Appétit au risque

Appétit au risque

L'hebdo devises 03 mai 2021

Le point macro

Le retour de l’appétit au risque sur le marché des changes a conduit à une baisse généralisée du dollar américain au cours des dernières séances. L’amélioration économique notable des deux côtés de l’Atlantique et l’accélération de la vaccination en Europe ont été les deux principaux moteurs de baisse du billet vert. Aux Etats-Unis, la croissance économique au premier trimestre a connu un bond à 6,4% (du jamais vu depuis des décennies) grâce aux nombreuses mesures de soutien à destination des ménages prises par les administrations Trump et Biden. Le fort rebond de l’activité, qui devrait perdurer dans les trimestres à venir, devrait conduire la Réserve Fédérale américaine (Fed) à réviser à la hausse ses projections économiques pour 2021 et 2022 lors de sa réunion du mois de juin. Pour autant, comme l’a une nouvelle fois rappelé J. Powell la semaine dernière, aucun changement au niveau de la politique monétaire n’est à prévoir (voir notre analyse de la semaine dernière sur le « tapering »). Dit autrement, la Fed va faire son maximum pour soutenir autant de temps que nécessaire la reprise à l’œuvre.

En Europe, la pandémie reflue. Selon les dernières données, l’immunité collective (70% de la population adulte vaccinée) devrait être atteinte dans l’UE au cours du mois de juillet. Déjà, plusieurs pays ont annoncé une réouverture graduelle des économies dès ce mois-ci. Au Royaume-Uni, où la vaccination a un temps d’avance par rapport à l’UE, la vie a repris son cours normal. Selon les derniers chiffres officiels, environ 38 millions de Britanniques vivent désormais dans une zone où aucun nouveau cas de Covid n’a été recensé au cours des dernières semaines. Le seul point d’inquiétude concernant la pandémie au niveau mondial est l’Inde. Une catastrophe humanitaire est en train de frapper la sixième économie mondiale. Près des deux tiers de son économie sont désormais quasiment arrêtés. Pour autant, l’impact négatif sur la croissance mondiale cette année devrait être faible.

Enfin, sans surprise, la banque centrale de Suède a maintenu son taux directeur inchangé à 0% lors de sa réunion de la semaine dernière. La Banque du Japon a agi de manière similaire. Elle a toutefois mis à jour ses prévisions économiques pour les années à venir. Malgré tous les efforts mis en œuvre par le gouverneur Kuroda, l’inflation ne devrait toujours pas atteindre sa cible à 2%. Pour 2023, la Banque du Japon prévoit une inflation à 1.0%. Il est donc probable qu’à moyen terme la banque centrale ajuste ses mesures de soutien.


Le point technique

Sur le marché des devises, l’appétit au risque a évidemment avantagé l’euro. La paire EUR/USD a finalement réussi à franchir le seuil symbolique des 1,21 en milieu de semaine dernière. Le prochain seuil stratégique se situe désormais à 1,2204 (qui fait office de résistance). On ne peut pas exclure à court terme une consolidation de la paire si les opérateurs de marché décident de prendre leurs gains (en l’espace d’un mois, la paire a gagné près de 3%).

L’euro a également accentué ses gains face à la monnaie nippone. En variation mensuelle, la paire EUR/JPY gagne plus de 2,1% et, depuis le début de l’année, la performance atteint 4,5%. Depuis le départ de D. Trump (qui était un facteur de risque pour le marché), le yen a connu un fort repli. Ajoutons également que les fortes inquiétudes concernant la pandémie dans l’archipel nuisent aussi au taux de change du yen. Notre objectif pour l’EUR/JPY à moyen terme se situe à 134,48 (un niveau qui n’a pas été atteint depuis début 2018 et fait désormais office de résistance).

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,17311,18891,22041,2362
EUR/GBP 0,84090,85420,87610,8808
EUR/CHF 1,08331,09101,11001,1156
EUR/CAD 1,45951,48201,52061,5321
EUR/JPY 128,97129,73133,00134,48

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera dense au niveau des indicateurs macroéconomiques avec une myriade de PMI des deux côtés de l’Atlantique. L’attention du marché va toutefois plus se porter sur les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis qui devraient être une nouvelle confirmation que la dynamique au niveau de l’activité reste particulièrement positive. Cela devrait logiquement renforcer l’appétit au risque sur le marché des changes. Notons que la réunion de la Banque d’Angleterre devrait soulever un intérêt faible. La banque centrale est sur mode pilotage automatique, comme le sont d’ailleurs la Fed, la Banque du Japon et la Banque Centrale Européenne.

Enfin, il faudra s’attendre à un probable regain de volatilité sur les paires en GBP le 6 mai prochain à l’occasion des élections législatives en Ecosse. En cas de victoire du Parti national écossais (qui gouverne actuellement l’Ecosse), il est fort probable qu’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse survienne. Si ce scénario venait à se produire, ce serait un signal négatif pour la livre sterling. Mais pour l’instant, ce risque n’est pas du tout « pricé » (intégré dans les cours) par le marché.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
03/0516:00Indice PMI manufacturier de l’ISM (Avril)Consensus à 64,9 contre 64,7 précédemment.
04/0510:30Indice PMI manufacturier (Avril)Baisse à 57,9 contre 60,7 précédemment.
05/0514:15Enquête ADP (Avril)Consensus à 750k contre 517k en mars.
16:00Indice PMI non manufacturier de l’ISM (Avril)Le marché table sur un chiffre à 64,0 contre 63,7 précédemment.
06/0513:00Réunion de la banque centraleStatu quo.
07/0514:30Rapport sur l’emploi NFP (Avril)Hausse des créations d’emplois (925k) et baisse attendue du taux de chômage (5,8%).

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


« Tapering »

« Tapering »

L'hebdo devises 26 avril 2021

Le point macro

La pandémie connait un sursaut dans plusieurs pays asiatiques (Inde et Japon). Mais la bonne nouvelle c’est que les mesures de restrictions mises en œuvre dans l’UE semblent porter leurs fruits. Plusieurs pays européens ont prévu de commencer le processus de réouverture économique à partir de cette semaine, notamment pour permettre l’arrivée des touristes étrangers. Dans le cas de la France, la réouverture aura lieu à partir de mi-mai et sera très progressive. Comme ce fut le cas au troisième trimestre de l’année dernière, il faut s’attendre à un fort rebond de la consommation et de la croissance économique sur la période estivale.

Sur le plan politique, l’Allemagne connait un petit électrochoc à cinq mois des élections générales de septembre. La CDU, le parti de la chancelière A. Merkel, est en perte de vitesse dans les sondages après la nomination de son candidat, A. Laschet. L’usure du pouvoir, mais également le manque de renouvellement de ses élites sont les deux principaux facteurs expliquant le recul auprès de l’opinion publique du parti. A l’inverse, le parti Vert allemand tire son épingle du jeu et devrait avoir un rôle primordial dans la prochaine coalition au pouvoir. Il est probable que sa candidate, A. Baerbock, obtienne le poste de vice-chancelière, ce qui pourrait induire plusieurs changements majeurs en termes économiques. Le programme des Verts allemands prévoit notamment 500 milliards d’euros d’investissements publics et une plus grande flexibilité au niveau du cadre budgétaire (la fameuse cible des 3% de déficit). Une vraie révolution pour l’Allemagne ! Toutefois, il reste encore plusieurs mois avant le scrutin donc tout peut encore fortement arriver. Ce qui est certain à ce stade c’est que l’ère Merkel arrive à son terme.


Le point technique

Sur le marché des changes, la volatilité reste encore très contenue malgré la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) jeudi. Sans surprise, l’institut d’émission a maintenu sa politique monétaire inchangée. L’enveloppe de 1850 milliards d’euros allouée aux achats de titres dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif n’a pas été modifiée. En outre, le taux de la facilité de dépôt (taux auquel elle prête aux banques commerciales) est maintenu à -0,5%. D’ici à sa réunion du 10 juin, de nouvelles questions pourraient toutefois surgir sur l’évolution de la politique monétaire en cas de forte reprise économique. Pour l’instant, la paire reste en territoire positif en variation hebdomadaire (+0,30%), toujours ancrée autour du seuil psychologique des 1,20. Nous tablons sur une évolution latérale à proximité de cette zone de prix à court terme, faute de catalyseur.

On notera que le dollar canadien n’a finalement que peu profité de la décision de la Banque du Canada (BoC) de réduire son programme de rachats d’actifs de 4 milliards CAD par semaine à 3 milliards CAD. Le dollar canadien n’a gagné que +0,10% face à l’euro sur la semaine écoulée. Cette décision de la banque centrale indique pourtant que l’économie canadienne se redresse plus rapidement que prévu. D’ailleurs, la BoC a revu à la hausse ses prévisions de croissance. Après une contraction de l’activité économique de 2,5% l’an dernier, la banque centrale table sur une croissance de 6,75% cette année puis de 4% en 2022. Si ces prévisions s’avèrent justes, le Canada devrait être la première grande économie développée à retirer assez massivement ses mesures ultra-accommodantes mises en œuvre au début de la crise.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,17021,18261,21971,2230
EUR/GBP 0,85130,85930,87520,8831
EUR/CHF 1,08431,09321,11981,1234
EUR/CAD 1,46221,48301,51261,5274
EUR/JPY 127,37128,48131,19132,09

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Les annonces à suivre

Cette semaine, l’attention des cambistes se portera essentiellement sur la réunion de la banque centrale américaine (Fed). Cette réunion intervient à un moment crucial puisque le marché s’agite depuis quelques semaines concernant la crainte d’un « tapering » (ralentissement du rythme des rachats d’actifs). Même si l’économie américaine a déjà renoué avec son niveau d’avant-crise, l’hypothèse d’un « tapering », qui pourrait créer un retour de l’aversion au risque sur le forex, nous parait fortement improbable à ce stade. Etant donné les besoins en financement de l’Etat fédéral et les poches de fragilité qui subsistent au niveau de l’économie (particulièrement parmi les populations les plus défavorisées), la Fed va devoir maintenir une politique monétaire accommodante sur le long terme. A ce stade, un ralentissement des rachats d’actif serait prématuré. En outre, J. Powell n’a cessé d’indiquer au cours des ses récentes interventions que la Fed reste sur une politique monétaire inchangée. Ce serait un revirement surprenant.

Du côté européen, l’indice IFO du climat des affaires pour l’Allemagne sera la principale publication de la semaine. Le consensus table sur un léger repli à 93,2 en avril en lien avec le renforcement des mesures de restrictions pour faire face à la pandémie. On a pu observer le même repli du côté de l’indice du climat des affaires en France la semaine passée. Enfin, le président du conseil italien, Mario Draghi, devrait officialiser dans les jours à venir un ambitieux plan de relance de 221 milliards d’euros destiné à restructurer radicalement l’économie de la péninsule italienne. Parmi les mesures principales : des investissements massifs dans les lignes à grande vitesse et dans l’énergie verte.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
26/0410:00Indice IFO du climat des affaires (Avril)Repli à 93,2 contre 96,6 précédemment
27/0416:00Confiance des consommateurs du Conference Board (Avril)Orientation toujours positive avec un chiffre attendu à 112,3 en avril.
28/0420:00Réunion de la banque centraleAucun changement à prévoir. Les interrogations concernant un éventuel « tapering » (réduction des rachats d’actifs) est prématurée selon nous
29/0414:30PIB au premier trimestrePremière estimation attendue à 6,3% contre 4,3% au T4 2020.
30/0408:00PIB au premier trimestreChiffre précédent : 0,3%.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Ca fonctionne

Ca fonctionne

L'hebdo devises 19 avril 2021

Le point macro

Enfin de bonnes nouvelles sur le plan de la pandémie ! Les restrictions mises en œuvre ces dernières semaines semblent porter leurs fruits dans plusieurs pays. En Europe, le nombre de nouveaux cas de Covid a commencé à diminuer depuis le 1er avril. La moyenne sur sept jours des nouvelles infections évolue désormais autour de 315 pour un million contre 379 à la fin du mois de mars. Toutefois, la situation au niveau de chaque Etat membre de l’UE est un peu plus contrastée. Alors que les cas de Covid diminuent en Italie, en Belgique, en France et en Pologne, et qu’ils sont stables au Portugal, ils continuent d’augmenter sensiblement en Espagne et en Allemagne. La hausse des cas en Espagne s’explique essentiellement par l’assouplissement des mesures de restrictions afin d’attirer les touristes étrangers. En Allemagne, la hausse s’explique en partie par la réticence de plusieurs exécutifs régionaux à durcir les restrictions lorsque les cas d’infections ont commencé à augmenter il y a trois semaines de cela. A ce stade, au niveau européen, les restrictions sont les plus importantes en Italie et en France.

De l’autre côté de la Manche, l’économie est en phase de réouverture. Les dernières restrictions devraient être levées d’ici mi-juin selon les estimations du gouvernement. La normalisation de la situation devrait aboutir à un fort bond de la consommation à partir du début du mois de mai, qui est déjà en partie perceptible si on regarde les indicateurs à haute fréquence (comme la fréquentation des pubs à Londres).

Côté américain, l’économie est également sur une trajectoire ascendante. Même s’il existe encore des risques au niveau de la pandémie. La propagation du variant britannique (qui représente 44% des cas de nouvelles infections au niveau national) est inquiétante dans plusieurs Etats, particulièrement le Michigan. Pour l’instant, la majorité des Etats américains refusent de durcir les restrictions et parient sur une accélération de la vaccination pour endiguer l’expansion du nouveau variant. Selon les recommandations de la Maison Blanche, à partir du 1er mai prochain, la vaccination devrait être ouverte à tous les individus adultes aux Etats-Unis. Au rythme actuel, les Etats-Unis auront vacciné environ 75% de leur population d’ici à fin mai. Comme nous l’indiquons depuis plusieurs semaines, le découplage économique, lié au déploiement de la vaccination, demeure entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni d’un côté, et l’UE de l’autre.


Le point technique

Sur le marché des changes, l’EUR/USD a fini la semaine en territoire positif mais, à court terme, l’indécision demeure quant à la trajectoire de la paire. Seul un franchissement de la résistance située à 1,2103 pourrait permettre un nouvel élan haussier. Pour l’instant, l’EUR/USD reste coincé dans une large bande de fluctuations comprise entre 1,1760 (qui sert de support) et 1,2103. Le principal market mover de la semaine susceptible de faire beaucoup bouger les cours sera la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) ce jeudi.
On notera que la paire EUR/GBP a quasiment fait du surplace en variation hebdomadaire. L’annonce de la démission surprise du chef économiste de la Banque d’Angleterre, Andy Haldane, n’a pas eu d’impact sur la paire. Haldane était l’une des figures les plus médiatiques de la banque centrale, avec une voix prépondérante au sein du comité de politique monétaire qui fixe la politique monétaire à suivre outre-Atlantique. Cependant, ses positions économiques iconoclastes ces derniers mois ont suscité le scepticisme des observateurs. Il était le seul à prévoir une reprise en V de l’économie britannique après le premier confinement, qui ne s’est pas produite.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,16601,17601,21031,2234
EUR/GBP 0,83360,85380,87640,8844
EUR/CHF 1,08261,09281,11321,1234
EUR/CAD 1,46041,47571,51881,5480
EUR/JPY 127,27128,03131,37132,48

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera chargée sur le plan des indicateurs avec les chiffres de l’emploi au Royaume-Uni pour le mois de mars et la dernière estimation de l’indice PMI manufacturier pour l’Allemagne en avril. Les cambistes regarderont de près également les deux réunions de banque centrale prévues. La réunion de la Banque du Canada programmée mercredi devrait aboutir au maintien de son principal taux directeur au même niveau. En revanche, nous nous attendons à ce que la banque centrale réduise le rythme de ses rachats d’actifs de 1 milliard de CAD par semaine, à 3 milliards de CAD. La réunion de la BCE constituera l’évènement le plus marquant pour le marché des changes. Bien qu’aucun changement au niveau de la politique monétaire ne soit attendu, la BCE pourrait être sous pression pour ne pas avoir tenu son engagement d’augmenter le rythme des rachats d’actifs. Il est fort probable qu’on assiste à un regain de volatilité sur les paires en EUR jeudi après-midi. Il faudra donc penser à opter pour une couverture de change appropriée.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
20/0408:00Evolution du nombre de demandeurs d’emploi (Mars)Chiffre précédent à 86,6K.
21/0416:00Réunion de la banque centraleLa banque centrale pourrait donner plus de détails sur les mesures de soutien à la liquidité qu’elle soit arrêter à partir du mois prochain.
22/0413:45Réunion de la banque centraleMalgré ses engagements, la banque centrale n’a pas augmenté ses rachats d’actifs au cours des dernières semaines, ce qui soulève des interrogations de la part du marché.
23/0409:30PMI manufacturier (Avril)Baisse à 60,8 contre 66,6 précédemment.
16:00Ventes de logements neufs (Mars)Consensus à 910K contre 775K précédemment. Confirmation d’un boom du marché immobilier américain.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le découplage se confirme

Le découplage se confirme

L'hebdo devises 12 avril 2021

Le point macro

C’est confirmé. La croissance mondiale cette année sera plus rapide qu’initialement prévu mais elle sera également plus inégale. A l’occasion de sa traditionnelle réunion de printemps, le Fonds Monétaire International (FMI) a publié la dernière mise à jour de ses prévisions économiques pour 2021 et les années suivantes. L’exercice est compliqué. De nombreuses incertitudes subsistent, en particulier concernant la vitesse de vaccination dans plusieurs pays. Ce qui est certain à ce stade c’est que ce sont les économies de la Chine et des Etats-Unis qui vont sortir renforcées de la pandémie. Ce n’est pas sans rappeler ce qui s’était passé après la crise financière de 2007-08. Le décollage américain devrait être impressionnant. En tenant compte de l’effet du plan de relance Biden, l’économie américaine devrait connaître une pointe de croissance proche de 7% cette année. L’inflation devrait être maîtrisée (2,5%), le chômage rapidement redescendre sous le seuil des 4% et le PIB devrait dépasser les projections d’avant-crise dès l’an prochain. Ce succès attendu va continuer à attirer les capitaux étrangers aux Etats-Unis et soutenir structurellement le taux de change du dollar américain, comme nous l’indiquons depuis plusieurs semaines. L’économie chinoise devrait également afficher une bonne santé. Selon les prévisions du FMI, en 2026, le PIB par habitant en Chine devrait être le tiers de celui des Etats-Unis. Le processus de rattrapage commencé en 2000 se poursuit à un rythme d’un point de convergence par an sur les cinq prochaines années. A l’inverse, les perspectives sont beaucoup moins positives pour la zone euro et ses pays membres. Par exemple, la France ne devrait pas être en mesure avant plusieurs années de retrouver la capacité productive perdue du fait de la crise. S’ajoutent à cela un déficit public qui devrait être durablement élevé (autour de 3,5% selon le FMI en 2026) et un niveau de dette publique qui risque de ne pas baisser (autour de 117% du PIB en 2026). La reprise européenne est pénalisée par une campagne de vaccination trop lente mais surtout pas un stimulus budgétaire beaucoup plus timide.
L’autre actualité sur le plan macroéconomique la semaine dernière fut la publication du compte-rendu de la dernière réunion du FOMC de la banque centrale américaine. On notera que ses membres ont salué le plan de relance de l’administration Biden qui « dépasse » leurs attentes. Malgré des perspectives de croissance renforcées, ils n’envisagent pas à court et à moyen terme un quelconque changement de politique monétaire, ce qui est de nature à rassurer les cambistes. Le marché des changes est confronté à un scénario macroéconomique quasi-idéal : fortes attentes concernant le rebond économique à venir et maintien en parallèle d’une politique monétaire ultra-accommodante.


Le point technique

Sur le marché des changes, la volatilité reste contenue sur les principales paires de devises (à l’exception de l’EUR/GBP la semaine dernière). On notera que le mouvement de fond de hausse du dollar américain se poursuit. Au cours du premier trimestre, l’USD s’est apprécié contre les principales monnaies du G10 (qui fait référence aux dix principales économies mondiales). Seule exception à la règle : le dollar canadien qui a bénéficié sur la période de la flambée des cours du pétrole. Ce mouvement de repli vers le billet vert a toutes les chances de perdurer à moyen terme. Pour l’EUR/USD, cela signifie que notre objectif à 1,16 est toujours en ligne de mire. La paire a connu une légère hausse autour de la zone des 1,19 au cours des dernières séances, mais les fondamentaux en zone euro restent toujours négatifs par rapport à ceux des Etats-Unis.

En ce qui concerne la paire EUR/GBP, on a observé un fort bond de la volatilité la semaine écoulée. Lors de la séance du 6 avril, la volatilité intraday a atteint 1%, soit le niveau le plus important depuis le début de l’année. La paire a d’abord atteint un point bas annuel autour de 0,85 avant de bondir fortement au-dessus des 0,86. Il semble que ces fluctuations traduisent un repositionnement des cambistes et également des spéculations concernant un éventuel rattrapage du Royaume-Uni par la zone euro au niveau de la vaccination. A moyen terme, nous sommes toujours baissiers sur l’EUR/GBP. Notre première cible se situe à 0,8430 avant éventuellement un prolongement de la baisse vers les points bas de 2019 et 2020 autour de 0,8281-0,8239.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,16621,17111,20001,2204
EUR/GBP 0,82810,84300,87000,8798
EUR/CHF 1,08851,09121,11251,1164
EUR/CAD 1,46501,47201,50871,5149
EUR/JPY 128,27129,21131,28132,79

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Les annonces à suivre

A l’exception de l’indice ZEW du sentiment économique en Allemagne mardi qui est un indicateur phare susceptible de provoquer un peu de volatilité sur les paires en euro, la semaine qui débute devrait être plutôt calme au niveau des statistiques. Les quelques indicateurs américains prévus (inflation sous-jacente en mars et indice manufacturier de la Fed de Philadelphie en avril) ne sont pas susceptibles de changer la perception du marché concernant l’économie des Etats-Unis. Il est donc peu probable d’avoir un regain durable de volatilité sur la paire EUR/USD dans les séances à venir.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
13/0411:00Indice ZEW du sentiment économique (Avril)Consensus à 74,0 contre 76,6 précédemment.
14:30IPC core (Mars)Hausse à 0,2% en variation mensuelle
15/0414:30Indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Avril)Très fort repli attendu à 41,3 contre 51,8 précédemment.
16/0411:00IPC annuel (Mars)Baisse à 0,9% contre 1,3% précédemment.

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Grand écart

Grand écart

L'hebdo devises 05 avril 2021

Le point macro

Ce sont deux panoramas économiques diamétralement opposés qui se présentent à nous. D’un côté, les Etats-Unis et le Royaume-Uni poursuivent leur processus de réouverture de l’économie grâce à une campagne de vaccination réussie et rapide. Au rythme actuel, le Royaume-Uni devrait avoir vacciné 75% de sa population en juin prochain. Ce niveau sera atteint par les Etats-Unis en juillet. En outre, le marché de l’emploi poursuit son fort rétablissement dans les deux pays. De l’autre côté, l’Europe continentale se referme encore un peu plus, avec de nouvelles mesures de restrictions qui ont été prises dans plusieurs pays européens au cours des derniers jours (Italie, Espagne, France, Pologne etc…). Le confinement à l’œuvre en Europe risque de fortement entamer la confiance des consommateurs et des entreprises. D’où la nécessité de ne pas prêter trop attention aux différentes enquêtes d’opinion publiées récemment et dont les données ont été collectées avant l’annonce des confinements (ex : la confiance du consommateur en zone euro publiée en forte hausse la semaine dernière). Selon toute vraisemblance, la propagation rapide du variant anglais (qui représente désormais environ 80% des cas) va contraindre à ce que les mesures actuelles perdurent au moins jusqu’à fin avril. Si elles s’étalent sur le mois de mai, il faudra alors certainement revoir à la baisse les prévisions de croissance pour les pays concernés (on estime qu’un mois de confinement induit une baisse de 0,3% du PIB sur un an). La réouverture de l’économie devrait par la suite être beaucoup plus graduelle qu’après le deuxième confinement afin d’éviter une nouvelle hausse des infections à seulement quelques semaines du début de la cruciale saison estivale. Beaucoup de pays européens ne peuvent pas se permettre une nouvelle saison estivale gâchée (on pensera particulièrement à l’Espagne où le tourisme représente près de 12% du PIB du pays). Heureusement, le lancement attendu en juin prochain d’un « passeport numérique » de l’UE prouvant l’immunité de son détenteur devrait permettre un redémarrage des voyages intra-européens et sauver l’été 2021.

Néanmoins, il est évident que le décalage de croissance prévisible au deuxième trimestre entre la zone euro et les Etats-Unis (mais également entre la zone euro et le Royaume-Uni) va conduire à un arbitrage de la part des opérateurs de marché. Beaucoup vont placer leurs avoirs là où il y a du rendement, donc plutôt du côté des Etats-Unis. Cette tendance structurelle va fortement soutenir la progression du taux de change du dollar américain dans les semaines à venir.


Le point technique

Nous sommes toujours dans un environnement de marché favorable au dollar américain. Le billet vert a continué de progresser face à un panier de devises (euro, dollar néo-zélandais, dollar australien, livre sterling etc…) sur fond de faible volatilité. La monnaie américaine s’apprécie car les participants du marché s’attendent à une forte croissance des Etats-Unis, mais également à ce que les taux d’intérêt soient remontés plus tôt que prévu par la banque centrale américaine (cette dernière hypothèse est toutefois loin d’être certaine). Les signaux techniques sont toujours baissiers pour l’EUR/USD à moyen terme. Ce n’est pas sans rappeler ce qui s’est produit sur la paire au printemps 2018. Dans ces circonstances, nous maintenons notre objectif de cours à 1,16.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,14641,16001,20191,2204
EUR/GBP 0,83560,84000,86880,8798
EUR/CHF 1,08851,09501,11471,1234
EUR/CAD 1,45001,45241,49371,5042
EUR/JPY 125,86127,53131,10132,54

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera plus chargée que la précédente pour le marché des changes. Du 5 au 11 avril se tiennent les réunions de printemps du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Ce rendez-vous annuel, en visioconférence cette année du fait de la pandémie, est l’occasion pour les banquiers centraux et grands décideurs économiques d’échanger sur l’avenir du monde. En règle générale, l’intérêt est faible. On prêtera toutefois attention à la publication des dernières prévisions économiques (le 6 avril) et on surveillera aussi l’intervention du président de la Fed, J. Powell (le 8 avril).

Au niveau des statistiques, les dernières estimations concernant l’activité dans les services et le secteur manufacturier en mars pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la zone euro seront publiées tout au long de la semaine. La dichotomie observée entre le secteur manufacturier (qui bénéficie de la relance chinoise) et le secteur des services (encore pénalisé par les restrictions) devrait être confirmée. A noter également la publication des prix à la production aux Etats-Unis en fin de semaine – mais avec une importance plus faible pour le marché.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
05/0416:00Indice ISM non manufacturier (Mars)Nouvelle hausse attendue à 57,8 contre 55,3 le mois précédent.
07/0410:30PMI composite et PMI services (Mars)Toujours largement en territoire d’expansion.
08/0410:30PMI construction (Mars)Léger recul attendu à 51,0 contre 53,3 précédemment.
09/0414:30Prix à la production (Mars)Attendu stable à 0,5% en évolution mensuelle.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’Europe se referme (un peu)

L’Europe se referme (un peu)

L'hebdo devises 29 mars 2021

Le point macro

Mauvaise nouvelle. Le repli prévu de l’économie européenne au premier trimestre de cette année va perdurer au moins jusqu’à fin avril-début mai. Au cours des deux dernières semaines, les principaux pays européens ont décidé d’introduire de nouvelles mesures de restrictions pour faire face à la troisième vague de la pandémie. La France et la Pologne ont mis en place un nouveau confinement (le troisième pour la France). L’Allemagne et les Pays Bas ont décidé de prolonger leur confinement partiel au moins jusqu’à la troisième semaine d’avril. Le variant britannique, plus contagieux et qui touche des populations plus jeunes, est désormais dominant en Europe. Il représente 67% des infections en France, contre environ 50% il y a un mois de cela. En Allemagne, la proportion est similaire (65%). Etant donné la lenteur du déploiement du vaccin en Europe et les problèmes rencontrés au niveau de la chaine de production, les dirigeants européens n’avaient pas d’autres choix que de mettre en œuvre des mesures plus strictes de lutte contre la pandémie. Ces mesures auront toutefois un impact économique moindre que les deux précédents confinements de mars et de l’automne 2020. Dans bien des cas, l’intention des autorités politiques a consisté à éviter de brider l’activité économique. Néanmoins, cela va inévitablement accentuer le différentiel de croissance entre l’Europe et les Etats-Unis et se traduire, entre autres choses, par un regain de flux de capitaux entrants aux Etats-Unis dans les mois à venir. Ces mouvements de capitaux devraient structurellement soutenir la tendance à la hausse du dollar américain à moyen terme – confirmant ce que nous avions évoqué la semaine dernière.

Du côté américain, la pandémie est maîtrisée pour l’instant, avec une baisse continue des nouvelles infections journalières depuis plusieurs semaines. En tenant compte des mesures budgétaires déjà prises et des discussions autour d’un plan de relance via les infrastructures d’un montant astronomique de 3000 milliards de dollars, tout laisse à penser que le rebond de l’économie américaine va être très puissant, dès le deuxième trimestre de cette année. La question de la propagation de souches mutantes du virus se pose également outre-Atlantique, mais dans des proportions moindres. La rapidité du processus de vaccination permet d’anticiper une levée rapide des mesures de distanciation sociale – probablement dans les semaines à venir.


Le point technique

Sur le marché des changes, la trajectoire de l’euro face au dollar américain est très claire. La baisse amorcée depuis déjà plusieurs mois s’est accélérée au cours des dernières séances (repli en variation hebdomadaire de 2,3% de l’euro face au billet vert). Cette baisse s’explique notamment par le différentiel de croissance anticipée entre les Etats-Unis et la zone euro qui reflète le retard pris par l’Europe dans le processus de vaccination. La paire évolue désormais proche de ses points bas de 2021. Tout indique que la phase baissière n’est pas encore terminée. Du point de vue de l’analyse technique, la cassure la semaine passée de la moyenne mobile à 200 jours située à 1,1854 constitue un important signal baissier. L’objectif à moyen terme est désormais un retour vers les points bas de novembre 2020, dans la zone des 1,1600.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,1600
1,16921,19711,2037
EUR/GBP 0,83730,84800,86400,8693
EUR/CHF 1,08401,09501,11161,1170
EUR/CAD 1,46311,47501,49391,4989
EUR/JPY 126,60127,17130,42131,22

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera essentiellement consacrée à l’actualité américaine. Les discussions entre le Congrès et la Maison Blanche sur le programme d’infrastructures vont se poursuivre. A ce stade, personne n’anticipe qu’un accord soit trouvé avant au moins l’été. Plusieurs statistiques américaines, dans l’ensemble très positives, sont attendues ce qui devrait soutenir le dollar américain. L’indice de confiance du consommateur (Conference Board) devrait connaître un bond à 96.0 sous l’effet de la réception des chèques de relance par les ménages américains. Ces chèques, qui ont été versés à la fois par l’administration Trump et par l’administration Biden, ont permis de préserver le pouvoir d’achat de la majeure partie de la population en l’absence de stabilisateurs automatiques similaires à ceux existant en Europe. Le marché de l’emploi devrait également continuer de bien se porter. Le consensus table sur une multiplication quasiment par quatre du nombre de créations d’emplois en mars par rapport à février (à 403K). Tout cela confirme que la reprise américaine est déjà bien installée…alors qu’à l’inverse l’Europe se débat encore avec le virus et une activité économique attendue en berne au deuxième trimestre. La thématique de la surperformance économique de l’Europe par rapport aux Etats-Unis qui prévalait l’été dernier (liée à une meilleure gestion de la pandémie à l’époque) n’a pas fait long feu.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
30/0315:00Confiance du consommateur – Conference Board (Mars)Bond attendu à 96,0 contre 91,3 précédemment (effet des chèques de relance ?)
31/0308:55Evolution du nombre de chômeurs (Mars)Repli : -13K
13:15Créations d’emplois non agricoles (Mars)Bond à 403K contre 117K le mois précédent.
15:00Promesses de ventes de logements (Février)Baisse attendue à -3,5% contre -2,8% précédemment.
01/0415:00Indice ISM manufacturier (Mars)Maintien à un niveau élevé, à 61,0 selon le consensus.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le retour des banques centrales

Le retour des banques centrales

L'hebdo devises 22 mars 2021

Le point macro

Les banques centrales ont été à la manœuvre la semaine dernière. Lors de sa réunion de mars, la Réserve Fédérale américaine (Fed) a confirmé une approche prudente : elle n’agira que lorsque ses objectifs d’inflation et de plein emploi seront atteints. Dit autrement, aucun changement au niveau des taux d’intérêt n’est attendu avant 2023. En outre, le programme de rachats d’actifs est amené à perdurer à moyen terme, à hauteur de 80 milliards de dollars de rachats de bons du Trésor américain par mois. La Fed a très clairement indiqué que le bond temporaire de l’inflation au-dessus de 2% qui est attendu ne va pas entrainer un quelconque changement de politique monétaire (l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et produits alimentaires, a été revue à la hausse à 2,2% cette année). C’est certainement le message le plus important à retenir de la conférence de presse de J. Powell. En maintenant sur la durée une posture très accommodante, la Fed confirme au passage qu’elle va tout faire pour accompagner les mesures de relance de l’administration Biden, et en particulier le plan d’investissement dans les infrastructures qui devrait être dévoilé vers mi-2021. La coopération étroite entre le Trésor américain et la banque centrale va s’inscrire dans la durée, ce qui est plutôt un signal positif concernant la trajectoire de la reprise économique.
La réunion de la Banque d’Angleterre a soulevé un intérêt moindre de la part des cambistes. Les conclusions étaient, dans l’ensemble, similaires à celles de la réunion de février. La banque centrale s’attend à une forte reprise économique à partir du deuxième trimestre, grâce au succès de la campagne de vaccination. Elle n’a pas modifié ses prévisions d’inflation, malgré la hausse récente des anticipations d’inflation. Dans ces circonstances, le taux directeur est maintenu à un plus bas historique, à 0,1%, et le programme de rachats d’actifs perdure en l’état. L’enveloppe totale pour racheter de la dette souveraine britannique est fixée à 895 milliards GBP. Au rythme actuel des rachats d’actifs, cette enveloppe ne devrait être épuisée que vers la fin d’année 2021. De fait, nous nous attendons à ce que la politique monétaire de l’autre côté de la Manche soit en mode pilotage automatique au cours des neufs prochains mois.
Enfin, à défaut de bonne nouvelle sur le front de la vaccination dans l’UE, tournons-nous du côté de la Banque Centrale Européenne (BCE). Cette dernière a publié les détails de sa dernière opération de refinancement des banques (appelée en langage technique TLTRO, pour Targeted Long Term Refinancing Operation). Près de 425 banques ont participé à l’opération pour un montant total de 330 milliards d’euros. Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? En se refinancement à bas coût auprès de la BCE, les banques sont en meilleure position pour prêter aux ménages et aux entreprises, et donc accompagner la reprise d’activité qui devrait se matérialiser au plus tard cet été en zone euro.


Le point technique

Nous sommes toujours dans un environnement de marché plutôt favorable au dollar américain. Cet état de fait devrait perdurer encore pendant plusieurs mois. Le différentiel de croissance entre les Etats-Unis et le reste du monde (qui est lié au processus de vaccination et aux mesures de soutien) va entraîner une hausse des capitaux entrants aux Etats-Unis, ce qui est un facteur de soutien du dollar face aux autres monnaies. Dans ce contexte, il est probable que le mouvement baissier de l’EUR/USD s’accélère, en direction des 1,18-1,17 à moyen terme.

Parmi les faits marquants des derniers jours, on notera que le repli de l’euro se poursuit face à la livre sterling (avec une baisse de près de 6% en l’espace de trois mois). La semaine passée, la paire a atteint un point bas à 0,8540. Notre prochain objectif se trouve à 0,8422, qui fait également office de support.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,17721,18621,21001,2237
EUR/GBP 0,84220,85000,86290,8672
EUR/CHF 1,09081,09971,11431,1177
EUR/CAD 1,45721,47101,50371,5162
EUR/JPY 126,59128,21131,46133,08

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Les annonces à suivre

Cette semaine sera dense à la fois au niveau des indicateurs économiques et des discours des banquiers centraux. Ci-dessous, nous avons simplement indiqué les évènements les plus notables, à savoir la publication du PMI manufacturier allemand pour le mois de mars (qui devrait rester bien orienté en territoire d’expansion) et l’indice IFO du climat des affaires (également à un niveau élevé). Malgré les aléas au niveau de la campagne de vaccination sur le continent européen, la reprise d’activité se profile progressivement.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
24/0301:50Publication du compte-rendu de la réunion de la BoJ de janvierLe focus portera essentiellement sur la revue stratégique de la banque centrale.
09:30PMI manufacturier (Mars)Le consensus des économistes table sur un net repli, à 56,5 contre 60,7 précédemment.
13:30Commandes de biens durables (Février)Evolution attendue à 0,9% contre 1,3% le mois précédent.
25/0313:30Dernière estimation du PIB pour le T4 2020Confirmation attendue à 4,1%.
26/0310:00Indice IFO du climat des affaires (Mars)Maintien à un niveau élevé, à 90,5 selon le consensus.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Un monde américain

Un monde américain

L'hebdo devises 15 mars 2021

Le point macro

La semaine passée, le Congrès américain a approuvé le plan de relance de l’administration Biden qui atteint le montant record de 1900 milliards de dollars. Parmi les mesures phares, on notera l’envoi de chèques de 1400 dollars aux ménages américains, dès ce mois-ci. Du fait des sommes astronomiques mises sur la table par les administrations Trump et Biden au cours des derniers mois, le rebond de l’économie américaine devrait être historique en 2021. L’OCDE, qui a mis à jour ses prévisions de croissance il y a quelques jours, s’attend à ce que la croissance des Etats-Unis culmine à 6.5% en 2021 – soit la performance la plus élevée parmi les économies développées. A l’inverse, faute de stimulus budgétaire suffisant et en raison du retard pris au niveau de la campagne de vaccination, la croissance en zone euro est attendue seulement à 2,7% cette année – un niveau très insuffisant pour effacer les stigmates de la crise. Comme ce fut le cas lors de la crise financière de 2007-2008, on observe un très net décalage de croissance entre les deux bords de l’Atlantique, qui pourrait également avoir des conséquences sur l’évolution des taux de change à moyen terme. Nous allons y revenir dans un instant. En attendant, le fort stimulus budgétaire américain couplé à un programme massif de rachats d’actifs mené par la Réserve Fédérale américaine pourrait inciter d’autres pays à envisager des mesures de soutien plus fortes. On le sait, dans un monde économique où le dollar américain domine, les décisions de politique budgétaire et monétaire des Etats-Unis ont un impact sur l’ensemble de l’économie mondiale. Il n’est donc pas improbable que certains pays décident d’accroitre leur soutien via le levier des dépenses publiques ou de la politique monétaire – on évoque notamment la possibilité que ce soit le cas du Royaume-Uni. Il est toutefois trop tôt pour savoir si cela va survenir prochainement. Néanmoins, on constatera que la BCE a été contrainte d’infléchir un peu son discours la semaine passée du fait de l’impact du stimulus budgétaire sur les anticipations d’inflation et l’évolution des taux sur le marché obligataire. Elle a été forcée d’annoncer une accélération des rachats d’actifs à partir du trimestre prochain dans l’espoir de contenir les craintes des investisseurs à propos de l’évolution des prix à la consommation. Malgré tous les commentaires concernant un monde désormais dominée par la Chine, ces dernières semaines montrent de manière flagrante que l’économie mondiale est encore et toujours sous l’hégémonie des Etats-Unis.


Le point technique

De manière intéressante, cette hégémonie américaine se traduit sur le marché des devises par un retour du dollar fort. Après la crise de 2007-2008, il fallut attendre près de quatre ans pour que le dollar américain se renforce significativement face aux autres monnaies. Cette fois-ci, il a fallu attendre seulement quelques mois. Plus de stimulus fiscal et monétaire induit une hausse marquée du billet vert qui traduit simplement les espoirs de forte reprise économique outre-Atlantique. Ainsi, le dollar index, qui s’était effondré à l’annonce du confinement mondial de mars 2020, est désormais proche du niveau des 92 – à seulement quelques points de son plus haut annuel. Le renforcement du billet vert est aussi perceptible face à l’euro ces derniers mois : la paire phare du marché des changes a perdu 2,4% depuis janvier. La baisse de l’euro risque de perdurer si le décalage de croissance entre les deux bords de l’Atlantique se confirme. Le prochain niveau majeur à surveiller est le support hebdomadaire à 1,1832.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,17521,18321,20521,2193
EUR/GBP 0,84580,85000,86670,8723
EUR/CHF 1,06501,08561,11791,1269
EUR/CAD 1,45231,48481,52871,5499
EUR/JPY 127,52128,31131,89133,62

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Les annonces à suivre

Cette semaine, plusieurs banques centrales doivent se réunir. Nous ne nous attendons à aucune action de la part de la Banque d’Angleterre qui devrait maintenir son programme de rachats d’actifs en l’état. La rapidité de la campagne de vaccination de l’autre côté de la Manche permet d’espérer un fort rebond de l’activité économique vers la fin du deuxième trimestre. De fait, davantage de soutien monétaire ne fait pas sens à ce stade. Enfin, l’attention se portera sur la Réserve Fédérale américaine qui doit se réunir le 17 mars. Nous tablons également sur un statu quo monétaire mais tout commentaire concernant l’évolution de l’inflation sera surveillé de près. Notons que le BLS (qui est l’équivalent de l’INSEE aux Etats-Unis) considère que le récent sursaut de l’inflation n’est que transitoire. La Réserve Fédérale partage cet avis, c’est pourquoi elle devrait s’abstenir de modifier son dispositif mis en place pour faire face à la crise.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
16/0311:00Indice ZEW du sentiment économique (Mars)Le consensus des économistes table sur un net repli, à 59,6 contre 71,2 précédemment.
17/0319:00Réunion de la banque centraleAucun changement à prévoir au niveau de la politique monétaire. En revanche, tout commentaire concernant l’évolution de l’inflation sera à surveiller.
18/0313:00Réunion de la banque centraleMaintien du taux directeur à un point bas historique, à 0,10%.
13:30Indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Mars)Chiffre précédent à 23,1.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Découplage

Découplage

L'hebdo devises 08 mars 2021

Le point macro

La reprise économique est en vue, mais elle est très différenciée selon les secteurs d’activité et les pays, et va prendre certainement beaucoup plus de temps que prévu. Les indicateurs de la semaine dernière ont une nouvelle fois confirmé le découplage important entre le secteur manufacturier, qui capitalise sur la reprise de la demande en Asie, et le secteur des services qui est toujours pénalisé par les mesures de restriction prises dans plusieurs pays. Ainsi, l’indice ISM manufacturier américain a atteint un plus haut niveau depuis le début de la pandémie, à 60.8 en février. Point intéressant : on observe une hausse généralisée, qui concerne à la fois les nouvelles commandes, la production et l’emploi. A l’inverse, on note un repli de l’activité dans les services le mois dernier, même si ce repli reste contenu, en lien avec l’imposition de nouvelles mesures de restrictions dans certains Etats américains. En Europe, le découplage est encore plus impressionnant du simple fait que de nombreux pays soient dans des situations de quasi-confinement, ce qui induit une contraction de l’activité marquée dans les services.

En outre, l’inflation en février a reflué en zone euro, même si cela n’a pas été suffisant pour mettre un terme aux inquiétudes des investisseurs concernant un bond de l’inflation qui pourrait forcer les banques centrales à normaliser plus rapidement que prévu leur politique monétaire. L’inflation sous-jacente (hors prix de l’énergie – qui est surveillée de très près par la Banque Centrale Européenne) a atteint 1,1% en février contre 1,4% en janvier. Cette baisse s’explique essentiellement par un repli des prix dans le secteur des services. Néanmoins, les inquiétudes perdurent concernant la trajectoire de l’inflation et il faudra que la Banque Centrale Européenne fasse preuve de détermination dans les mois à venir pour convaincre les marchés financiers de sa volonté de maintenir les taux bas aussi longtemps que possible.


Le point technique

Sur le marché des changes, il n’y a pas eu de rupture par rapport aux tendances des dernières semaines. L’EUR/USD reste dans une zone d’incertitude, à proximité des 1,20. En cas de renouveau des inquiétudes concernant la trajectoire économique en zone euro, ce qui n’est pas du tout exclu, nous pourrions de nouveau assister à une baisse de la paire en direction des 1,1810.
On remarquera également la progression continue de l’EUR/CHF (+1,25% en variation hebdomadaire et +2,5% en un mois). Le prochain test pour la paire se situe à 1,1214 à moyen terme. Notre objectif de fin d’année à 1,15 est tout à fait atteignable.

Enfin, comme nous l’indiquions la semaine dernière, l’EUR/GBP est désormais entré dans un canal baissier de long terme, qui s’explique du point de vue macroéconomique par le différentiel dans le processus de vaccination entre le Royaume-Uni et la zone euro. Depuis le début de l’année, la paire a perdu près de 4%. Alors qu’elle évoluait autour de 0.91, elle a reflué vers la zone des 0.86. A moyen terme, notre cible pour l’EUR/GBP se situe à 0.83.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,17541,18101,21891,2307
EUR/GBP 0,82620,84550,87550,8839
EUR/CHF 1,07361,08521,12141,1453
EUR/CAD 1,49621,50501,53291,5447
EUR/JPY 126,23127,42131,17133,65

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Les annonces à suivre

Le point d’orgue de la semaine sera la réunion de la Banque Centrale Européenne ce jeudi. Ce sera l’occasion pour l’institution de mettre à jour ses projections économiques pour les années à venir. Mais toute l’attention du marché des changes risque de se porter sur la conférence de presse de Christine Lagarde. L’enjeu est de taille pour l’ancienne patronne du FMI. Elle devra convaincre les opérateurs que la banque centrale se tient prête à intervenir, éventuellement en augmentant le rythme des rachats d’actifs (via le QE), pour éviter une flambée des taux sur le marché obligataire. L’exercice sera difficile donc il faut s’attendre à ce que les paires en euro connaissent un regain de volatilité jeudi après-midi, d’où l’importance de bien penser à opter pour des stratégies de couverture de change. Ajoutons à cela une embellie probable à venir sur le terrain de la vaccination puisque l’Agence européenne du médicament doit approuver la commercialisation du vaccin de Johnson & Johnson le 11 mars prochain. Il s’agit d’un vaccin révolutionnaire puisqu’il suffit d’une seule dose, contre deux doses pour les autres vaccins déjà sur le marché, afin d’être immunisé contre la Covid. Même s’il reste encore des incertitudes concernant le rythme de production, il s’agit en soi d’une très bonne nouvelle. Enfin, les élections au Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat (Allemagne) prévues ce dimanche viendront clore la semaine Il s’agit d’un test grandeur nature pour le parti de la chancelière allemande, la CDU, avant les élections générales qui sont prévues en septembre prochain. Selon les derniers sondages, la CDU est à ce stade quasi-assurée de conserver le pouvoir en Allemagne. Les électeurs plébiscitent la gestion de la crise par le gouvernement.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
09/0300:50PIB au quatrième trimestre 2020Hausse attendue à 5% contre 3% précédemment.
10/0314:30IPC core (Février)Hausse à 0,2% en mensuel contre 0,1% précédemment.
16:00Réunion de la banque centralePolitique monétaire inchangée avec un taux directeur maintenu à 0,25%.
11/0313:45Réunion de la banque centraleLa BCE va devoir convaincre de sa capacité à intervenir si nécessaire pour contrer la hausse des rendements obligataires.
Non définiL’agence européenne du médicament doit rendre sa décision sur le vaccin Johnson & JohnsonUne décision favorable permettrait d’accélérer le déploiement de la vaccination en Europe. L’avantage de ce vaccin est qu’il ne nécessite qu’une seule dose contre deux pour les autres.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Le mot de l'année : inflation

Le mot de l'année : inflation

L'hebdo devises 01 mars 2021

Le point macro

Comme la semaine dernière, l’évolution de l’inflation a été au premier plan des préoccupations. Les opérateurs des marchés financiers craignent que le plan de relance de l’administration Biden (pour un montant en négociation de 1900 milliards d’euros) et le rebond fort de la consommation des ménages une fois les mesures de restrictions levées ne conduisent à une progression importante de l’inflation dans les mois à venir. Ce scénario est validé par les économistes qui prévoient que l’inflation aux Etats-Unis risque de dépasser temporairement la cible de la banque centrale américaine, située à 2%, au cours du deuxième ou du troisième trimestre de cette année. Lors de son audition devant le Congrès américain, J. Powell a tenté de rassurer les marchés en réaffirmant qu’une hausse temporaire de l’inflation ne va pas entrainer de changement de la politique monétaire.

Cependant, la question du retour de l’inflation n’est désormais plus seulement une histoire américaine. Les investisseurs craignent que les espoirs de plus en plus solides de reprise économique et de rebond de l’inflation n’entrainent un durcissement non souhaité des conditions financières en zone euro, ce qui pourrait nuire à la capacité des Etats et des entreprises de la zone euro à se refinancer à bas coût sur les marchés financiers. Il est évident que les évolutions récentes constatées inquiètent de plus en plus la Banque Centrale Européenne. Il y a quelques jours de cela, Christine Lagarde a clairement indiqué surveiller de près l’évolution des taux sur le marché obligataire européen. Si les conditions de financement venaient à se dégrader durablement, la Banque Centrale Européenne pourrait être contrainte d’intervenir. La bonne nouvelle, c’est qu’elle dispose d’une panoplie d’outils efficaces pour tenter de maintenir les taux bas, au premier chef son programme de rachats d’actifs. Nous sommes dans une période charnière pour la reprise économique. Les banques centrales vont devoir convaincre de leur capacité à endiguer tout sursaut durable de l’inflation.


Le point technique

Pour l’instant, les craintes de retour de l’inflation ont eu un impact marginal sur l’évolution des taux de change. Cela s’est seulement traduit ces dernières séances par une baisse de l’appétit au risque qui a surtout désavantagé les monnaies émergentes. Les monnaies des pays développés, à l’exception du dollar canadien qui réagit fortement aux à-coups du marché obligataire des Etats-Unis, restent, pour le moment, à l’abri de ces préoccupations. Pour preuve, l’euro a affiché une excellente performance face à certaines valeurs refuges, notamment le franc suisse et le yen japonais. La paire EUR/CHF a franchi allègrement le seuil psychologique des 1,10 pour même atteindre un point haut en variation hebdomadaire proche de 1,11. Cette forte progression de la paire sur une période si courte ouvre la porte à une consolidation à court terme autour des 1,09-1,10. L’euro a également affiché une bonne performance face au yen japonais, avec une hausse de près de 0,8% en variation hebdomadaire. Enfin, on notera aussi une progression de la monnaie unique face au dollar américain, mais d’amplitude plus faible (+0,30% sur une semaine). Du point de vue de l’analyse technique, le prochain seuil à surveiller à la hausse est la résistance à 1,2250.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,18111,19571,22501,2396
EUR/GBP 0,85670,86100,88010,8915
EUR/CHF 1,07561,08101,10501,1100
EUR/CAD 1,51021,52111,54291,5538
EUR/JPY 124,96126,36129,50130,55

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Les annonces à suivre

Cette semaine, il faudra évidemment encore regarder de près ce qui se passe sur le marché obligataire. On ne peut pas exclure que si les craintes inflationnistes persistent, cela finisse aussi par se répercuter sur les principales paires de devises. Plusieurs statistiques américaines sont également prévues, ce qui devrait permettre d’avoir un meilleur panorama de l’état actuel de l’économie américaine. Le point d’orgue de la semaine sera évidemment l’emploi américain. Grâce à l’accélération du processus de vaccination et à la levée progressive de certaines restrictions depuis fin janvier, l’économie américaine devrait connaître un bond des créations d’emplois au cours du mois de février, à 110 000 selon le consensus. Le taux de chômage est prévu stable, à 6,3% de la population active. Même si ces chiffres positifs sont confirmés, il reste encore un long chemin avant d’effacer les stigmates de la crise. Les économistes anticipent que ce n’est que vers le quatrième trimestre de cette année que l’économie américaine pourrait avoir retrouvé son niveau d’avant-crise.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
01/0309:55PMI manufacturier (Février)L’indice est attendu en nette baisse, à 52,9, mais toujours en territoire d’expansion.
16:00Indice PMI manufacturier de l’ISM (Février)Le secteur manufacturier américain continue de profiter de la reprise chinoise, avec un indice à un niveau très élevé à 58,6 le mois dernier.
02/0311:00IPC annuel (Février)L’inflation est de nouveau attendue en recul à 0,5% après un saut précédemment à 0,9%.
03/0314:15Créations d’emplois non agricoles ADP (Février)125 000 créations d’emplois sont attendues par le consensus contre 174 000 précédemment.
16:00Indice PMI non manufacturier de l’ISM (Février)Le secteur des services profite de la rapide campagne de vaccination aux Etats-Unis. L’indice est prévu à 58,5 en février.
05/0314:30Rapport sur l’emploi (Février)Ce sera le point d’orgue de la semaine. Les économistes tablent sur un bond des créations d’emplois à 110 000 et un taux de chômage stable à 6,3%.

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