Pause

Pause

L'hebdo devises du 18 novembre 2019

Le point macro

S’il fallait résumer d’un seul mot la semaine qui s’est écoulée sur le marché des changes, nous utiliserions le terme « stabilité ». Les volumes échangés restent faibles sur les principales paires de devises et l’amplitude d’évolution est encore restreinte. Pour l’EURUSD, le range sur les cinq dernières séances est de seulement 60 pips. C’est le même scénario qui prévaut pour la paire EURGBP qui, pourtant, pourrait être plus volatile du fait de la perspective des élections anticipées au Royaume-Uni. Le range était de 100 pips.

L’atonie du marché des devises s’explique par la combinaison de deux facteurs : peu d’indicateurs économiques de premier plan et, lorsqu’il y en a, ils sont en ligne avec le consensus, et l’absence de risque politique. Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine continuent, sans annonce majeure. Officiellement, l’enjeu du moment est de trouver un lieu pour la signature de l’accord courant décembre.

En ce qui concerne les statistiques économiques, l’Allemagne a évité de justesse la récession technique au troisième trimestre, grâce à une demande intérieure soutenue. Le PIB est ressorti en hausse de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Aux Etats-Unis, le président de la Réserve Fédérale, Jerome Powell, a réitéré sa confiance dans l’orientation de l’économie américaine, soutenant que l’expansion économique reste le scénario de base. Malgré les risques baissiers pesant sur les Etats-Unis, en lien avec la contraction du secteur manufacturier, la bonne tenue du secteur des services permet d’être optimiste pour les prochains mois et de rejeter le scénario d’une récession.

Ce sont finalement plus des facteurs techniques qui ont influencé les cours ces dernières séances. La chute du taux de rendement à 10 ans de l’obligation souveraine des Etats-Unis, qui a atteint un point bas à 1,80%, a favorisé une dépréciation du dollar américain qui s’est répercutée sur la paire EURUSD. C’est ce qui explique le rebond limité de l’euro en fin de semaine dernière.


Le point technique

Nous sommes face à un marché qui est essentiellement dépendant de facteurs techniques. Au regard du mince agenda économique cette semaine, ce sera surtout l’analyse technique qui va être le moteur principal d’évolution des monnaies.
De notre point de vue, l’orientation baissière de l’euro est toujours d’actualité à moyen terme. L’euro a rebondi faiblement la semaine dernière après avoir atteint un point bas de cinq mois à 1,0988. La faiblesse du rebond témoigne de l’incertitude des cambistes. Une nouvelle attaque du niveau des 1,0988 est probable. En cas de cassure, les vendeurs auraient la main avec comme premier support les 1,0955. Nous restons dans un marché à faible volatilité.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09551,09881,11251,1230
EUR/GBP 0,84760,85490,86600,8695
EUR/CHF 1,08501,08791,10251,1060
EUR/CAD 1,44551,45151,46651,4754
EUR/JPY 118,29119,45121,08121,77

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Les annonces à suivre

Economiquement, la semaine qui débute sera calme, à l’image de la semaine qui s’est terminée. La BCE et la Fed vont communiquer le compte-rendu respectif de leur dernière réunion. Il n’y a aucune surprise à attendre. Pour la Fed, l’économie américaine, même si elle montre des signes de ralentissement, continue d’être solide. Pour la BCE, le panorama économique est plus compliqué du fait du net ralentissement allemand mais aucun ajustement au niveau de la politique monétaire n’est attendu avant, au mieux, janvier 2020. Avant son départ, Mario Draghi s’est assuré de mettre la politique monétaire de la BCE sur pilotage automatique pour les mois à venir afin de garantir à son successeur, Christine Lagarde, une entrée en fonction dans les meilleures conditions possibles.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
20/1120:00Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed.Il devrait s’agir d’une simple confirmation des propos tenus par J. Powell la semaine dernière indiquant que l’expansion économique reste le scénario de base pour les Etats-Unis.
21/1113:30Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la BCE.Aucune surprise à prévoir puisque la politique monétaire de la BCE est arrêtée pour au moins jusqu’à la fin d’année.
22/1109:30PMI manufacturier (Novembre)Le consensus table sur une légère appréciation à 43, toujours en territoire de contraction.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’euro/dollar confirme son orientation baissière

L’euro/dollar confirme son orientation baissière

L'hebdo devises du 11 novembre 2019

Le point macro

Comme nous l’avons souligné récemment, la volatilité est anormalement basse sur les principales paires de devises, notamment l’euro/dollar. Si on se base sur la volatilité implicite à un mois, c’est-à-dire les prévisions des cambistes concernant l’évolution de la volatilité, il est clair que le marché des changes ne devrait pas connaître de remous majeurs. Sur la semaine écoulée, l’euro/dollar a évolué dans une borne de 130 pips, mais reste bien ancré dans le range que nous avons défini, entre 1,09 et 1,1150. Le biais baissier a été confirmé puisque la paire a perdu près de 1,30% sur la semaine dernière.
L’euro n’a pas profité des signaux positifs sur le front de la guerre commerciale. Même si à ce stade beaucoup d’incertitudes subsistent, un accord commercial intermédiaire entre le président Trump et son homologue chinois Xi pourrait être signé dans le courant du mois de décembre. Dans le cadre des négociations actuelles, l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs douaniers américains à l’égard de la Chine, initialement prévue le 15 décembre prochain, pourrait être repoussée.

L’euro a été également pénalisé par la révision à la baisse des prévisions de croissance pour l’Allemagne. Les conseillers économiques du gouvernement allemand tablent désormais sur une hausse du PIB de 0,9% en 2020 et de seulement 0,5% en 2019. En ce qui concerne l’économie américaine, elle continue d’être bien orientée. Malgré les déboires du secteur manufacturier mondial, en lien avec la guerre commerciale, le secteur des services aux Etats-Unis affiche une santé insolente. L’indice ISM non-manufacturier pour octobre a dépassé les attentes et s’inscrit à 54,7. Sachant que l’ISM non-manufacturier est en général un bon indicateur de la tendance du PIB, la croissance américaine devrait ressortir encore très solide cette année.

Preuve que les signaux de tension se sont atténuées ces dernières semaines, les interventions de la Banque Nationale Suisse sur le marché des changes ont quasiment été stoppées. Là aussi, la paire reste dans son range compris entre 1,09 et 1,11 et affiche une volatilité anémique sur la semaine écoulée, de l’ordre de seulement 42 pips.


Le point technique

L’euro/dollar n’a pas réussi à s’échapper du niveau de 1,1170, qui correspond à son point haut atteint le 3 novembre, et a enfoncé au cours de la semaine dernière un premier support majeur, à 1,1080. Il s’agit d’un signal majeur pour une extension de la baisse en direction des 1,0996. Les vendeurs ont la main. Toutefois, à ce stade, une sortie du range n’est pas d’actualité, à moins que le chiffre du PIB allemand qui sera publié le 14 novembre, au matin, ne soit une très mauvaise surprise.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08981,09961,11491,1217
EUR/GBP 0,85690,85990,86560,8683
EUR/CHF 1,09521,09791,10461,1086
EUR/CAD 1,43511,45121,47781,4883
EUR/JPY 119,66120,22121,41122,03

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Les annonces à suivre

L’enjeu est de savoir si l’économie allemande, après avoir connu une contraction de son activité au deuxième trimestre, est entrée en récession technique au troisième trimestre. Pour cela, il faut deux trimestres consécutifs de contraction du PIB. En se basant sur les dernières statistiques portant sur les exportations, l’Allemagne pourrait éviter de justesse la récession. En effet, en septembre, les exportations ont connu un net rebond, de 1,5% par rapport au mois précédent et, surtout, le chiffre du mois d’août a été revu à la hausse avec une baisse de seulement 0,9% contre -1,8% en estimation initiale. Les exportations allemandes, qui sont essentielles pour la dynamique de croissance du pays, sont donc en meilleur état qu’initialement prévu et ne devraient pas jouer un rôle négatif dans l’évolution de la croissance au troisième trimestre.

Enfin, l’autre marqueur de la semaine pour le marché des devises sera l’intervention du président de la Fed le 13 novembre à 17h. Après les récents bons chiffres américains, il pourrait confirmer une pause dans la politique de baisse de taux jusqu’à la fin de l’année. Elle sera conditionnée à une évolution positive du dossier commercial sino-américain.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
12/1111:00Indice ZEW du sentiment économique (Novembre)Légère amélioration attendue à -13 vs -22,8 précédemment.
13/1117:00Discours de J. PowellLe chef de la banque centrale américaine pourrait donner quelques indices à propos de l’évolution de la politique monétaire.
14/1108:00Publication du PIB au troisième trimestreC’est l’annonce économique à ne pas manquer. A priori, l’Allemagne devrait éviter de justesse d’entrer en récession mais on ne peut pas exclure une mauvaise surprise ayant un effet négatif sur l’EUR.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


EURUSD : le soufflé n’a pas pris…

EURUSD : le soufflé n’a pas pris…

L'hebdo devises du 04 novembre 2019

Le point macro

Comme nous l’anticipions la semaine dernière, l’euro/dollar n’a pas réussi à s’échapper de son range. La paire a progressé de 0,70% sur les cinq séances passées, mais reste toujours coincée sous le niveau des 1,12. A court terme, nous ne voyons pas quel catalyseur pourrait permettre un franchissement de ce niveau. Nous pensons que la paire devrait donc continuer d’évoluer entre les 1,1090 et les 1,12.

Sur le plan macroéconomique, les bonnes nouvelles se sont accumulées pour l’économie américaine, ce qui tend à confirmer que les craintes de récession exprimées au cours de l’été étaient exagérées. L’indice ISM manufacturier est ressorti en hausse, avec des nouvelles commandes bien meilleures que prévues. Ajoutons à cela un excellent rapport sur l’emploi américain. Les créations d’emplois ont bondi bien au-delà des attentes, à 128 000 contre 85 000 attendus par le consensus. Un tel chiffre est impressionnant sachant que la grève massive chez General Motors (dont nous vous parlions la semaine dernière) a eu un effet négatif sur la dynamique d’emplois, notamment au niveau des sous-traitants. Sans cette grève, on estime que les créations d’emplois auraient pu atteindre quasiment 170 000. Comme prévu, la banque centrale américaine a abaissé son taux directeur de 25 points de base, mais l’incertitude domine sur l’évolution à court terme de la politique monétaire. Les chiffres qui ont été dévoilées la semaine passée plaident en faveur d’une pause de la Fed d’ici la fin de l’année, mais ce seront les statistiques de novembre qui détermineront réellement l’attitude de la banque centrale. Il est également vraisemblable qu’un éventuel accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, qui reste toujours d’actualité, soit également une donnée prise en compte.

En Europe, le scénario d’un hard Brexit est résolument abandonné et nous nous dirigeons vers des élections législatives anticipées au Royaume-Uni le 12 décembre prochain. L’impact sur la paire EURGBP fut faible avec une quasi-stagnation du cross en évolution hebdomadaire. Il est probable que dans les semaines à venir, la paire va évoluer au gré des sondages qui, pour l’instant, donnent une avance certaine au Parti Conservateur du Premier ministre sortant Boris Johnson. L’autre évènement fut la transition à la tête de la BCE avec l’entrée officielle en fonction de Christine Lagarde, en remplacement de Mario Draghi. Elle va faire face à un environnement macroéconomique compliqué : taux de dépôt à -0,5%, rachats d’actifs qui atteignent 2600 milliards d’euros, prix à la consommation à 0,7% (soit loin de la cible des 2%), inflation sous-jacente (c’est-à-dire hors alimentation et prix de l’énergie) à 1,1%, et indice PMI composite pour la zone euro à 50,2, soit quasiment en contraction. Sauf accident macroéconomique d’ici la fin de l’année, nous nous attendons à ce que la BCE maintienne sa politique monétaire inchangée au cours des deux prochains mois. C’est seulement au début de l’année 2020 qu’elle pourrait ajuster son programme de rachats d’actifs.


Le point technique

L’analyse technique tend à corroborer le scénario de range que nous avons évoqué pour l’euro/dollar. La paire continue d’évoluer entre sa moyenne mobile à 50 jours et sa moyenne mobile à 200 jours. L’incapacité à clôturer vendredi dernier au-dessus des 1,1180 hypothèque un dépassement des 1,12 (et des 1,1250). Le cross devrait rester dans un marché indécis avec, pour borne basse, le support situé à 1,1090.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,10041,10901,12171,1324
EUR/GBP 0,85310,85840,86840,8730
EUR/CHF 1,09521,09861,10481,1076
EUR/CAD 1,43291,44001,47441,4952
EUR/JPY 119,63120,02121,14121,87

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Les annonces à suivre

Le calendrier économique ne devrait pas permettre de lever cette incertitude. Le PMI manufacturier allemand pour le mois d’octobre est attendu en rebond à 41,9 mais reste toujours nettement en territoire de contraction. Seul point positif à mentionner, il semble que l’économie allemande pourrait éviter de justesse l’entrée en récession technique au troisième trimestre à la faveur d’une hausse des stocks. C’est le même scénario qui a prévalu pour le Royaume-Uni au début d’année. La première estimation du PIB allemand sera dévoilée la semaine prochaine.

En outre, l’IMS non manufacturier aux Etats-Unis devrait être encore bien orientée. Ce sera un autre argument en faveur d’une pause dans le processus de baisse des taux de la Fed. Jusqu’à présent, la faiblesse du secteur manufacturier n’a pas eu d’effet notable sur les services outre-Atlantique.
Enfin, rien à signaler du côté de la Banque d’Angleterre qui attend la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE pour ajuster ses taux.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
04/1109:55PMI manufacturier (Octobre)Chiffre final attendu en légère hausse à 41,9.
05/1116:00ISM non manufacturier (Octobre)Rebond attendu à 53,2.
07/1113:00Décision de politique monétaireStatu quo monétaire à 0,75%.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’EURUSD pris dans un carcan

L’EURUSD pris dans un carcan

L'hebdo devises du 28 octobre 2019

Le point macro

L’euro a fini la semaine passée en ordre dispersé face à ses principales contreparties. La monnaie unique a réussi à gagner 0,20% face au franc suisse et 0,11% face à la livre sterling. En revanche, elle a perdu du terrain face au dollar (-0,35%), face au yen (-0,23%) et également face au dollar canadien (-0,86%). Malgré des nouvelles moins mauvaises que prévu sur le front économique, l’euro n’a pas réussi à opérer une échappée face aux autres monnaies, et particulièrement face au dollar américain.

Les indices PMI en zone euro ainsi que l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne ont permis une hausse éphémère de l’euro, mais les doutes sur l’évolution de la croissance mondiale et les risques à venir dans les prochaines semaines (notamment la possibilité de tarifs douaniers américains à l’égard du secteur automobile européen) incitent les cambistes à la prudence.
Le rapport hebdomadaire de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), qui est l’un des principaux régulateurs américains, confirme le sentiment négatif du marché à l’égard de l’euro. Les positions nettes spéculatives tenues par les traders sont à la vente, ce qui est le cas déjà depuis un an. Cela tend à corroborer notre vision baissière pour l’EUR/USD que nous avons maintes fois évoquées dans ces lignes.

Ajoutons aussi que le risque politique continue de peser sur l’appétit au risque, et donc pénalise directement l’euro. Bien qu’il semble y avoir des avancées positives dans le dossier commercial entre les Etats-Unis et la Chine, l’euro subit l’effet négatif des inquiétudes à propos du Brexit. Les derniers rebondissements en date ne permettent pas d’écarter totalement un hard Brexit le 31 octobre prochain. L’Europe a repoussé à cette semaine sa décision sur l’extension du délai de sortie. Du côté britannique, le Premier ministre va devoir convaincre le Parti Travailliste de soutenir la tenue d’élections législatives anticipées en décembre. Dans ce contexte, un Brexit par accident d’ici la fin de la semaine, même s’il s’agit d’un scénario à faible probabilité de réalisation, ne peut pas être exclu de facto. C’est d’ailleurs ce qui explique le recul observé de la livre sterling lors des dernières séances, non seulement face à l’euro mais surtout face au dollar américain (-0,78% au cours de la semaine écoulée).


Le point technique

L’EURUSD reste dans un carcan. La paire a évolué proche des 1,11 ces derniers jours et reste bloquée par la zone de résistance située à 1,1160-1,1170. Le principal support se situe à 1,1080, au niveau de la ligne de tendance haussière. Une rupture de ce niveau ouvrirait la porte à une dépréciation plus prononcée en direction des 1,0930. Dans l’immédiat, le range qui est situé entre 1,1080 et 1,1160 est à prendre en considération. Notons que la volatilité reste très faible sur l’EURUSD comme sur les autres paires majeures. Par sa durée, cette période de faible volatilité est inédite.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,09301,10801,12331,1294
EUR/GBP 0,84310,85220,87590,8903
EUR/CHF 1,09211,09581,10461,1097
EUR/CAD 1,43461,44001,47121,4760
EUR/JPY 118,28119,69121,93122,77

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Les annonces à suivre

Outre les rodomontades britanniques à propos du Brexit, l’attention se portera cette semaine sur la Fed et les indicateurs américains.
La réunion de la banque centrale américaine devrait aboutir à une baisse de taux de 25 points de base. Plus de 90% des investisseurs interrogés anticipent un mouvement en ce sens, qui a déjà été en partie intégré dans le taux de change de l’EURUSD. Comme cette décision de politique monétaire ne sera pas suivie d’une conférence de presse de J. Powell, l’impact en termes de volatilité devrait être mesuré mercredi soir.

En revanche, nous nous attendons à plus d’agitation vendredi après-midi à la faveur des chiffres de l’emploi américain pour le mois d’octobre. L’effet de la grève massive à General Motors, qui a concerné 50 000 employés de l’entreprise et coûté près de 100 millions de dollars par jour, devrait être perceptible sur la dynamique de l’emploi. Le marché table sur seulement 90 000 créations d’emplois _ un chiffre très faible s’il est confirmé _ et une légère remontée du taux de chômage de 3,5% à 3,6%. Nous savons aussi que l’évolution moyenne des salaires sera abondamment commentée puisqu’il s’agit d’une donnée suivie de près par la Fed.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
29/1016:00Confiance des consommateurs du Conference Board (Octobre)Hausse attendue à 127,3 contre 125,1 précédemment.
30/1014:15Créations d’emplois dans le secteur non agricole – Enquête ADP (Octobre)Baisse attendue à 120k vs 135k précédemment.
16:00Décision de politique monétaire suivie par la conférence de presse du gouverneur à partir de 17h15Maintien des taux inchangés à 1,75%.
20:00Décision de politique monétaireSelon le marché, la probabilité s’élève à 90% pour que la Fed abaisse son taux directeur de 25 points de base.
31/1008:30Conférence de presse de la Banque du JaponAucun changement notable de politique monétaire n’est à prévoir.
01/1114:30Rapport sur l’emploi américain (Octobre)Les créations d’emplois devraient seulement atteindre 90k et le taux de chômage remonter à 3,6%, notamment sous l’effet de l’impact de la grève massive chez General Motors.

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BREXIT OR NOT BREXIT

BREXIT OR NOT BREXIT

L'hebdo devises du 21 octobre 2019

Le point macro

L’eurodollar a atteint un point haut depuis sept semaines sur le marché des changes à la faveur d’un regain d’appétit au risque des cambistes. La semaine qui s’est écoulée a connu une succession de signaux positifs : accord trouvé entre l’UE et le Royaume-Uni, avancées significatives entre les Etats-Unis et la Chine sur le dossier commercial, et bons indicateurs américains, notamment en lien avec la confiance des consommateurs. Le risque de récession américaine qui a si souvent été pointée du doigt depuis l’été semble s’éloigner. On s’oriente plutôt vers un atterrissage en douceur de l’économie américaine.
Les quelques signaux négatifs qui ont ponctué la semaine passée n’ont pas vraiment surpris. La baisse de la croissance chinoise à 6% était attendue, tout comme les mauvais chiffres allemands concernant le sentiment économique outre-Rhin (indicateur ZEW). Les cambistes préfèrent voir le verre à moitié plein, qu’à moitié vide. En outre, ces mauvais chiffres peuvent renforcer les espoirs de relance budgétaire en Allemagne et d’action prochaine de la banque centrale chinoise.

Contrairement aux précédents mois d’octobre qui sont traditionnellement favorables au dollar américain, les dernières semaines ont vu un regain des valeurs à risque. Depuis le début du mois, l’euro affiche une performance de +2% face à l’USD contre une baisse de -1,3% sur la même période en octobre 2018. La hausse est également conséquente face au JPY, de l’ordre de 2,4% et face au CHF, de l’ordre de 1,1%.

La trajectoire future de l’euro reste toutefois dépendante d’une amélioration de la conjoncture mondiale et d’un apaisement durable des tensions sur le front commercial. La signature d’un mini accord commercial entre les Américains et les Chinois est annoncée pour novembre prochain, à l’occasion du sommet de l’APEC, mais sa mise en application reste incertaine. On garde en souvenir la précédente trêve commerciale qui avait conduit à la mise en place de nouveaux tarifs douaniers à l’égard de la Chine.

En outre, la conjoncture internationale reste dégradée, comme l’indiquent les chiffres en provenance d’Asie et les dernières données européennes. La récession du commerce international devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin d’année. Quant à l’Allemagne, nous devrions avoir confirmation de son entrée en récession technique d’ici quelques semaines, à l’occasion de la publication du PIB au troisième trimestre. Etant donné les incertitudes politiques et les risques économiques, nous confirmons notre vision baissière pour l’eurodollar.


Le point technique

Ajoutons à cela qu’une hausse plus importante de l’euro risque d’être compliquée du fait d’obstacles techniques.

L’eurodollar a réussi à s’échapper du seuil des 1,11 la semaine dernière, et la clôture vendredi soir au-dessus des 1,1107, qui correspond au point bas du mois de mai dernier, peut laisser espérer une poursuite de l’appréciation à très court terme. Toutefois, la zone des 1,12, qui correspond à la moyenne mobile à 200 jours, devrait constituer un premier sérieux obstacle, et favoriser un repli de l’euro.

Autre élément qui devrait inciter à la prudence : le marché est en position très claire de surachat.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08921,09561,11991,1258
EUR/GBP 0,84880,86060,89310,9138
EUR/CHF 1,08001,09001,10701,1140
EUR/CAD 1,44581,45111,46541,4743
EUR/JPY 115,91117,81121,90124,90

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Les annonces à suivre

En ce début de semaine, c’est le grand retour à la réalité puisque les espoirs de résolution rapide du Brexit se sont envolés au cours du week-end lorsque le Parlement britannique a décidé d’ajourner le vote sur l’accord négocié avec l’UE. Un vote pourrait avoir lieu ce jour, mais il est peu probable qu’il ait lieu. Les députés britanniques ont prévu de discuter point par point de l’accord, ce qui signifie que le processus d’examen du texte va durer plus longtemps que prévu, obligeant une nouvelle extension technique du délai de sortie.

Le vent d’optimisme autour de la livre sterling des dernières semaines pourrait s’atténuer et profiter à l’euro.

Ajoutons qu’il faut s’attendre aussi à de mauvaises nouvelles sur le front des indicateurs allemands. L’indice IFO devrait suivre la même trajectoire négative que le ZEW publié la semaine dernière.

Enfin, pour une fois, la réunion de la BCE devrait susciter un faible intérêt. La trajectoire de la politique monétaire en zone euro est bien définie et il n’y a aucun aspect technique à éclaircir. La volatilité à attendre sur les paires en EUR sera faible ce jeudi.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
24/1011:00PMI manufacturier (Octobre)Le consensus s’attend à un léger redressement à 42,0 après avoir un point bas à 41,7 le mois précédent.
13:45Réunion de la BCE suivie par la dernière conférence de presse de Mario Draghi à partir de 14h30La politique monétaire en zone euro devrait rester inchangée et aucun détail technique concernant le QE n’est à préciser.
14:30Commandes de biens durables (Septembre)Le consensus table sur une baisse à 0,1% après une hausse de 0,5% précédemment.
25/1010:00IFO climat des affaires (Octobre)Le consensus anticipe une faible baisse à 94,5 mais le chiffre définitif pourrait être plus mauvais que prévu. L’indice ZEW, qui était très décevant, est en général un bon indicateur de ce que réserve l’IFO. Il faudra être prêt à affronter une mauvaise surprise.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


DEAL !

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L'hebdo devises du 14 octobre 2019

Le point macro

Tout s’est joué vendredi soir. La « phase 1 » (pour reprendre le terme du président Trump) des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis s’est parfaitement déroulée. Des avancées significatives ont été atteintes sur les questions de la propriété intellectuelle, des services financiers et des produits agricoles. En échange des concessions chinoises, les Etats-Unis ont annulé la hausse des tarifs douaniers qui était initialement prévue cette semaine. Une nouvelle période de trêve commerciale entre les deux puissances débute. Cette « phase 2 » va avoir pour objet de formaliser par écrit les engagements pris par les deux parties, pouvant aboutir, dans le meilleur des scénarios, à la signature d’un accord intermédiaire dans le courant du mois de novembre.

Cette annonce surprise devrait favoriser l’appétit au risque sur le marché des changes en ce début de semaine et donc être plutôt favorable à l’euro au détriment des valeurs refuge (JPY, USD et CHF). On a déjà pu constater immédiatement après l’annonce un effet positif sur le yuan offshore qui a connu un fort bond face au dollar américain. Il faut s’attendre à des décalages de cours sur le marché des changes à l’ouverture ce lundi. Ces décalages de cours pourraient être accentués par l’absence des opérateurs américains, canadiens et japonais du fait d’un jour férié.

Le rebond d’appétit au risque en lien avec la trêve commerciale pourrait être toutefois de courte durée. La précédente trêve avait duré du 1er décembre 2018 au 5 mai 2019 et avait abouti par la suite à une accentuation des tensions entre Pékin et Washington. La route est sinueuse avant la signature réelle d’un accord. De notre point de vue, un point d’achoppement potentiel des négociations pourrait avoir trait au taux de change du yuan. L’administration Trump a déclaré vendredi soir qu’un accord avait été trouvé pour que la Chine soit plus « transparente » sur le taux de change mais, à ce stade, aucun détail n’a été fourni.


Le point technique

La bonne tenue des négociations commerciales pourrait servir d’accélérateur à la hausse de l’euro face au dollar à très court terme. La devise a déjà gagné près de 0,50% sur la semaine écoulée et a réussi à s’échapper du canal baissier dans lequel elle évoluait depuis le début du mois de juillet. Le franchissement des 1,1020 lors de la séance de jeudi dernier peut permettre d’envisager de renouer avec les 1,11.

A plus long terme, notre vision reste baissière pour l’EUR/USD. Comme nous l’avons indiqué, le risque que la trêve commerciale soit de courte durée ainsi que la détérioration des fondamentaux économiques en zone euro plaident pour un euro plus faible.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08321,09061,10731,1193
EUR/GBP 0,85710,86790,89490,8996
EUR/CHF 1,07671,08481,10601,1206
EUR/CAD 1,43081,44601,47201,4828
EUR/JPY 116,40116,89119,89122,04

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Les annonces à suivre

Nous devrions d’ailleurs avoir une fois encore confirmation cette semaine du ralentissement européen. L’indice ZEW allemand qui sera publié ce mardi pourrait entraîner quelques turbulences sur le taux de change de l’euro s’il ressort aussi mauvais que ne l’anticipe le consensus (à -25,4). Le contraste est important entre l’économie européenne, qui accumule les mauvais chiffres, et l’économie américaine, qui continue d’être stimulée par un marché du travail solide et une bonne résistance de la consommation, comme l’a encore une fois rappelé vendredi dernier l’indice de confiance de l’Université du Michigan ressorti en nette hausse à 96.

L’autre thématique qui va animer la semaine sera le Brexit. La perspective renouvelée d’un accord possible entre Londres et Bruxelles a contribué à des rachats à bon compte de GBP, ce qui explique que l’euro ait perdu près de 2% face à la monnaie britannique sur la semaine écoulée. Une sortie du Royaume-Uni le 31 octobre nous parait toujours exclue. Imaginons qu’un accord soit finalisé d’ici au Conseil européen du 17 octobre, le Parlement britannique aurait seulement deux jours pour examiner le texte avant que le « Benn Act » (adopté en septembre dernier afin d’éviter un Brexit sans accord) n’oblige automatiquement le gouvernement britannique à demander une extension du délai de sortie. Là encore, la route est sinueuse avant qu’un accord ne soit réellement signé.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
15/1011:00Indice ZEW du sentiment économique (Octobre)Nouvelle chute attendue par le consensus à -25,4 ce qui pourrait provoquer quelques turbulences sur l’EUR au moment de la publication.
16/1014:30Ventes au détail (Septembre)Hausse prévue à 0,3%.
17/1010:30Ventes au détail (Septembre)Hausse prévue à 0,2% contre -0,2% précédemment.
18/1004:00PIB annuel (troisième trimestre) et production industrielle (Septembre)Le PIB est prévu en repli à 6,1% et, déjà les autorités chinoises préparent leurs interlocuteurs à un ralentissement plus prononcé l’an prochain. La production industrielle est, en revanche, annoncée en rebond à 5% contre 4,4% précédemment.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


L’indécision domine le marché EURODOLLAR

L’indécision domine le marché EURODOLLAR

L'hebdo devises du 07 octobre 2019

Le point macro

L’emploi américain n’a pas permis de donner une direction claire à l’EUR/USD. Le rapport communiqué par le ministère du Travail américain a laissé libre court aux interprétations. Du côté des aspects positifs, le taux de chômage s’est effondré à un point bas depuis 50 ans. Du côté négatif, les créations d’emplois sont en ralentissement et les évolutions de salaires décevantes. Même si l’emploi américain a temporairement atténué les craintes concernant l’économie américaine, les nombreux mauvais indicateurs publiés tout au long de la semaine dernière (enquête ADP sur l’emploi privé, mauvaise dynamique de l’emploi dans le secteur des services et effondrement du secteur manufacturier) accentuent la pression sur la Fed pour qu’elle baisse plus rapidement que prévu ses taux. Au moment où nous écrivons, les cambistes tablent à hauteur de 75% sur une baisse des taux dès ce mois-ci alors qu’il y a quelques semaines de cela, le consensus anticipait une nouvelle action en ce sens seulement en décembre. Il faut se méfier des attentes du marché, mais la certitude que nous avons après la myriade de chiffres américains des dernières séances est que le ralentissement au troisième trimestre est probablement plus marqué que beaucoup ne l’envisageaient, en lien avec les craintes de récession et les conséquences de la guerre commerciale.

Ces inquiétudes n’ont d’ailleurs pas échappé au président américain Donald Trump qui s’est empressé de rassurer les marchés en indiquant via son medium favori Twitter son optimisme à propos du déroulement des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis qui vont débuter à partir du 10 octobre prochain. Le timing de l’annonce était parfait puisqu’elle est intervenue moins de dix minutes après la publication d’un désastreux indice ISM Non-Manufacturier, ce qui a permis de limiter l’aversion au risque sur le marché des changes. Le président Trump est certainement le premier locataire de la Maison Blanche à surveiller d’aussi près les statistiques américaines et la réaction des places financières mondiales !

Face aux autres monnaies majeures, l’euro a continué de perdre du terrain face au yen (-0,5% sur la semaine écoulée) mais a fortement rebondi face au franc suisse (+0,8%) et face au dollar canadien (+0,9%). En revanche, l’euro a fini la semaine stable face à la livre sterling.

Nous soupçonnons que la progression de l’euro face au franc suisse traduit de nouvelles interventions sur les changes de la part de la Banque Nationale Suisse (BNS), mais dans des proportions très limitées par rapport aux montants engagés en août dernier. La BNS est sur une stratégie de pilotage fin tant que la paire EUR/CHF reste dans la borne des 1,09-1,10.

Nous maintenons également notre vision haussière pour la paire EUR/GBP. La dernière proposition d’accord présentée par Londres aux capitales européennes a reçu un accueil très mitigé. Si un accord n’est pas signé entre Londres et Bruxelles puis validé par le Parlement britannique avant le 19 octobre prochain, le gouvernement de Boris Johnson sera contraint de demander un nouveau report de la date de sortie qui est initialement fixée au 31 octobre 2019. Le risque de Brexit par accident reste toujours présent. On note que les traders institutionnels sont très massivement baissiers sur la livre sterling, ce qui indique qu’ils n’anticipent pas une résolution politique rapide du Brexit. Même si le consensus peut parfois se tromper, sur la question de la direction de la livre sterling, il nous parait clair qu’une baisse prolongée face à l’euro est le scénario le plus réaliste.


Le point technique

L’EUR/USD devrait conserver son range des dernières semaines (1,09-1,1150) encore pendant plusieurs séances. Le marché est indécis, ce qui explique que les tentatives d’incursion sous les 1,09 ont toutes été un échec et que la paire a été incapable de s’échapper durablement au-dessus des 1,10. Nous considérons que le biais reste toutefois baissier à long terme, avec un nouveau support majeur à 1,0880 qui correspond au point bas atteint le 1er octobre.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08361,08801,10101,1078
EUR/GBP 0,87660,88320,89360,8973
EUR/CHF 1,07691,08071,90711,1071
EUR/CAD 1,43631,44241,46961,4862
EUR/JPY 115,42116,77118,77119,45

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Les annonces à suivre

Enfin, cette semaine débuteront, comme nous l’avons indiqué plus haut, les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis à Washington. Le round de négociations est prévu à partir du 10 octobre. Aucun observateur ne croit que de réelles avancées soient possibles, mais les récents mauvais chiffres américains pourraient inciter le président Trump à être plus conciliant avec son partenaire chinois.

Le PIB britannique sera certainement le chiffre le plus important de la semaine. Au T2, l’économie britannique s’est contractée de 0,2%. Si le même phénomène se produit encore au T3, le Royaume-Uni entrerait officiellement en récession technique, ce qui serait un cinglant échec pour les partisans du Brexit qui ont souligné que la sortie est la meilleure solution économique. Le scénario de la récession technique n’est toutefois pas certain. Comme T1, l’activité économique pourrait être stimulée par un bond des stocks des entreprises en prévision de la date de sortie de l’UE.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
09/1020:00Publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed.Le compte-rendu devrait confirmer que la Fed se tient prête à abaisser de nouveau ses taux, au moins une fois d’ici la fin de l’année.
10/1010:30PIB trimestrielAprès la contraction de 0,2% au T2, l’enjeu est de savoir si le Royaume-Uni va parvenir à éviter l’entrée en récession technique au T3.

Les informations présentées sur cette publication, vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.


Marché des changes : l’emploi américain donnera le là

Marché des changes : l’emploi américain donnera le là

L'hebdo devises du 30 septembre 2019

Le point macro

L’EUR/USD est resté comme prévu dans son range des dernières semaines, compris entre 1,09 et 1,1150. Sur la semaine écoulée, l’euro a perdu 0,60% face au billet vert, essentiellement sous l’effet de l’accumulation de mauvaises statistiques européennes. L’effondrement du secteur manufacturier en Allemagne et en France couplé au risque de contagion au secteur des services font craindre un ralentissement économique marqué en fin d’année pour la zone euro. En revanche, l’enclenchement d’une procédure de destitution par les Démocrates visant le président Trump n’a quasiment eu aucun impact sur la paire. Les cambistes doutent que le processus puisse aboutir en raison du blocage des Républicains au Sénat, et ils sont majoritaires à considérer que le président en exercice finira son mandat. L’accroissement du risque politique outre-Atlantique devrait avoir des effets très limités sur les changes dans les semaines à venir.

Malgré la diminution des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, l’euro restait en repli face aux valeurs refuge. La monnaie unique a perdu 0,30% face au yen et 0,75% face au franc suisse lors de la semaine dernière. Cet intérêt continu pour les valeurs refuge s’explique en grande partie par les craintes qui pèsent sur l’activité économique mondiale. Pas une seule journée ne passe sans que des mauvais indicateurs ne soient publiés, particulièrement en Asie. La hausse du franc suisse face à l’euro ne semble pas à court terme poser problème à la Banque Nationale Suisse (BNS). La paire se stabilise proche du niveau des 1,08 mais, si ce dernier est enfoncé, il est probable que la BNS reprenne ses interventions sur les changes. En se basant sur les derniers chiffres des dépôts à vue à la BNS, cette dernière a stoppé ses achats d’euros lors de la semaine du 19 septembre.

Enfin, l’euro a rebondi de plus de 0,70% face à la livre sterling lors des cinq dernières séances. On reste sur un marché EUR/GBP qui est très spéculatif. Il y a quelques jours de cela, les ambassadeurs auprès de l’UE ont été briefés par la Commission Européenne sur le processus de Brexit. A ce stade, aucune avancée significative n’a eu lieu permettant d’éviter une sortie le 31 octobre prochain. Ajoutons à cela que l’assise politique du Premier ministre Boris Johnson est de plus en plus fragile. Il a perdu les sept votes qu’il a soumis au Parlement britannique, ce qui renforce l’hypothèse d’élections législatives anticipées. Nous nous attendons dans les semaines à venir à un regain substantiel de volatilité sur l’EUR/GBP et à des mouvements erratiques. Tout est possible, y compris survenue d’un flash crash, c’est-à-dire d’une chute massive du GBP en l’espace de quelques secondes, comme c’est arrivé en octobre 2016.


Le point technique

L’EUR/USD devrait rester dans le range précité encore pendant quelques semaines. Nous voyons seulement deux risques qui pourraient faire chuter l’euro sous les 1,09 s’ils se matérialisaient : la mise en place par l’administration Trump de tarifs douaniers à l’égard des Européens et/ou un no-deal Brexit. Dans ce cas de figure, la baisse pourrait conduire vers les 1,0820 dans un premier temps, ce qui correspond au bas du canal baissier dans lequel évolue la paire depuis le mois de juin dernier.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08391,09361,10741,1129
EUR/GBP 0,87250,87810,88970,8958
EUR/CHF 1,07361,08031,90901,1058
EUR/CAD 1,43171,44721,47001,4783
EUR/JPY 116,21117,58119,43120,31

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Les annonces à suivre

Cette semaine, la macroéconomie devrait de nouveau être sur le devant de la scène et faire bouger les cours. L’annonce la plus importante concernera l’emploi américain. Ces derniers mois, le rapport sur l’emploi communiqué chaque premier vendredi du mois avait soulevé peu d’intérêt de la part des cambistes. Le rapport pour le mois de septembre sera cette fois scruté de très près après que plusieurs statistiques publiées ces dernières semaines aient laissé entrevoir un ralentissement des créations d’emplois.

Ce fut notamment le cas de la sous-composante d’emploi pour le secteur manufacturier et le secteur des services aux Etats-Unis qui a chuté pour la première sous 50 (en territoire de contraction) depuis 2009. En d’autres termes, cela signifie que la dynamique de l’emploi américain commence à s’essouffler. On ne peut donc pas exclure une mauvaise surprise ce vendredi qui serait négative pour les valeurs à risque (comme l’euro) et positive pour les valeurs refuge (dollar, franc suisse et yen).

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
01/1009:55PMI manufacturier (Septembre)L’indice est attendu en repli à 47 vs 47,4 précédemment. Un chiffre sous le consensus pourrait se répercuter négativement sur l’euro.
16:00ISM manufacturier (Septembre)L’indice est attendu pile en territoire neutre, à 50. Une baisse sous ce niveau serait un mauvais signal pour l’économie américaine.
02/1014:15Enquête ADP (Septembre)Baisse des créations d’emploi attendue à 140k. Même si la corrélation positive est faible entre l’enquête ADP et le rapport NFP, un mauvais chiffre ne sera pas de bon augure pour la publication attendue vendredi.
04/1014:30Rapport NFP (Septembre)Le consensus table sur un rebond par rapport à août à 140k mais le risque de déception est élevé étant donné l’évolution des sous-composantes d’emploi au niveau du secteur manufacturier et du secteur des services. Un mauvais chiffre risque d’être négatif pour l’euro et positif pour le dollar.

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Semaine de transition sur le Forex - le marché reste sans direction claire

Semaine de transition sur le Forex - le marché reste sans direction claire

L'hebdo devises du 23 septembre 2019

Le point macro

Les vendeurs ont repris la main la semaine passée. La monnaie unique s’est inscrite en repli face à ses principales contreparties. Elle a affiché ses plus mauvaises performances hebdomadaires face à la livre sterling (-1,2%) et face au yen japonais (-1,4%). Face au dollar, l’euro a perdu -0,50% mais reste bien ancré dans son range des dernières semaines compris entre 1,09 et 1,1150.
La réunion de la Fed a eu moins d’impact sur le marché des changes qu’anticipé. Comme prévu, la banque centrale a abaissé son taux directeur de 25 points de base, dans un range compris entre 1,75% et 2%, mais elle s’est abstenue de prendre l’engagement ferme d’abaisser de nouveau les taux dans un avenir proche. Cette décision a été interprétée par le marché comme une baisse de taux « hawkish » et a favorisé un comportement attentiste de la part des cambistes, ce qui explique la faible volatilité qu’on a pu constater sur de nombreuses paires.

En outre, deux autres banques centrales se réunissaient : la Banque d’Angleterre et la Banque Nationale Suisse (BNS). Dans les deux cas, le statu quo monétaire était largement attendu. La BNS a confirmé surveiller de très près les évolutions du taux de change de l’EUR/CHF et se tenir prête à intervenir à tout moment si nécessaire. Après deux semaines pendant lesquelles la BNS n’a pas vendu de CHF, elle a repris ses interventions sur le marché des changes depuis le 9 septembre dernier, mais dans des proportions faibles. Les dernières interventions étaient de l’ordre de 800 millions de CHF par semaine afin de stabiliser la paire EUR/CHF dans la zone des 1,09-1,10.

Enfin, l’euro a perdu beaucoup de terrain face à une monnaie britannique revigorée depuis quelques semaines. Les cambistes ont continué à procéder à des achats à bon compte de GBP, en tablant sur un soft Brexit ou un nouveau délai de sortie accordé par l’UE au Royaume-Uni. Même si ces deux éléments ne sont pas encore acquis, de récents gestes de bonne volonté de la part de la Commission Européenne semblent aller dans le sens d’un compromis entre Bruxelles et Londres. Si le climat politique continue de s’améliorer entre les deux capitales, la prochaine échéance cruciale sera le Conseil Européen prévu mi-octobre qui pourrait enfin apporter une réponse politique de long terme au problème soulevé par le Brexit.


Le point technique

En ce début de semaine, le terrain de jeu est neutre pour l’EUR/USD. Ni la BCE ni la Fed n’ont permis d’insuffler une direction claire pour la paire qui continue d’évoluer dans un range compris entre 1,09 et 1,1150. Celui-ci devrait subsister dans les prochaines séances, ce qui induit une faible volatilité à court terme. Il faudra une clôture en dehors de la fourchette pré-citée pour que l’EUR/USD renoue avec une direction claire. Cependant, aucun élément ne permet d’envisager une sortie du range à ce stade.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08541,09641,11471,1220
EUR/GBP 0,85900,87500,89640,9070
EUR/CHF 1,08081,08871,10101,1054
EUR/CAD 1,43371,45261,48111,4909
EUR/JPY 116,64118,18120,64121,56

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Les annonces à suivre

Le calme sera aussi au rendez-vous du point de vue des statistiques macroéconomiques. Les grands rendez-vous des banques centrales sont derrière nous et, au regard des chiffres attendus, la macroéconomie devrait avoir un rôle mineur dans les fluctuations des changes cette semaine.

Les indicateurs américains qui sont attendus devraient confirmer que l’économie américaine, bien qu’en fin de cycle, est encore très solide. Ces dernières semaines, les bons chiffres du marché de l’immobilier mais également des dépenses de consommation ont repoussé l’hypothèse d’une récession imminente. La confirmation d’une hausse du PIB à 2% au deuxième trimestre et d’une confiance des consommateurs toujours proche de ses points hauts devrait conforter ce scénario.

En résumé, nous entrons dans une semaine de transition avant que ne débute le mois d’octobre qui devrait être nettement plus agité sur les changes, du fait de la perspective du Brexit et de la reprise formelle des négociations commerciales entre Pékin et Washington.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
23/0909:30PMI manufacturier (Septembre)L’indice devrait rester en contraction mais ressortir un peu moins mauvais que le mois précédent, à 44,2.
24/0916:00Confiance des consommateurs du Conference Board (Septembre)Baisse attendue à 133,0 vs 135,1 précédemment.
26/0914:30PIB trimestriel au T2La précédente estimation de 2% de croissance devrait être confirmée. Il s’agit d’un rythme soutenu pour une économie en fin de cycle.
27/0914:30Commandes de biens durables (Août)Hausse annoncée à 0,1% contre -0,4% précédemment.

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Le second round des banques centrales

Le second round des banques centrales

L'hebdo devises du 16 septembre 2019

Le point macro

La BCE a répondu aux attentes en annonçant de nouvelles mesures de soutien à l’économie européenne. Parmi les annonces les plus marquantes, on retiendra une baisse du taux de dépôt de 10 points de base, à -0,50%, et une relance du programme de rachats d’actifs, à hauteur de 20 milliards d’euros par mois, mais sans date limite. La politique monétaire de la zone euro est ainsi tracée pour les trimestres à venir. Il s’agit de mesures particulièrement accommodantes, qui n’ont pas le soutien de l’ensemble des banques centrales de l’Eurosystème, comme on a pu le constater avec l’offensive concertée des gouverneurs français, allemand et hollandais contre la relance du QE vendredi dernier. De manière surprenante, l’euro a finalement peu réagi à ces annonces alors que les réunions de la BCE nous ont habitué à beaucoup plus de volatilité. Sur la séance de jeudi dernier, l’euro a évolué dans un range de moins de 100 points de base, entre 1,0993 et 1,1090. Cette faible réaction de l’euro s’explique certainement par le fait que les cambistes attendent la réunion de la Fed cette semaine avant de se positionner à l’achat ou la vente sur la paire EUR/USD. Il y a beaucoup d’attentisme depuis le début du mois de septembre sur le marché des changes. En variation hebdomadaire, l’euro reste toujours en baisse face à la devise américaine, de l’ordre de -0,50%.

En outre, l’euro a regagné du terrain sur la semaine écoulée face aux valeurs refuges : +0,26% face au CHF et +0,65% face au JPY. Cette appréciation est le reflet d’un repli de l’aversion au risque en lien avec la reprise des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Plusieurs gestes de bonne volonté de la part des deux protagonistes ont ponctué les dernières séances, en marge de la reprise formelle des négociations en octobre prochain, ce qui a contribué à rassurer les investisseurs. Toutefois, comme on le sait très bien à propos du dossier de la guerre commerciale, une détérioration soudaine de la relation sino-américaine est possible à tout moment. Par conséquent, la hausse observée de l’euro à l’égard des valeurs refuge a de fortes chances d’être de courte durée.


Le point technique

Au niveau de l’analyse technique, les grandes bornes que nous évoquions la semaine dernière pour l’EUR/USD subsistent. La tendance de fond reste baissière avec une évolution de l’euro nettement sous les moyennes mobiles à 50 jours et à 200 jours. L’évolution en range des dernières séances reflète l’attentisme que nous évoquions plus haut. Nous pourrions avoir un terrain de jeu plus clair après la Fed cette semaine. Les principaux niveaux de support et de résistance sont inchangés, respectivement à 1,0875 et à 1,1180.

Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.

 SUPPORTSHEBDORÉSISTANCES HEBDO
S2S1R1R2
EUR/USD1,08751,09401,10991,1180
EUR/GBP 0,86090,88150,90990,9227
EUR/CHF 1,07571,08231,09431,0991
EUR/CAD 1,43921,44541,47541,4936
EUR/JPY 114,71116,30120,20122,95

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Les annonces à suivre

L’orientation de la semaine va encore être donnée par les banques centrales. La réunion de la Banque d’Angleterre sera sans surprise, avec le maintien des taux inchangés. C’est le même scénario qui devrait prévaloir du côté de la Banque Nationale Suisse (BNS), qui se réunira également ce jeudi. Le fait que la BCE ait seulement baissé son taux de dépôt de 10 points de base réduit la pression sur la BNS pour qu’elle abaisse ses taux. Ajoutons à cela que la banque centrale semble désormais s’accommoder du taux de change actuel du CHF. L’évolution des dépôts à vue à la BNS est stable, à 591 milliards de CHF, et selon les premières données, la banque centrale n’est pas intervenue sur le marché des devises la semaine du 2 septembre. Etant donné les risques croissants dans les semaines à venir qui seraient susceptibles de pousser le CHF à la hausse (Brexit et tarifs douaniers américains à l’égard du secteur automobile européen), la BNS a tout intérêt à garder des munitions. Baisser les taux dès le mois de septembre réduirait sa marge de manœuvre pour la suite.

Outre ces deux banques centrales qui devraient provoquer peu de mouvements sur les changes, l’attention se portera sur la Fed dès mercredi. Une baisse des taux de 25 points de base est déjà intégrée dans les prix offerts par le marché, et notamment au niveau de l’EUR/USD. Nous continuons de penser que la Fed est engagée dans un nouveau cycle de baisse des taux, mais la pression pour des baisses de taux plus importantes (de l’ordre de 50 points de base) est réduite au regard des derniers indicateurs macroéconomiques. La Fed va également mettre à jour ses prévisions macroéconomiques. Elle devrait être plus à l’aise pour le faire qu’il y a quelques mois de cela. Les derniers chiffres sont bons : l’inflation sous-jacente est en hausse, le marché boursier américain bien orienté, et la consommation particulièrement solide. En revanche, si la Fed adopte une attitude mi-figue mi-raisin, en abaissant les taux mais en laissant planer le doute sur de futures baisses, la pression exercée par le président Trump risque d’être phénoménale sur la banque centrale dès mercredi soir. Le risque est d’engendrer des pics soudains de volatilité sur les paires en USD.

Vous trouverez ci-dessous les publications et événements qui devraient avoir un impact majeur sur l’évolution du cours des devises.

JOURHEUREPAYSINDICATEURA QUOI S'ATTENDRE ?
17/0911:00Indice ZEW du sentiment économique (septembre)Consensus toujours négatif à -37,8.
18/0920:00Communiqué du FOMC suivi par la conférence de presse de J. Powell à partir de 20h30Une baisse de taux de 25 points de base est déjà « pricée » dans les prix du marché. Par conséquent, il faudra surtout surveiller la mise à jour des projections économiques de la banque centrale qui vont conditionner l’évolution de la politique monétaire à moyen terme. 
19/0909:30Communiqué de politique monétaire de la BNSLa pression ayant faibli sur le CHF ces dernières semaines, le consensus table sur le maintien de taux inchangés.
13:00Réunion de la BoEAucun changement à prévoir. La Banque d’Angleterre a clairement indiqué qu’elle resterait en mode attentiste tant qu’il n’y aura pas plus de visibilité sur le Brexit.
14:30Indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (septembre)Recul mensuel attendu à 12 vs 16,8 précédemment.

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