC sur les prévisions économiques. Le membre le plus optimiste table sur un bond de l’économie de +7% en 2021 tandis que le membre le plus pessimiste anticipe une poursuite de la récession sur la même période (PIB en recul de -1%). Le même grand écart existe pour l’évolution du taux de chômage : il pourrait aller vers 4,5% ou 12% en 2021. Ce décalage important, et inédit, reflète tout simplement la difficulté à intégrer dans les modèles économiques traditionnels l’impact de la pandémie. De fait, pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois, les cambistes vont devoir naviguer à vue sans savoir vraiment ce qui va se passer économiquement.

Du point de vue du marché des devises, nous sommes peut être entrés dans un nouveau régime monétaire marqué par une plus grande volatilité et une aversion au risque plus élevé, au moins à court et à moyen terme.


Le point technique

Pour l’EUR/USD, comme nous l’annoncions la semaine dernière, nous assistons à une phase de consolidation de la paire sous la zone de résistance située à 1,1417. La même configuration graphique que celle de fin-février mi-mars semble se produire, avec une envolée de l’euro vers les 1,14-1,15 avant une retombée vers les 1,08. Nous maintenons toujours notre biais baissier sur la paire avec en ligne de mire la zone de support des 1,1130.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09751,11301,14171,1542
EUR/GBP 0,87760,88450,90950,9255
EUR/CHF 1,05001,05701,09651,1064
EUR/CAD 1,48941,50241,54771,5768
EUR/JPY 117,53120,63125,64127,54

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Les annonces à suivre

Il y aura essentiellement deux points d’attention cette semaine : l’évolution du virus dans les économies majeures et particulièrement aux Etats-Unis et la réunion des membres du Conseil Européen. Concernant l’évolution de la pandémie, l’Université John Hopkins a fait un admirable travail de modélisation afin de suivre en temps réel sa propagation (voir ici, en anglais). Enfin, en ce qui concerne le Conseil Européen, l’objectif sera d’avancer sur la question du plan de relance présenté début juin par la Commission Européenne. A ce stade, personne ne s’attend à un accord. Il faudra surtout aplanir les nombreux différences entre les pays du Sud et « le club des radins » mené par l’Autriche et les Pays-Bas. Par conséquent, l’impact sur les paires en EUR devrait être faible.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
16/0611:00Indice ZEW du sentiment économique (juin)L’indice est attendu en baisse, à 32 contre 51 précédemment.
14:30Ventes au détail (mai)Le consensus table sur un rebond de 5% mais qui fait suite à un effondrement de 17,2%. Le rebond, s’il est confirmé, reflète simplement l’effet du déconfinement.
18/0613:00Réunion de la Banque d’Angleterre (BoE)Politique monétaire en mode pilotage automatique, avec un taux directeur à 0,10%, soit un point bas historique.
19/06En soiréeRéunion par visioconférence des membres du Conseil EuropéenL’objectif sera de discuter du plan de relance présenté début juin par la Commission Européenne. Etant donné les dissensions entre pays membres, un accord est improbable dès juin.

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EUR/USD : Un rallye qui pourrait rapidement s’essoufler

EUR/USD : Un rallye qui pourrait rapidement s’essoufler

L'hebdo devises du 08 juin 2020

Le point macro

Le décalage de perception concernant l’économie américaine et celle de la zone euro a été l’un des moteurs principaux expliquant la très forte appréciation de la monnaie unique face au dollar américain – la plus longue hausse continue de la paire depuis 10 ans !

D’un côté, les Etats-Unis font face à un chômage de masse qui touche plus de 40 millions de personnes et est un facteur explicatif majeur dans la survenue d’émeutes aux quatre coins du pays. De l’autre, à la surprise générale, l’Europe semble enfin avoir pris conscience de la gravité de la crise et décider d’agir. Deux annonces ont fortement joué en faveur de l’euro au cours de la semaine passée : le plan de relance national de l’Allemagne et les nouvelles mesures de la BCE. Le gouvernement allemand a dévoilé un nouveau paquet de mesures de soutien, d’un montant total de 130 milliards d’euros (soit 4% du PIB national) portant à la fois sur la relance de la consommation et le soutien à l’investissement. Parmi les mesures phares : la baisse temporaire de la TVA de 19% à 16% de juillet à décembre cette année, une prime de 300 euros par enfant, la baisse des taxes sur l’énergie pour 11 milliards d’euros, des allègements fiscaux pour les entreprises et un montant de 50 milliards d’euros pour la modernisation de l’économie (voiture électrique, usines à hydrogène, investissements dans l’e-mobilité etc…). C’est un plan de relance massif et qui intervient au moment opportun alors que l’économie allemande sort juste du déconfinement. Les Allemands ont bien compris que le timing est essentiel pour faire redémarrer l’économie et débloquer l’épargne forcée qui s’est accumulée depuis le mois de mars.

Ajoutons à cela les annonces de la BCE. La banque centrale est allée au-delà des attentes en présentant un programme de soutien à l’économie à hauteur de 1350 milliards d’euros (en hausse de 600 milliards d’euros, contre un consensus à 500 milliards d’euros) et qui est prolongé jusqu’à mi-2021 contre fin 2020 initialement. Selon nos calculs, au rythme actuel de rachats d’actifs, l’enveloppe devrait être épuisée en février 2021. En d’autres termes, il est vraisemblable qu’à l’automne prochain (éventuellement dès septembre) la BCE annonce de nouvelles mesures, pour un montant d’au moins 500 milliards d’euros supplémentaires. Si nous avons raison, cela porterait les mesures d’assouplissement quantitatif face à la crise à près de 1850 milliards d’euros. Du jamais-vu !


Le point technique

Le taux de change de l’euro a fortement augmenté aidé par ces différentes mesures et la dégradation du sentiment économique à l’égard des Etats-Unis. L’envolée face à la monnaie américaine était largement inattendue et a pris de court de nombreux cambistes. Après un bond de quasiment 2,5% en l’espace de cinq séances, c’est désormais la prudence qui domine. Les facteurs de soutien (BCE et annonces budgétaires au niveau national en zone euro) s’épuisent progressivement. Seule devrait rester la tendance baissière du dollar mais jusqu’à quand. En effet, le récent mouvement en faveur des devises à risque sur le marché des changes, qui n’a pas uniquement concerné l’euro, semble très exagéré. Après de tels gains, la logique voudrait que la paire entre en phase de consolidation sous l’effet des prises de bénéfice. Ce sera certainement le marqueur principal cette semaine, avant la réunion de la Fed.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09361,10401,14001,1589
EUR/GBP 0,86290,88030,91510,9324
EUR/CHF 1,05101,05931,09591,1000
EUR/CAD 1,45851,49161,54381,5578
EUR/JPY 116,10117,92124,54125,00

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Les annonces à suivre

Du point de vue de l’agenda économique, la réunion de la banque centrale américaine est le seul élément notable. Le curseur de la politique monétaire ne devrait pas changer, avec des taux maintenus au même niveau et la poursuite des différents programmes de soutien à l’économie. Ce sera finalement la conférence de presse de J. Powell qui donnera vraiment le ton. Le chef de la Fed est attendu par les cambistes sur deux dossiers principaux : la suite à donner à la politique monétaire (mise en place de taux négatifs par exemple) et la trajectoire de la croissance (reprise en V, L, U…et même « en transat » pour reprendre la terminologie de certains économistes).

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
10/0620:00Publication du communiqué de la Fed et mise à jour des projections économiquesStatu quo de politique monétaire.
10/0620:30Début de la conférence de presse de J. PowellLes questions porteront essentiellement sur la trajectoire de la croissance américaine et sur les nouvelles éventuelles mesures que pourraient mettre en place la Fed.

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Les risques baissiers demeurent pour l’euro

Les risques baissiers demeurent pour l’euro

L'hebdo devises du 01 juin 2020

Le point macro

C’est le bon moment pour faire un bilan du mois de mai. L’euro a réussi à regagner du terrain face à ses principales contreparties, y compris le dollar américain, malgré le contexte économique défavorable. Plusieurs facteurs semblent expliquer la hausse de la monnaie unique. Premièrement, les cambistes prêtent peu attention pour le moment aux données macroéconomiques. L’ampleur de la récession risque d’être plus élevée en Europe qu’ailleurs mais ce n’est pas encore un facteur différenciant au niveau des taux de change. Deuxièmement, l’euro semble aussi profiter du fait que le pic de la pandémie ait été atteint sur le continent alors que la crise sanitaire continue de s’amplifier aux Etats-Unis, où on recense désormais 100 000 morts, et en Amérique latine (Brésil en tête). Troisièmement, l’Europe a agréablement surpris ces deux dernières semaines. L’ambitieuse proposition franco-allemande pour soutenir les pays du Sud qui a largement inspiré le plan de relance présenté la semaine dernière par la Commission Européenne a permis d’améliorer sensiblement le sentiment à l’égard de la monnaie unique. Rappelons que c’est un paquet de soutien d’un montant total de 750 milliards d’euros comprenant à la fois des subventions et une petite partie de prêts qui a été dévoilé par la Commission.

Néanmoins, les risques baissiers demeurent pour la monnaie unique. A très court terme, il n’est pas improbable que l’engouement initial provoqué par le plan de relance européen fasse pschitt. En effet, plusieurs semaines voire plusieurs mois d’intenses négociations au sein de l’UE vont commencer qui vont peut être conduire à diluer le projet initial et à le rendre moins ambitieux. Ajoutons aussi qu’un accord prendra du temps. La Commission Européenne parle d’un accord en juillet mais la chancelière allemande Angela Merkel évoque plutôt l’automne. De fait, la capacité de réaction de l’UE pour faire face à la crise et notamment permettre aux pays du Sud largement dépendants des revenus du tourisme de ne pas être mis en difficulté est réduite. L’autre facteur, qui jusqu’à présent est négligé, est l’essor du risque géopolitique, à travers l’augmentation des tensions sino-américaines. La semaine dernière, lors de sa session annuelle, l’Assemblée nationale populaire de Chine a adopté une disposition controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong qui a de nouveau conduit à un regain de tensions avec Washington. En réaction, les Etats-Unis ont retiré à l’ancienne colonie son statut commercial spécial, ce qui a fait bondir les autorités chinoises. Les deux pays sont engagés dans une escalade inévitable et se préparent à une nouvelle et longue guerre froide avec deux foyers de tensions majeurs : Hong Kong et Taiwan. Pour juger de l’état des relations entre les deux superpuissances, le meilleur baromètre à surveiller est le taux de change du yuan. Depuis plusieurs jours, la monnaie chinoise s’est dépréciée face au dollar américain, indiquant que la Chine est prête à laisser filer sa devise en représailles aux attaques américaines. Pour l’instant, la glissade du yuan est faible, mais si elle devait être plus importante, cela pourrait conduire à de fortes répercussions sur l’ensemble du marché des changes (répercussions négatives pour l’euro) et à un bond soudain de la volatilité.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, l’euro, après plusieurs tentatives infructueuses au cours des semaines passées, a réussi à franchir la résistance à 1,10 face au dollar américain, essentiellement en réaction au plan de relance de la Commission Européenne. Nous voyons cette hausse plutôt comme une opportunité d’acheter des dollars à bon compte. En effet, rien n’indique que le mouvement haussier soit durable, qu’on se base sur les indicateurs techniques (comme les moyennes mobiles) ou le contexte économique. Nous continuons de viser le bas du range dans lequel évolue la paire, c’est-à-dire le niveau des 1,0785.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,07851,09001,12001,1321
EUR/GBP 0,87400,88460,90580,9164
EUR/CHF 1,04291,05081,07421,0899
EUR/CAD 1,50961,51831,53411,5411
EUR/JPY 114,42115,88119,99122,77

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera essentiellement marquée par la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) jeudi. Plusieurs membres du Conseil des Gouverneurs ont ouvert la porte au cours des dernières jours à de nouvelles mesures de soutien à destination de l’économie européenne. Il n’y a pas beaucoup de débat parmi les analystes et économistes : la BCE devrait augmenter son programme d’achats d’actifs pour faire face à la pandémie de 500 milliards d’euros, ce qui le porterait à 1250 milliards d’euros. En outre, une extension du programme est prévisible jusqu’au mois de septembre 2021. Il n’est pas exclu également que la BCE évoque également d’autres mesures, comme une nouvelle baisse du taux auquel elle propose du crédit aux banques ou une augmentation des rachats de dette supranationale (par exemple la dette de l’UE) mais cela ne devrait pas être au cœur du paquet de soutien dévoilé dans trois jours.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
01/0616:00Indice ISM manufacturier (Mai)Léger rebond attendu à 42,5.
02/0609:55PMI manufacturier (Mai)Le consensus table sur une nouvelle chute à 34,4 du fait de l’impact des mesures de confinement.
03/0614:15Enquête ADP sur l’emploi américain (Mai)Consensus à -9.000K.
16:00Indice ISM non manufacturier (Mai)Rebond prévu à 44,2.
16:00Réunion de la banque centraleStatu quo monétaire attendu à 0,25%.
04/0613:45Réunion de la banque centraleLa BCE devrait annoncer une augmentation de 500 milliards d’euros de son programme de rachats d’urgence face à la pandémie (PEPP) et une extension jusqu’en septembre 2021.
05/0614:30Taux de chômage (Mai)Le taux de chômage devrait de nouveau bondir, à 19,8% en mai, et continuer sur cette tendance au moins pendant tout l’été selon plusieurs membres de la Fed. Un pic à 30% pourrait être atteint rapidement.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le marché des changes à l’heure des tensions sino-américaines

Le marché des changes à l’heure des tensions sino-américaines

L'hebdo devises du 24 mai 2020

Le point macro

Le sentiment à l’égard de la monnaie unique s’est progressivement dégradé la semaine passée au fur à mesure de l’accroissement des tensions sino-américaines. La paire EUR/USD est toutefois parvenue à rester en positif en variation hebdomadaire (+0,6%). Un des éléments qui a certainement joué en faveur de l’euro est l’initiative franco-allemande de soutien à l’économie européenne reposant sur l’émission de dette par la Commission Européenne afin d’aider les pays les plus en difficulté de la zone euro. Toutefois, pour que cette proposition audacieuse aboutisse, encore faudra-t-il avoir le soutien des pays réfractaires à plus d’intégration fiscale, notamment l’Autriche, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas. En effet, les questions budgétaires au niveau européen nécessitent un accord unanime des pays membres. Pour ainsi dire, l’initiative franco-allemande, bien que salutaire, a assez peu de chances d’aboutir dans un avenir proche. Une déconvenue pourrait de nouveau pénaliser l’euro.

Ajoutons également que le renforcement du risque géopolitique va continuer à terme à peser sur le marché des changes, et à favoriser un repli sur les valeurs refuge, comme nous l’avons vu lors des semaines passées ou en 2019. Tout porte à croire que plus nous allons nous rapprocher du jour de la présidentielle américaine, plus les tensions sino-américaines vont croître. Les deux candidats à la magistrature suprême, le démocrate J. Biden et le républicain D. Trump, ont parfaitement compris que pour remporter le vote des Américains ils doivent adopter une position très ferme à l’égard de la Chine. Preuve de l’envolée du sentiment anti-chinois outre-Atlantique, selon un récent sondage de Deutsche Bank, 41% des Américains interrogés déclarent ne pas vouloir acheter de nouveau des produits venus de Chine – un niveau record. En fin de semaine dernière, la Maison Blanche a publié un rapport de 20 pages détaillant les « activités malignes » de la Chine qui couvre aussi bien la politique économique jugée « prédatrice », l’appareil militaire, la désinformation ou encore la violation des droits de l’Homme. En outre, le Congrès américain et la Maison Blanche travaillent de concert pour apporter une réponse ferme au projet chinois visant à présenter une loi de sécurité nationale sur Hong Kong. Dernier point, et pas des moindres, le Sénat américain doit aussi prochainement débattre d’une proposition de loi cherchant à renforcer significativement la réglementation pesant sur les entreprises chinoises. Ces dernières pourraient être contraintes de se retirer de la cotation aux Etats-Unis et de certifier qu’aucun gouvernement étranger ne les contrôle – sous-entendu le gouvernement chinois – si elles souhaitent poursuivre leurs activités sur le territoire américain. Systématiquement, Pékin a laissé entendre que des représailles économiques et/ou politiques auraient lieu en cas d’ingérence des Etats-Unis dans les affaires chinoises. Les points d’achoppement sont nombreux. Tout indique que l’un des marqueurs majeurs du marché des changes dans les mois à venir sera le risque géopolitique sino-américain qui viendra s’ajouter aux conséquences économiques de la crise du coronavirus. De fait, nous maintenons notre vision baissière sur la paire EUR/USD à moyen terme.


Le point technique

L’analyse technique, en particulier les moyennes mobiles, confirme également ce scénario avec un retour envisagé vers le bas du range dans lequel la paire évolue depuis près de deux mois. Le premier objectif que nous nous fixons est à 1,0768 qui correspond au premier support majeur.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,06301,07681,10371,1108
EUR/GBP 0,86410,87900,90150,9091
EUR/CHF 1,04331,04891,06591,0688
EUR/CAD 1,49901,51271,53421,5419
EUR/JPY 114,45115,17117,56119,12

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Les annonces à suivre

Les nombreuses statistiques qui vont ponctuer cette semaine, des deux côtés de l’Atlantique, ne vont certainement pas nous apprendre grand-chose sur l’état réel de l’économie. Il faudra certainement attendre encore plusieurs semaines, voire peut-être plusieurs mois, avant d’être en mesure de faire un diagnostic du coût économique lié au coronavirus. Notons que la Commission Européenne doit présenter le 27 mai les détails de son plan de relance. Il s’agit d’une étape dans un long processus qui ne devrait pas être finalisé avant au moins fin juin. Il faut encore que les Etats membres s’accordent sur l’instrument financier qui sera mis à disposition pour effectuer la relance coordonnée (coronabonds, prêts aux pays en difficulté, dette européenne etc…). Enfin, les tensions sino-américaines devraient encore beaucoup peser sur l’évolution des taux de change, au détriment des devises à risque.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
25/0510:00Indice du climat des affaires – IFO (Mai)Rebond attendu à 80 contre 74,3 précédemment. Les perspectives des entreprises pour les mois à venir seront à surveiller de près.
26/0508:00Confiance des consommateurs GfK (Juin)Nette amélioration attendue par rapport au mois de mai mais indice toujours en négatif à -1,8.
27/0510:00Indice ZEW des perspectives conjoncturelles (Mai)Chiffre précédent à 12,7.
En soiréePrésentation par la Commission Européenne de l’instrument de relance économique contre le coronavirusIl s’agit d’une étape dans un processus de long terme. Le plan de relance de l’UE ne devrait être finalisé que vers fin juin.
28/0514:30Commandes de biens durables (Avril)Hors défense et aéronautique, les commandes sont attendues en fort repli à -6,0% en variation mensuelle.
29/0516:00Indice de confiance de l’Université du Michigan (Mai)Nouvelle estimation attendue à 73,7.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Les monnaies refuge à l’honneur

Les monnaies refuge à l’honneur

L'hebdo devises du 17 mai 2020

Le point macro

C’est ce qu’on appelle une semaine noire. Pour la énième fois, le président de la Réserve Fédérale américaine (Fed) a répété que le scénario d’une reprise en V de l’activité économique est exclu. Les indicateurs chinois pour le mois d’avril ont corroboré sans l’ombre d’un doute que la demande ne repart pas une fois les mesures de confinement levées. Les ventes au détail se sont effondrées de -7,5% sur un an, avec une glissade à deux chiffres pour certains secteurs d’activité comme l’habillement et la restauration. La conjoncture déprimée en Asie est en outre une mauvaise nouvelle pour toutes les économies excédentaires, comme l’Europe, qui commercent beaucoup avec cette partie du monde. C’est également un signal négatif pour l’euro. A propos de l’Europe justement, les pays membres sont toujours incapables de mettre en œuvre une réponse coordonnée à la crise. La dynamique politique est en train de s’enliser. Lors du dernier Eurogroupe, les modalités du plan de relance et l’enveloppe totale ont à peine été discutées. Ajoutons enfin que le risque géopolitique confirme son retour avec une montée abrupte des tensions entre Pékin et Washington sur la question de la gestion du coronavirus. En toile de fond, c’est bien la campagne présidentielle américaine de 2020 qui est amorcée et qui cible, dans le camp Trump, comme il y a quatre ans de cela, la Chine.

Face à une accumulation de facteurs de risque, le marché des changes a réagi comme il le fait d’habitude en favorisant les valeurs refuges (yen japonais, dollar américain et, dans une moindre mesure, le franc suisse). Malgré les rumeurs de marché, infirmées par la Fed, selon lesquelles les Etats-Unis pourraient décider de mettre en place des taux négatifs dans un proche avenir – ce qui aurait mécaniquement pour effet d’affaiblir l’USD – la monnaie américaine reste en nette hausse. Elle a renforcé son avance au cours de la semaine passée face à la monnaie unique, et affiche un gain sur un mois de quasiment 1% et depuis le début de l’année de 3,5%. Le dollar index, qui permet de mieux apprécier l’évolution de la perception du risque sur l’ensemble du marché, est également en progression, de l’ordre de 4% depuis janvier.


Le point technique

Du point de vue de l’analyse technique, l’euro/dollar est toujours bien ancré dans son range de long-terme. Le prochain niveau à surveiller sera la zone de support située à 1,0770 qui, si elle est enfoncée, ouvrira la porte à une extension de la baisse vers les 1,0630.

L’euro est toujours dans un canal baissier face au yen. La pression à la baisse est notamment favorisée par le retour de la question épineuse de la guerre commerciale entre la Chine et les USA. Le support situé à 114,42, qui correspond à un point bas de trois ans, est le premier niveau clé à surveiller. S’il est atteint, la cible suivante sera à 113 avant de renouer avec les points bas de 2016 à 112,00-112,60.

La situation est plus complexe pour l’EURCHF étant donné les interventions massives de la Banque Nationale Suisse (BNS). La paire a toutefois atteint un point bas depuis 2015 la semaine passée, soulignant à quel point les pressions acheteuses sur le CHF sont importantes. Cela a contraint le président de la BNS à publiquement réaffirmer son engagement à intervenir sur le marché pour limiter l’appréciation de la monnaie suisse.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,06301,07701,10751,1288
EUR/GBP 0,86240,86800,89000,8995
EUR/CHF 1,04401,04881,05841,0633
EUR/CAD 1,48051,49501,53681,5641
EUR/JPY 113,00114,42117,22118,83

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Les annonces à suivre

Cette semaine, il n’y aura pas beaucoup d’indicateurs économiques à surveiller. En revanche, la thématique de la guerre commerciale qui revêt désormais une composante sanitaire avec la crise du coronavirus pourrait être l’un des moteurs principaux du marché. Il faudra aussi compter avec les craintes réaffirmées de nouvelle vague du coronavirus au fur à mesure que les économies développées entament le déconfinement. C’est évidemment un élément qui sera aussi favorable aux valeurs refuge. Très rapidement, une autre thématique va aussi s’imposer dans le paysage économique, celle du risque de faillites. Si les banques centrales ont avec succès évité une crise de liquidité, rien à ce stade ne permet d’éviter une vague de faillites sans précédent qui est en partie alimentée par une demande qui a assez peu de chances de redémarrer. Dès le mois de juin, nous devrions avoir, y compris en France, les premières faillites qui seront annoncées. Dans ce contexte, le dollar américain devrait continuer de tirer son épingle du jeu, notamment face à l’euro.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
19/0511:00Indice ZEW du sentiment économique (Mai)Effondrement attendu à -42,4.
21/0514:30Indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Mai)Consensus à -47,0.
22/0509:30PMI manufacturier (Mai)Rebond attendu à 39 contre 34,5 précédemment.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’EUR/USD reste pour l’instant de marbre face à l’effondrement économique

L’EUR/USD reste pour l’instant de marbre face à l’effondrement économique

L'hebdo devises du 11 mai 2020

Le point macro

La paire EUR/USD a seulement perdu 0,3% lors de la semaine écoulée malgré une dégradation économique sans précédent qui aurait pu logiquement être plus favorable aux valeurs refuge, notamment le dollar américain. Il semble que le marché des changes prête assez peu attention au tsunami de mauvais indicateurs qui tombent quotidiennement.

Le réveil pourrait être brutal. Du point de vue économique, un tel effondrement économique n’avait jamais été vu. Aux Etats-Unis, l’économie a détruit plus de 20 millions d’emplois en avril ce qui a poussé le taux de chômage à 14,7% contre 4,4% un mois plus tôt. Du fait du confinement, c’est le secteur des services qui a été le plus pénalisé : plus de 7 millions d’emplois perdus dans les loisirs et l’hôtellerie, près de 2,5 millions dans l’éducation et la santé et 2,1 millions dans le commerce de détail. Selon plusieurs membres de la Réserve Fédérale, le taux de chômage devrait rapidement grimper vers 20% pour éventuellement atteindre un pic proche de 30%.

Les indicateurs en provenance de Chine, qui a été le premier pays touché par la pandémie et le premier à s’en sortir, ne sont pas rassurants. Les capacités de production des entreprises sont rapidement revenues à la normale mais la consommation reste morose. Les ventes au détail ont chuté de 15,8% en mars en glissement annuel et les dépenses au restaurant ont plongé de près de 50% sur la même période. Beaucoup de boutiques sont encore désespérément vides, y compris dans la capitale Pékin. Ce phénomène s’appelle l’effet d’hystérèse. Bien que la pandémie ait disparu, elle continue d’avoir un effet notable sur les comportements de consommation et d’épargne. Tout porte à croire qu’une reprise en V – rapide – soit une chimère. Le scénario vers lequel nous nous dirigeons est celui d’une reprise en U, donc très graduelle et qui pourrait être freinée dans l’éventualité d’une nouvelle vague de la pandémie à l’automne.


Le point technique

Sur le marché des changes, nous ne nous attendons pas à des mouvements majeurs cette semaine sur l’EUR/USD qui reste dans son range de long terme. Les tentatives de rebond ont bloqué sur la résistance psychologique à 1,1000. La tendance baissière à moyen terme, en direction de notre cible à 1,06, est toujours confirmée par les moyennes mobiles à 100 jours et à 200 jours. Le niveau clé à la baisse à surveiller dans les jours à venir est le support situé à 1,0727.

L’EUR/CHF est également en ligne de mire. Bien que la paire ait peu évolué récemment (stagnation en variation hebdomadaire et baisse de seulement 0,22% sur un mois), il devient de plus en plus difficile et coûteux pour la Banque Nationale Suisse (BNS) de maintenir le taux plancher situé à 1,05. En se basant sur le rapport de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), les positions longues (acheteuses) sur le franc suisse n’ont jamais été aussi élevées depuis 2008 – soit lors de la dernière crise financière. Cela implique que la BNS va être contrainte d’accroître ses interventions quasi-quotidiennes sur le marché pour éviter une cassure sous les 1,05. Dans l’immédiat, la banque centrale a les moyens d’agir mais si la crise est plus durable que prévu, de plus en plus de cambistes vont s’interroger sérieusement sur sa capacité à conserver le niveau des 1,05.

Enfin, la paire EUR/JPY continue sa baisse, comme nous l’anticipions, avec un repli de 0,8% sur la semaine dernière et une cassure du niveau des 115. L’incertitude économique favorise évidemment le repli sur le yen, qui sert de valeur refuge, mais ce n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Le retour tonitruant de la guerre commerciale sino-américaine en premier plan est aussi un facteur décisif qui devrait continuer de pousser l’EUR/JPY vers ses points bas de 2016 (vers les 113 avant une attaque des 111). Comme l’élection présidentielle américaine est seulement dans quelques mois, le président Trump va probablement essayer d’accroitre les tensions avec la Chine afin de mobiliser ses électeurs et d’essayer de créer une sorte d’union nationale autour de sa personne. La grande thématique à venir risque d’être de nouveau la guerre commerciale.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,05181,07271,10001,1145
EUR/GBP 0,85010,86270,88330,8877
EUR/CHF 1,03961,04801,06501,0735
EUR/CAD 1,43911,48721,56521,5833
EUR/JPY 113,00114,54118,30119,21

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera particulièrement calme sur le front des statistiques. Aucune intervention des banques centrales à prévoir. Le seul indicateur à surveiller sera la publication des ventes au détail en mars outre-Atlantique. Le consensus table sur un chiffre horrifique : -10%. L’impact sur les taux de change devrait être faible. La macroéconomie ne sera certainement pas le facteur majeur d’évolution des devises cette semaine. Ce sera de nouveau la perception du risque.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
13/0508:00PIB trimestriel au T1Contraction du PIB attendue comme dans les autres pays européens.
15/0508:00PIB trimestriel au T1Contraction prévue du PIB.
14:30Ventes au détail (Mars)Effondrement attendu à -10% contre -8,4% précédemment.

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La BCE sauve la mise à l’euro

La BCE sauve la mise à l’euro

L'hebdo devises du 04 mai 2020

Le point macro

Le facteur principal qui explique le rebond de l’euro face à ses principales contreparties (sauf la livre sterling) au cours de la semaine écoulée est l’intervention de la BCE. Le marché s’attendait à ce que la banque centrale ouvre la porte à de nouvelles mesures de soutien en juin prochain. A la surprise générale, elle a substantiellement renforcé le dispositif existant dès ce mois-ci. Concrètement, elle a réaffirmé qu’elle se tient prête à tout faire pour soutenir l’économie européenne, ce qui implique de maintenir le programme de rachats d’actifs liés à la pandémie aussi longtemps que nécessaire (probablement au-delà de la limite initialement fixée à fin 2020). En outre, elle a réduit le taux auquel elle prête aux banques de la zone euro en le poussant encore davantage en territoire négatif, à -1%, dans l’espoir que cela booste le crédit dans les mois à venir. L’activisme de la BCE a permis d’éclipser les mauvaises nouvelles économiques qui n’ont cessé de tomber en zone euro au cours des derniers jours.

L’économie de la zone euro s’est effondrée au premier trimestre. En première estimation, le PIB de l’Union est ressorti à -3,8%, mettant ainsi un arrêt brutal au cycle de croissance qui avait commencé en 2013 après la crise de la dette souveraine. Sur la même période, la France connait une contraction du PIB de -5,8%, l’Espagne de -5,2% et l’Italie de -4,7%. Le pire est à venir puisque l’impact réel du coronavirus sur le premier trimestre ne porte que sur deux à trois semaines en fonction des pays. Les chiffres du deuxième trimestre seront dignes d’un film d’horreur.

En revanche, sur le plan sanitaire, la pandémie semble maîtrisée dans les principales économies de la zone euro, mais il est encore difficile de définir des critères objectifs pour savoir quand rouvrir complètement les économies. En France, comme vous le savez, le début du déconfinement devrait avoir lieu à partir du 11 mai. Le risque d’une seconde vague, que connaissent en ce moment de nombreux pays comme la Chine ou le Danemark, est toujours d’actualité, faisant craindre une nouvelle fermeture de certains secteurs de l’économie dans les semaines ou les mois à venir.


Le point technique

Le rebond de l’euro, qui reste limité, ne change pas fondamentalement le panorama sur le marché des devises. En ce début de semaine, la paire EUR/USD est toujours coincée dans son range de long terme défini entre 1,07 et 1,12. Il faudra surveiller un éventuel test de la zone de résistance située à 1,0735 dans les séances à venir. Un objectif à moyen terme à 1,06 est toujours de mise. Les dernières statistiques européennes nous confortent dans l’idée que la reprise sera plus lente de ce côté-ci de l’Atlantique du fait de l’incapacité d’une coordination fiscale européenne. Le soutien massif de la BCE est d’une aide précieuse mais n’est pas suffisant.

L’autre paire de devises que nous regardons de près cette semaine est l’EUR/JPY qui consolide autour du niveau des 117. Si l’aversion au risque se renforce, un nouveau repli vers les 115,44, qui correspond au point bas de 2020 atteint le 30 avril dernier, est probable. Une cassure de ce niveau ouvrirait alors la porte à une extension de la baisse en direction de son point bas de 2017, à 114,85.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,06461,07351,11561,1210
EUR/GBP 0,85970,86750,88470,8941
EUR/CHF 1,03951,04681,06041,0670
EUR/CAD 1,47071,50071,55731,5879
EUR/JPY 114,85115,44119,12120,87

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Les annonces à suivre

Sans surprise, cette semaine sera marquée par un flot continu de mauvaises statistiques, avec notamment l’explosion attendue du chômage aux Etats-Unis en avril à près de 14% contre 4,4% en mars. La seule banque centrale qui doit se réunir est la Banque d’Angleterre. Le consensus table sur un maintien de la politique monétaire en l’état mais, à l’instar de la BCE il y a quelques jours, on ne peut pas exclure une surprise de dernière minute. A ce stade, les rachats d’actifs effectués par la Banque d’Angleterre au titre de la lutte contre le coronavirus se montent à près de 100 milliards de livres dont 18 milliards de livres pour des rachats de dette d’entreprises et 82 milliards de livres pour des rachats d’obligations souveraines.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
04/0509:55PMI manufacturier (Avril)Chute attendue à 45,5.
05/05Non communiquéDécision de la Cour Constitutionnelle sur le programme de rachats d’actifs de la BCE
06/05Non communiquéLa Commission Européenne doit présenter un projet de proposition de nouveau budget à long terme, incluant un plan de financement de la reconstruction en Europe.
14:45Création d’emplois non agricoles (Avril)Destructions d’emplois estimées à -13.050K.
07/0508:00Décision de politique monétaireL’annonce est avancée à 8h contre 13h en temps normal. Statu quo de politique monétaire.
08/0514:30Rapport sur l’emploi américain (Avril)Le taux de chômage est attendu en forte progression, à 14% contre 4,4% en mars.

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